Blinken au Qatar pour des efforts de médiation sur Gaza

Le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, est arrivé jeudi à Doha pour s'entretenir avec des responsables du Qatar, pays médiateur dans la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, dans le cadre d'une nouvelle tournée dans la région. (AFP)
Le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, est arrivé jeudi à Doha pour s'entretenir avec des responsables du Qatar, pays médiateur dans la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, dans le cadre d'une nouvelle tournée dans la région. (AFP)
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Publié le Jeudi 24 octobre 2024

Blinken au Qatar pour des efforts de médiation sur Gaza

  • Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken doit rencontrer des chefs de diplomatie arabes à Londres vendredi
  • Il les rencontrera après des discussions jeudi au Qatar

DOHA: Le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, est arrivé jeudi à Doha pour s'entretenir avec des responsables du Qatar, pays médiateur dans la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, dans le cadre d'une nouvelle tournée dans la région.

La visite de M. Blinken dans le petit émirat du Golfe, où se trouve le bureau politique du mouvement islamiste palestinien Hamas, intervient après ses entretiens en Israël et en Arabie saoudite.

Deux jours après avoir rencontré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, M. Blinken devrait rencontrer à Doha l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani et son Premier ministre, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, pour évaluer la position du Hamas sur une trêve.

Il s'agit de la onzième visite dans la région du chef de la diplomatie américaine depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 dans la bande de Gaza où le Hamas est au pouvoir depuis 2007.

Le président américain, Joe Biden, et sa vice-présidente, Kamala Harris, engagée dans une course serrée contre le républicain Donald Trump pour l'élection du 5 novembre, font face aux critiques de l'aile gauche du Parti démocrate pour leur soutien "indéfectible" à Israël.

Pressés d'en finir avec la guerre dans la bande de Gaza, les Etats-Unis voient dans la mort du chef du Hamas, Yahya Sinouar, tué par l'armée israélienne dans la bande de Gaza, une occasion unique, et entendent redoubler d'efforts en vue d'un cessez-le-feu.

Yahya Sinouar était considéré comme un obstacle frontal dans les négociations menées avec l'entremise des Etats-Unis, du Qatar et de l'Egypte.

"Je crois sincèrement que la mort de (Yahya) Sinouar crée une occasion importante de ramener les otages chez eux, de mettre fin à la guerre", a ainsi affirmé le chef de la diplomatie américaine mercredi à Tel-Aviv, en référence aux otages enlevés par le Hamas lors de l'attaque du 7 octobre 2023 en Israël, dont une centaine sont toujours retenus en captivité à Gaza.

Antony Blinken a déclaré que le plan de cessez-le-feu proposé par Joe Biden le 31 mai était toujours sur la table, tout en laissant entendre une volonté d'explorer de "nouveaux cadres" pour libérer les otages.

Il cherche également à établir un plan de reconstruction et de gouvernance pour Gaza, élément essentiel selon lui pour mettre fin à la guerre.

 

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com