Sonnette d'alarme de l'ONU: En moins d'une semaine, au moins 700 personnes ont perdu la vie au Liban

La situation est "catastrophique" au Liban, où Israël a lancé cette semaine une campagne de frappe contre le Hezbollah, a alerté l'ONU vendredi, affirmant que le pays connaît sa période "la plus meurtrière en une génération". (AFP)
La situation est "catastrophique" au Liban, où Israël a lancé cette semaine une campagne de frappe contre le Hezbollah, a alerté l'ONU vendredi, affirmant que le pays connaît sa période "la plus meurtrière en une génération". (AFP)
Short Url
Publié le Samedi 28 septembre 2024

Sonnette d'alarme de l'ONU: En moins d'une semaine, au moins 700 personnes ont perdu la vie au Liban

  • "En moins d'une semaine, au moins 700 personnes ont perdu la vie, des milliers ont été blessées et près de 120.000 personnes ont été déplacées en l'espace de quelques heures seulement, et ces chiffres continuent d'augmenter à l'heure où nous parlons"
  • "Les récentes escalades au Liban ne sont rien de moins que catastrophiques"

GENEVE: La situation est "catastrophique" au Liban, où Israël a lancé cette semaine une campagne de frappe contre le Hezbollah, a alerté l'ONU vendredi, affirmant que le pays connaît sa période "la plus meurtrière en une génération".

"En moins d'une semaine, au moins 700 personnes ont perdu la vie, des milliers ont été blessées et près de 120.000 personnes ont été déplacées en l'espace de quelques heures seulement, et ces chiffres continuent d'augmenter à l'heure où nous parlons", a déclaré le coordinateur humanitaire de l'ONU pour le Liban, Imran Riza, lors d'un point de presse.

"Les récentes escalades au Liban ne sont rien de moins que catastrophiques", a-t-il assuré.

Le Hezbollah a réactivé le front à la frontière avec Israël après le 7 octobre et le début de la guerre à Gaza, en "soutien" à son allié palestinien Hamas.

De son côté, Israël a lancé en début de semaine une campagne de bombardements sur le sud et l'est du Liban.

Ces frappes, qui visent à affaiblir le Hezbollah, sont les plus meurtrières depuis la dernière guerre entre le mouvement pro-iranien et Israël en 2006.

La confrontation de juillet-août 2006 avait fait plus de 1.200 morts au Liban, surtout des civils, et 160 en Israël, la plupart des soldats.

S'adressant aux journalistes à Genève depuis Beyrouth, Imran Riza a affirmé que "nous assistons à la période la plus meurtrière qu'ait connue le Liban en une génération", ajoutant: "Et nombreux sont ceux qui craignent que ce ne soit que le début".

"En 2006, lors des 34 jours de guerre, il y avait eu deux fois plus de personnes tuées qu'en une seule journée, lundi, cette semaine. Le niveau de déplacement, le niveau de traumatisme et le niveau de panique sont énormes", a-t-il dit.

Hôpitaux débordés

Le haut responsable onusien a également affirmé que le secteur de la santé au Liban "est complètement débordé en ce moment".

"Les hôpitaux sont débordés", a renchéri une porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Harris, lors du point de presse.

L'OMS avait aidé les travailleurs de la santé dans la plupart des hôpitaux libanais à se préparer à faire face à "des blessures en masse", a-t-elle dit, mais "dans nos scénarios de planification, nous n'avions pas prévu qu'autant de personnes seraient touchées".

"Ce qui se passe est bien au-delà de ce qu'une planification normale, même pour un événement aussi horrible, aurait pu prévoir", a-t-elle insisté.

La porte-parole de l'OMS a souligné que les personnes blessées cette semaine viennent s'ajouter à ceux qui ont qui ont été blessées par une série d'explosions meurtrières ayant visé les systèmes de transmission du Hezbollah.

Ces explosions, imputées à Israël, de bipeurs et de talkies-walkies appartenant à des membres du Hezbollah, ont causé un grand nombre de blessures graves, en particulier aux yeux et aux mains, nécessitant un traitement spécialisé, selon l'OMS.

Au total, 777 blessés sont toujours hospitalisés à la suite de ces explosions et "152 d'entre eux sont des cas critiques", a affirmé Mme Harris, expliquant qu'ils ne pourront donc pas libérer leurs places avant un certain temps. Par ailleurs, a-t-elle dit, 37 établissements de santé ont été fermés au Liban en raison des violences.


L'Arabie Saoudite remporte un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes

L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
Short Url
  • L’Arabie Saoudite a obtenu pour la première fois un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), via l’élection d’Adhwan Al-Ahmari, président de l’Association des journalistes saoudiens
  • Cette élection, dans un contexte très compétitif (148 pays en lice pour seulement 16 sièges), reflète une reconnaissance internationale accrue de la position du Royaume dans le secteur des médias

PARIS: L'Arabie Saoudite a réalisé un nouvel exploit en remportant un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Cette étape est une première du genre dans l'histoire de la présence du Royaume au sein de cette entité médiatique internationale, grâce à l'élection du président de l'Association des journalistes saoudiens, Adhwan Al-Ahmari, en tant que représentant du Royaume au sein du Comité.

