A l'aéroport de Beyrouth, vols annulés et voyageurs désemparés

Dans un communiqué, la Direction générale de l'aviation civile a souligné que "l'aéroport fonctionne normalement et seuls certains vols ont été reportés". (AFP)
Dans un communiqué, la Direction générale de l'aviation civile a souligné que "l'aéroport fonctionne normalement et seuls certains vols ont été reportés". (AFP)
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Publié le Dimanche 25 août 2024

A l'aéroport de Beyrouth, vols annulés et voyageurs désemparés

  • Dans le hall des arrivées de l'aéroport, situé près de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, des voyageurs désemparés étaient assis par terre ou sur leurs bagages
  • Le tableau d'affichage annonçait l'annulation ou le retard de plusieurs vols dans le hall des départs encombré, tandis que celui des arrivées était vide

BEYROUTH: Plusieurs vols ont été annulés à l'aéroport international de Beyrouth qui continue toutefois de fonctionner, après les frappes israélienne sur le Liban et l'attaque d'envergure par le Hezbollah contre Israël, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans le hall des arrivées de l'aéroport, situé près de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, des voyageurs désemparés étaient assis par terre ou sur leurs bagages.

"Nous sommes venus à 04h30 du matin pour prendre notre vol pour Amman prévu à 08h00, mais on nous a prévenus qu'il était annulé" juste avant l'heure du décollage, regrette Elham Choucair.

Elle indique avoir dû acheter un nouveau billet pour un vol vers Amman en soirée avec la MEA, la compagnie nationale libanaise, dans l'espoir de pouvoir prendre ensuite sa connexion pour les Etats-Unis.

Le tableau d'affichage annonçait l'annulation ou le retard de plusieurs vols dans le hall des départs encombré, tandis que celui des arrivées était vide.

"Notre vol est toujours annoncé, mais il est retardé", dit Diala Hatoum, qui doit prendre un vol pour le Qatar avec son fils. "Nous attendons."

Dans un communiqué, la Direction générale de l'aviation civile a souligné que "l'aéroport fonctionne normalement et seuls certains vols ont été reportés".

Plusieurs compagnies aériennes ont annoncé avoir annulé dimanche leurs vols au départ ou à l'arrivée de Beyrouth.

Air France a annoncé suspendre ses vols vers Tel Aviv et Beyrouth jusqu'à lundi "a minima".

Un représentant de la compagnie a indiqué que les vols de dimanche et lundi étaient "annulés", ajoutant que cela pourrait éventuellement être prolongé.

Le PDG de la Royal Jordanian, Samer Majali, a annoncé "la suspension de tous les vols vers Beyrouth en raison de la situation actuelle".

Etihad, basée à Abou Dhabi, a également annoncé l'annulation de ses vols vers et depuis Beyrouth ainsi que vers Tel Aviv dimanche.

D'autres compagnies avaient suspendu leurs liaisons avec Beyrouth avec la montée des tensions récemment. La première compagnie aérienne européenne, Lufthansa, avait annoncé vendredi prolonger la suspension de ses vols pour Beyrouth jusqu'au 30 septembre, et jusqu'au 2 septembre pour Tel-Aviv et Téhéran.

Israël a affirmé avoir déjoué dimanche une attaque à grande échelle du Hezbollah en menant de multiples frappes au Liban, mais le mouvement libanais a dit avoir réussi à lancer des centaines de drones et de roquettes sur des positions israéliennes pour venger la mort d'un de ses chefs.


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.