Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Ryad

Le président iranien Masoud Pezeshkian (à gauche) réagit à côté de son candidat au ministère des Affaires étrangères Abbas Araghchi (à droite), alors que le premier salue les membres du Parlement après avoir prononcé un discours lors d'une session visant à approuver les nouvelles nominations de son cabinet à Téhéran. (File/AFP)
Le président iranien Masoud Pezeshkian (à gauche) réagit à côté de son candidat au ministère des Affaires étrangères Abbas Araghchi (à droite), alors que le premier salue les membres du Parlement après avoir prononcé un discours lors d'une session visant à approuver les nouvelles nominations de son cabinet à Téhéran. (File/AFP)
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Publié le Mercredi 09 octobre 2024

Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Ryad

  • e ministre iranien des Affaires étrangères se rend mercredi en Arabie saoudite pour discuter des efforts visant à obtenir un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et au Liban.
  • La tournée régionale de M. Araghchi survient alors qu'Israël, ennemi juré de Téhéran, a dit préparer une réponse à l'attaque iranienne de missiles lancée début octobre sur son territoire.

TEHERAN : Le ministre iranien des Affaires étrangères se rend mercredi en Arabie saoudite pour discuter des efforts visant à obtenir un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et au Liban, où Israël mène des opérations meurtrières.

Abbas Araghchi part à Ryad "pour coordonner, avec les pays de la région, la façon de mettre fin au génocide et à l'agression du régime israélien et réduire les souffrances de nos frères et sœurs à Gaza et au Liban", a indiqué sur X le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï.

Le diplomate iranien s'était rendu la semaine dernière au Liban et en Syrie pour discuter avec des responsables, appelant à un cessez-le-feu au Liban et dans la bande de Gaza.

Après avoir affaibli le Hamas, dont l'attaque d'une ampleur inédite le 7 octobre 2023 sur le sol israélien a déclenché des hostilités meurtrières dans la bande de Gaza, Israël mène désormais une guerre ouverte au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, un allié du mouvement islamiste palestinien.

Mardi, le numéro deux du Hezbollah, Naïm Qassem, a dit soutenir les efforts de la classe politique de son pays visant "en priorité à un cessez-le-feu".

Une proposition internationale de cessez-le-feu de 21 jours au Liban, lancée depuis l'ONU en septembre, a été ignorée par Israël, qui a intensifié ces derniers jours ses frappes sur ce pays et y a mené des incursions terrestres.

Israël dit vouloir éloigner le Hezbollah des zones frontalières du sud du Liban, un de ses fiefs, et faire cesser ses tirs de roquettes vers le nord d'Israël pour permettre le retour dans cette région de dizaines de milliers d'habitants déplacés.

Au Liban, plus d'un million de personnes ont été déplacées par les violences.

La tournée régionale de M. Araghchi survient alors qu'Israël, ennemi juré de Téhéran, a dit préparer une réponse à l'attaque iranienne de missiles lancée début octobre sur son territoire.

Mardi, le diplomate iranien a mis en garde Israël contre toute attaque sur ses "infrastructures", sur fond d'inquiétudes quant à de possibles frappes israéliennes visant des sites nucléaires ou pétroliers du pays.

L'Arabie saoudite et l'Iran ont repris leurs relations diplomatiques en mars 2023 après sept ans de rupture, dans le cadre d'un accord négocié par la Chine.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.