Cette victoire intervient dans un contexte de forte compétition internationale au sein de la fédération, à laquelle ont participé plus de 148 pays pour les sièges proposés. Seuls 16 pays ont réussi à remporter l'adhésion au Comité exécutif, ce qui reflète l'ampleur de la confiance internationale dont jouit l'Arabie Saoudite et sa position croissante dans le secteur des médias et de la presse.

Cette réalisation renforce la présence saoudienne dans les institutions médiatiques internationales et ouvre la voie à une plus grande participation à la prise de décision concernant la profession de journaliste à l'échelle mondiale, tout en transmettant l'expérience médiatique saoudienne sur les plateformes internationales.


Négociations avec Israël: le chef de la délégation libanaise va se rendre à Washington

Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
Short Url
  • Le Liban prépare une nouvelle session de négociations de paix avec Israël à Washington, avec comme priorités la consolidation du cessez-le-feu, le retrait israélien et le rétablissement complet de la souveraineté libanaise
  • Malgré les efforts diplomatiques soutenus par Washington, les tensions restent fortes : Israël poursuit ses frappes et le Hezbollah rejette des discussions directes

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a donné vendredi ses directives au chef de la délégation libanaise aux négociations de paix avec Israël prévues la semaine prochaine à Washington, a annoncé la présidence.

Les deux premières sessions de ces discussions destinées à aboutir à un accord de paix s'étaient tenues aux Etats-Unis au niveau des ambassadeurs des deux pays, toujours en état de guerre.

Joseph Aoun a reçu Simon Karam, un diplomate chevronné, et "lui a donné ses directives" avant la réunion prévue le 14 mai, selon un communiqué de la présidence.

M. Karam "va se rendre bientôt à Washington", a indiqué une source officielle à l'AFP.

L'ambassadrice libanaise à Washington, le chargé d'affaires adjoint et "un militaire" feront partie de la délégation, a précisé cette source.

"Le Liban attend de ces négociations trois objectifs essentiels: consolider le cessez-le-feu, obtenir le retrait d'Israël (...) et étendre l'entière souveraineté de l'Etat sur le territoire national", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, vendredi dans un communiqué.

La première réunion entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, s'était tenue le 14 avril à Washington. Il s'agissait de la première rencontre de ce type depuis 1993.

Le président américain Donald Trump avait annoncé, à l'issue de la seconde réunion organisée à la Maison Blanche, une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril entre les deux pays.

Il avait alors dit s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent "dans les semaines à venir".

Mais le président Aoun a affirmé lundi qu'un accord de sécurité et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait dit mardi qu'il n'y avait "aucun problème entre les gouvernements libanais et israélien", affirmant que le Hezbollah constituait la pierre d'achoppement.

"Je pense qu'un accord de paix entre Israël et le Liban est rapidement accessible", a ajouté le secrétaire d'Etat américain.

Le mouvement Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à son allié iranien, est opposé à ces pourparlers et s'est prononcé pour des négociations indirectes.

Malgré la trêve, Israël poursuit ses frappes qui ont fait plus de 2.700 morts depuis le 2 mars, tandis que le Hezbollah revendique également des attaques contre Israël.


Liban: frappes israéliennes sur plusieurs localités du sud malgré la trêve

L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Short Url
  • La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP
  • Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

NABATIYE: L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien.

La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP.

Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a ordonné jeudi aux habitants de trois villages du sud, situés loin de la frontière, d'évacuer.

Sur la route menant du village de Toul à Nabatiyé, une ambulance de Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, a été visée, et deux secouristes blessés, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'organisation, Mahmoud Karaki.

Mercredi, 11 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé.

D'autre part, quatre soldats israéliens ont été blessés dans le sud, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

Le Hezbollah revendique des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays, malgré la trêve.

Mercredi soir, une frappe avait visé pour la première fois depuis près d'un mois la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Le porte-parole de l'armée israélienne en arabe a affirmé jeudi que le chef de l'unité d'élite du Hezbollah, la force al-Radwan, "Ahmad Ghaleb Ballout", avait été tué dans cette frappe.

Une source proche du Hezbollah avait indiqué à l'AFP que Ballout, chef des opérations de la force al-Radwan selon elle, avait été tué. La formation pro-iranienne n'a pas confirmé.

Jeudi matin, les secouristes continuaient de rechercher des victimes dans les décombres de l'immeuble visé dans la banlieue sud, selon un photographe de l'AFP.

Les étages supérieurs de l'immeuble ont été soufflés.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.