Première réunion de haut niveau de l'Alliance mondiale pour une solution à deux États à Riyad

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, préside la réunion de haut niveau de l'Alliance mondiale pour la solution à deux États à Riyad, mercredi. (Agence de presse saoudienne)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, préside la réunion de haut niveau de l'Alliance mondiale pour la solution à deux États à Riyad, mercredi. (Agence de presse saoudienne)
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Publié le Jeudi 31 octobre 2024

Première réunion de haut niveau de l'Alliance mondiale pour une solution à deux États à Riyad

  • Le prince Faisal a réaffirmé la demande du Royaume pour un cessez-le-feu immédiat, la libération de tous les otages et détenus, ainsi que l'activation des mécanismes de responsabilisation 
  • Il a appelé à mettre fin aux politiques d'impunité et à la politique du deux poids deux mesures pour Israël, en plus de garantir de l'acheminement de l'aide humanitaire sans aucun obstacle

RIYAD: L'Arabie saoudite a accueilli, mercredi, la première réunion d'une nouvelle alliance mondiale visant à établir un État palestinien.

Dans son discours d'ouverture à Riyad, le ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a réaffirmé la position du Royaume en faveur de l'indépendance palestinienne et du «droit du peuple palestinien à déterminer son propre destin et à mettre fin à l'occupation».

«La région est témoin d'une escalade et d'une poursuite de l'offensive israélienne contre la Palestine et le Liban», a-t-il déclaré. «L'escalade de ce conflit au niveau régional et peut-être international nous incite tous à adopter une position ferme et immédiate pour mettre fin aux violations et aux crimes commis par Israël. Les condamnations et les solutions partielles ne suffisent plus.»

Il a exhorté la communauté internationale à s'unir pour accroître les efforts conjoints en vue de trouver une solution à deux États pour le retour de la sécurité et de la stabilité et l'ancrage de la paix dans la région et «traduire cette détermination en une réalité tangible par des étapes de travail et un calendrier définitif».

Le prince Faisal a également réaffirmé la demande du Royaume pour un cessez-le-feu immédiat, la libération de tous les otages et détenus, l'activation des mécanismes de responsabilisation et la fin des politiques d'impunité et de la politique du deux poids deux mesures pour Israël, ainsi que la garantie de l'acheminement de l'aide humanitaire sans aucun obstacle.

Philippe Lazzarini, commissaire général de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa), a également participé à la réunion, qui s'est concentrée sur l'accès à l'aide humanitaire compte tenu de l'interdiction récente par Israël des opérations de l'Unrwa

«Le vote de la Knesset contre l'Unrwa cette semaine est scandaleux et crée un dangereux précédent», a déclaré M. Lazzarini.

L'appel du gouvernement israélien au démantèlement de l'Unrwa est devenu «un objectif de la guerre à Gaza, au mépris de la résolution de l'Assemblée générale et du Conseil des ministres et de la Cour internationale de justice, y compris avec un plan visant à remplacer l'Unrwa à Jérusalem-Est par des colonies de peuplement», a-t-il ajouté.

Décrivant les actions d'Israël comme une tentative calculée de modifier unilatéralement les paramètres de longue date pour une résolution pacifique du conflit israélo-palestinien, M. Lazzarini a mis en garde contre les implications du projet de loi sur la stabilité régionale et sur la paix et la sécurité internationales.

«Pendant des décennies, les Palestiniens du territoire palestinien occupé ont enduré le déni systématique de leurs droits fondamentaux, la ségrégation, un blocus paralysant sur Gaza, une expansion agressive des colonies en Cisjordanie et des cycles de conflit répétés», a-t-il déclaré.

Au cours de l'année écoulée, «Gaza a été décimée».

Au total, 43 000 personnes auraient été tuées au cours de cette période, la plupart étant des femmes et des enfants. La majorité de la population a été déplacée à plusieurs reprises.

«Deux millions de personnes ont été piégées dans un enfer pendant plus de 12 mois», a déclaré M. Lazzarini.

La majeure partie de la population est désormais confinée dans 10% de la bande de Gaza, où elle doit endurer des conditions de vie épouvantables. Dans le nord de la bande de Gaza, 100 000 personnes sont assiégées, «attendant la mort, soit par une frappe aérienne, soit par la famine», a-t-il déclaré.

