Gaza: le chef de l'ONU réclame des « pauses humanitaires » pour vacciner les enfants contre la polio

L'ONU souligne que la couverture vaccinale doit être d'au moins 95% à chaque campagne de vaccination pour empêcher la propagation de la polio, "étant donné que les systèmes de santé, d'eau et d'assainissement sont gravement perturbés dans la bande de Gaza". (AFP)
L'ONU souligne que la couverture vaccinale doit être d'au moins 95% à chaque campagne de vaccination pour empêcher la propagation de la polio, "étant donné que les systèmes de santé, d'eau et d'assainissement sont gravement perturbés dans la bande de Gaza". (AFP)
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Publié le Vendredi 16 août 2024

Gaza: le chef de l'ONU réclame des « pauses humanitaires » pour vacciner les enfants contre la polio

  • "J'appelle toutes les parties à fournir immédiatement des assurances concrètes garantissant des pauses humanitaires pour la campagne" de vaccination, a déclaré Antonio Guterres
  • "Il est impossible de mener une campagne de vaccination contre la polio au milieu de la guerre", a-t-il insisté

NATIONS-UNIES: Le secrétaire général de l'ONU s'est joint vendredi à l'appel de l'OMS et de l'Unicef réclamant des "pauses humanitaires de 7 jours" dans les combats à Gaza pour vacciner contre la polio plus de 640.000 enfants de moins de 10 ans ces prochaines semaines.

"J'appelle toutes les parties à fournir immédiatement des assurances concrètes garantissant des pauses humanitaires pour la campagne" de vaccination, a déclaré Antonio Guterres à la presse, alors que le virus a été détecté dans des échantillons d'eaux usées dans la bande de Gaza qui selon l'ONU est exempte de cette maladie depuis 25 ans.

"Il est impossible de mener une campagne de vaccination contre la polio au milieu de la guerre", a-t-il insisté. "Une pause polio est nécessaire".

Cet appel fait suite à celui lancé quelques heures plus tôt par l'Organisation mondiale de la santé et l'Unicef qui demandent des pauses humanitaires "de sept jours" pour permettre deux campagnes de vaccination.

Ces deux séries "devraient être lancées à la fin du mois d'août et en septembre 2024 dans l'ensemble de la bande de Gaza afin de prévenir la propagation du variant qui circule actuellement", connu sous le nom de cVDPV2, ont précisé les deux agences dans un communiqué.

Chaque pause doit durer 7 jours, a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'OMS, Margaret Harris.

Le poliovirus a été détecté en juillet dans des échantillons d'eaux usées collectés fin juin à Khan Younès et Deir el-Balah, rappellent l'OMS et l'Unicef.

"Fait inquiétant, trois enfants présentant une suspicion de paralysie flasque aiguë, un symptôme courant de la poliomyélite, ont depuis été signalés dans la bande de Gaza", écrivent-elles. Leurs échantillons de selles ont été envoyés pour analyse au laboratoire national jordanien de la polio.

Les deux agences de l'ONU espèrent pouvoir vacciner plus de 640.000 enfants de moins de dix ans.

Plus de 1,6 million de doses 

Plus de 1,6 million de doses du vaccin nOPV2, utilisé pour arrêter la transmission du cVDPV2, doivent être acheminées dans la bande de Gaza à la fin du mois d'août, selon le communiqué.

Les vaccins seront ensuite administrés par 708 équipes, y compris dans les hôpitaux et dans les centres de soins de santé de chaque municipalité de la bande de Gaza.

L'ONU souligne que la couverture vaccinale doit être d'au moins 95% à chaque campagne de vaccination pour empêcher la propagation de la polio, "étant donné que les systèmes de santé, d'eau et d'assainissement sont gravement perturbés dans la bande de Gaza".

Il faudra également de l'argent, du carburant pour les équipes de vaccination, et des réseaux internet et téléphonique fonctionnels pour informer la population. Ainsi, que "l'entrée d'experts de la polio" sur le territoire palestinien assiégé, a insisté Antonio Guterres.

Menace largement répandue voici encore une quarantaine d'années, la poliomyélite - qui peut entraîner en quelques heures des paralysies irréversibles - a très largement disparu dans le monde grâce aux vaccins.

Mais il existe une autre forme de poliovirus qui peut se propager: le poliovirus qui a muté à partir de la source contenue à l'origine dans le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO). C'est ce poliovirus dérivé d'une souche vaccinale qui a été retrouvé à Gaza.

Et la polio "se fiche des lignes de démarcation", a insisté Antonio Guterres, soulignant la menace "non seulement pour les enfants palestiniens à Gaza, mais aussi dans les pays voisins et la région".

La guerre à Gaza a été déclenchée par l'attaque inédite du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre qui a entraîné la mort de 1.198 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de chiffres officiels israéliens.

En représailles, Israël a lancé une offensive qui a fait au moins 40.005 morts, selon le ministère de la Santé du Hamas.


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.