La Palestine devient l'un des États membres de l'ONU lors de la session d'ouverture de l'Assemblée générale

 Riyad Mansour, ambassadeur palestinien auprès des Nations Unies, assiste à la 79e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. (AP)
Riyad Mansour, ambassadeur palestinien auprès des Nations Unies, assiste à la 79e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. (AP)
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Publié le Mercredi 11 septembre 2024

La Palestine devient l'un des États membres de l'ONU lors de la session d'ouverture de l'Assemblée générale

  • Une résolution de l'ONU adoptée en mai a reconnu que la Palestine remplissait les conditions d'adhésion.
  • La Palestine s'est vu accorder des droits supplémentaires à l'ONU, notamment celui de siéger avec les États membres.

NEW YORK : La Palestine a pris place parmi les membres de l'ONU lors de la session d'ouverture de l'Assemblée générale de l'organisation, mardi.

Une résolution de l'ONU a été adoptée en mai, reconnaissant que la Palestine remplissait les conditions d'adhésion, et demandant au Conseil de sécurité de reconsidérer l'admission de l'État.

La Palestine s'est vu accorder des droits supplémentaires à l'ONU, notamment le droit de siéger avec les États membres, de présenter des propositions et des points de l'ordre du jour et de participer à des comités, mais elle n'a pas obtenu le droit de vote.

L'événement symbolique de mardi a reçu le soutien de la délégation égyptienne, qui a déposé une motion de procédure pour souligner le « moment historique », mais il a été contesté par les Israéliens, qui ont déposé une contre motion de procédure.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déclaré que la 79e session s'ouvrait dans le contexte d'un « monde en difficulté », mais il a souligné que les États membres pouvaient travailler ensemble pour y remédier.

Il a déclaré : « Depuis le premier jour, les Nations Unies ont été le lieu des solutions multilatérales, fondées sur la collaboration, le dialogue, la diplomatie et la Charte des Nations Unies.

« C'est aussi le lieu où l'on donne vie au respect mutuel, à la dignité et aux droits de l'homme qui appartiennent à chaque membre de la famille humaine. Alors que nous accueillons cette 79e session, ces tâches vous incombent à présent.

« C'est le lieu où les solutions sont élaborées et nous avons besoin de solutions dans tous les domaines.

Il a abordé une série de sujets, dont le progrès économique, le changement climatique et l'intelligence artificielle.

Il a ajouté : « Étape par étape, solution par solution, nous pouvons rétablir la confiance et la foi les uns dans les autres, et dans ce que nous pouvons accomplir grâce à la collaboration et à la solidarité.

« Les valeurs qui nous ont réunis depuis 1945 sont plus essentielles que jamais. Face aux défis qui se présentent à nous, (l'Assemblée générale des Nations unies) reste un outil indispensable et une voie vitale vers un avenir pacifique et juste pour tous les peuples ».

La session a été présidée par Philemon Yang, du Cameroun, qui a été élu président de l'Assemblée générale au début de l'année.

Les délégués des États membres font la file pour accueillir Riyad Mansour, en haut à droite, l'ambassadeur palestinien auprès des Nations Unies, à son arrivée à la 79e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. (AP)
Les délégués des États membres font la file pour accueillir Riyad Mansour, en haut à droite, l'ambassadeur palestinien auprès des Nations Unies, à son arrivée à la 79e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. (AP)

M. Yang a présenté les sujets qui, selon lui, devraient dominer les discussions lors de l'assemblée de cette année, notamment la paix et la sécurité, le changement climatique, le développement durable, la santé mondiale et les droits de l'homme.

Le débat général de cette année, qui se déroulera du 24 au 30 septembre, a pour thème « Ne laisser personne de côté : Agir ensemble pour l'avancement de la paix, du développement durable et de la dignité humaine pour les générations présentes et futures ».

Outre le débat, il y aura un Sommet de l'avenir, dont l'objectif sera de négocier un « Pacte pour l'avenir » destiné à stimuler la coopération mondiale afin de relever efficacement les défis actuels pour les générations futures.

Des réunions de haut niveau seront également organisées sur des sujets aussi variés que l'élimination des armes nucléaires, la lutte contre la menace que représente l'élévation du niveau des mers et le renforcement des systèmes de santé mondiaux contre la résistance aux antimicrobiens.

 

   

Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.