Gaza: 15 morts dans un raid israélien, le Hamas rejette le dernier projet de trêve

Le Hamas palestinien a rejeté samedi comme des "diktats américains" le nouveau projet d'accord pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, où 15 membres d'une même famille dont neuf enfants ont été tués dans une frappe israélienne selon la Défense civile. (AFP)
Le Hamas palestinien a rejeté samedi comme des "diktats américains" le nouveau projet d'accord pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, où 15 membres d'une même famille dont neuf enfants ont été tués dans une frappe israélienne selon la Défense civile. (AFP)
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Publié le Samedi 17 août 2024

Gaza: 15 morts dans un raid israélien, le Hamas rejette le dernier projet de trêve

  • Après plus de dix mois de guerre, des discussions sur un cessez-le-feu à Gaza se sont tenues jeudi et vendredi à Doha entre Israël et les médiateurs -Etats-Unis, Qatar et Egypte, au terme desquelles une proposition remaniée d'accord a été présentée
  • Pour les Etats-Unis, un cessez-le-feu à Gaza aiderait à éviter une escalade militaire régionale après la menace de l'Iran et de ses alliés de venger l'assassinat, imputé à Israël, du chef du Hamas Ismaïl Haniyeh à Téhéran le 31 juillet

TERRITOIRES PALESTINIENS: Le Hamas palestinien a rejeté samedi comme des "diktats américains" le nouveau projet d'accord pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, où 15 membres d'une même famille dont neuf enfants ont été tués dans une frappe israélienne selon la Défense civile.

Après plus de dix mois de guerre, des discussions sur un cessez-le-feu à Gaza se sont tenues jeudi et vendredi à Doha entre Israël et les médiateurs -Etats-Unis, Qatar et Egypte, au terme desquelles une proposition remaniée d'accord a été présentée par les Etats-Unis, principal allié d'Israël.

Déclenchée en riposte à une attaque du Hamas palestinien contre Israël le 7 octobre, l'offensive israélienne à Gaza ne connaît pas de répit et n'a pas cessé durant le énième cycle de négociations à Doha, auquel le Hamas a refusé de participer.

Pour les Etats-Unis, un cessez-le-feu à Gaza aiderait à éviter une escalade militaire régionale après la menace de l'Iran et de ses alliés de venger l'assassinat, imputé à Israël, du chef du Hamas Ismaïl Haniyeh à Téhéran le 31 juillet, et celui du chef militaire du Hezbollah libanais, Fouad Chokr, tué quelques heures auparavant dans une frappe revendiquée par Israël près de Beyrouth.

Le mouvement islamiste Hamas refuse de négocier davantage et veut une application du plan annoncé le 31 mai par le président américain Joe Biden fin mai.

Ce plan prévoit dans une première phase une trêve de six semaines accompagnée d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza et de la libération d'otages enlevés le 7 octobre, et dans sa phase deux, notamment un retrait total israélien de Gaza.

Le Hamas a rejeté la dernière proposition remaniée en dénonçant des "diktats américains"."

« Une illusion»

Un accord de cessez-le-feu "proche" est une "illusion", a taclé un cadre du Hamas, Sami Abou Zohri, pour qui la dernière proposition américaine "laisse supposer un énorme retour en arrière".

Il répondait à M. Biden qui a affirmé vendredi qu'un accord "n'a jamais été aussi proche".

Le Hamas accuse Israël d'avoir ajouté de "nouvelles conditions" au texte, parmi lesquelles le "maintien de troupes" israéliennes à la frontière de Gaza avec l'Egypte et "un droit de veto" sur les prisonniers palestiniens susceptibles d'être échangés contre des otages.

Les négociations sur une trêve doivent reprendre la semaine prochaine au Caire, où le président Abdel Fattah al-Sissi mis en garde contre le "cercle vicieux et dangereux d'instabilité" après un entretien avec le chef de la diplomatie française Stéphane Séjourné.

Entretemps, le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, s'envole samedi pour Israël, après qu'un haut responsable américain a averti que l'Iran subirait des conséquences "cataclysmiques" en cas d'attaque contre Israël.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a maintes fois affirmé vouloir poursuivre la guerre jusqu'à la destruction du Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007 et est considéré comme une organisation terroriste par son pays, les Etats-Unis et l'Union européenne.

« Scènes indescriptibles »

Sur le terrain, l'armée israélienne a poursuivi sans relâche son offensive dévastatrice dans la bande de Gaza dévastée et assiégée.

Au moins 15 membres de la famille Ajlah, dont trois femmes et neuf enfants, ont péri dans une frappe avant l'aube à al-Zawayda (centre), selon le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal. Les enfants tués avaient entre deux et 17 ans.

"Vers 01H00 du matin, trois missiles ont touché directement la maison", a raconté à l'AFP Ahmed Abou al-Ghoul, qui aidait avec d'autres Palestiniens à fouiller les décombres et évacuer des corps.

A la morgue, Omar al-Dreelmi, un membre de la famille Ajlah, a parlé de "scènes indescriptibles, de corps démembrés dont ceux d’enfants".

Interrogée par l'AFP, l'armée n'a pas commenté ces informations dans l'immédiat.

Dans un communiqué, elle a indiqué avoir éliminé plusieurs "terroristes" à Rafah et Khan Younès (sud).

Selon l'ONU, des "milliers" de Gazaouis, ont été contraints de "partir précipitamment, sans savoir où aller, au milieu de la mort et de la destruction" après de nouveaux ordres d’évacuation israéliens pour des secteurs de Deir al-Balah (centre) et Khan Younès.

Dix morts au Liban

L'attaque du Hamas le 7 octobre a entraîné la mort de 1.198 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles israéliennes. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 111 sont toujours retenues à Gaza, dont 39 déclarées mortes par l'armée.

L'offensive lancée en représailles par Israël à Gaza a fait au moins 40.074 morts, selon le ministère de la Santé du Hamas, qui ne détaille pas le nombre des civils et des combattants tués.

Elle a plongé le territoire palestinien dans un désastre humanitaire, l'immense majorité des 2,4 millions d'habitants de Gaza ayant été déplacés.

Sur le front nord d'Israël, au Liban, le ministère de la Santé a annoncé la mort de dix Syriens, dont deux enfants, dans une frappe israélienne dans le secteur de Nabatieh (sud). L'armée israélienne a affirmé avoir frappé "un entrepôt d'armes du Hezbollah" dans ce secteur.

Le Hezbollah a ensuite annoncé avoir tiré des salves de roquettes sur Ayelet HaShahar, dans le nord d'Israël, en riposte à cette frappe, l'une des plus meurtrières depuis l'ouverture par le mouvement islamiste libanais d'un front contre Israël en "soutien" au Hamas, le 8 octobre.

 


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.