«Pendant ce temps, la Cisjordanie occupée est au bord de l'escalade des conflits. La violence des colons et les incursions militaires des forces de sécurité israéliennes sont une réalité quotidienne. Les infrastructures publiques sont systématiquement détruites au cours des opérations militaires, infligeant une punition collective aux Palestiniens. L'économie est au bord de l'effondrement et le désespoir grandit», a déclaré M. Lazzarini.

Soulignant l'importance des opérations de l'Unrwa, il a rappelé que depuis 75 ans, l'agence a été une lueur d'espoir pour les réfugiés palestiniens, leur donnant accès à des droits fondamentaux tels que l'éducation et les soins de santé.

«Nous avons formé des générations d'étudiants, dont beaucoup ont connu un succès remarquable dans la région et dans le monde entier.»

M. Lazzarini a déclaré que plus de 600 000 enfants de Gaza n'étaient pas scolarisés et que l'absence de cadres d'apprentissage sûrs revenait à sacrifier une génération entière et à ouvrir la voie à davantage de haine et d'extermination à l'avenir.

«En temps de guerre, l'Unrwa a été capable de se transformer rapidement en une machine humanitaire. En un clin d'œil, les enseignants se sont transformés en gestionnaires d'abris et les cliniques en salles d'urgence lors d'un effondrement presque total du système de santé.»

«Malgré cela, et peut-être à cause de cela, nous avons payé un lourd tribut», a déclaré M. Lazzarini. Il a ajouté qu'au moins 247 de ses collègues avaient été tués, souvent avec leurs familles, et que près de 200 bâtiments de l'Unrwa avaient été endommagés ou détruits, tuant des centaines de personnes qui cherchaient la protection de l'ONU. En outre, des convois d'aide clairement identifiés ont été pris pour cible et pillés par des acteurs armés.»

Il poursuit: «Les restrictions imposées à l'entrée de fournitures vitales à Gaza signifient que les camions d'aide languissent à la frontière alors que les gens meurent de faim à quelques kilomètres de là. Soyons clairs: les attaques contre l'Unrwa sont des attaques contre le système plus large fondé sur des règles, hérité de la Seconde Guerre mondiale, et elles affaibliront un système mondial et multilatéral.»

M. Lazzarini a conclu son intervention par un plaidoyer avec trois objectifs à l'intention des membres de l'Alliance mondiale.

Le premier consiste à utiliser tous les outils politiques, diplomatiques et juridiques disponibles pour rejeter la tentative d'Israël de démanteler l'Unrwa et de saper le multilatéralisme et le travail des Nations unies.

Le deuxième est de fournir un soutien politique et financier pour sauvegarder l'objectif de l'Unrwa pendant la lutte actuelle pour un cessez-le-feu et dans la période qui suivra.

Enfin, le troisième est de trouver une voie viable vers une solution à deux États par le biais de l'Alliance mondiale pour résoudre la crise des réfugiés palestiniens.

«Que faire si une agence des Nations unies dotée d'un mandat de l'Assemblée générale peut s'effondrer parce qu'un État membre d'une nation unie défie l'ordre international fondé sur des règles? Qu'est-ce qui reste?»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.

 

 

 


Le Liban renforce le contrôle de ses ports, asséchant ainsi les sources de financement du Hezbollah

Ci-dessus, des conteneurs en cours de déchargement d’un navire amarré au port de Beyrouth, le 1er novembre 2024. (Photo d’archive AFP)
Ci-dessus, des conteneurs en cours de déchargement d’un navire amarré au port de Beyrouth, le 1er novembre 2024. (Photo d’archive AFP)
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  • Selon des sources sécuritaires, les mesures mises en place ces derniers mois ont dépassé le simple cadre d’une réorganisation des opérations au sein de ces installations
  • Elles ont également porté un coup à l’infrastructure logistique du Hezbollah en restreignant considérablement les itinéraires de contrebande et en perturbant les circuits de financement qui opéraient via la frontière syrienne

BEYROUTH : La confrontation entre le Liban et le Hezbollah ne se limite plus à la question des armes du groupe et à la mise en œuvre des engagements internationaux dans le Sud. Elle s’est étendue à une campagne plus large visant à renforcer le contrôle de l’État sur les ports maritimes, l’aéroport et les postes-frontières, afin de limiter l’influence du Hezbollah et de couper ses sources de financement illicites.

Depuis l’élection du président Joseph Aoun et la formation du gouvernement du Premier ministre Nawaf Salam, les autorités ont mis en œuvre une stratégie sécuritaire et administrative visant à réaffirmer le contrôle souverain sur les points d’entrée terrestres, maritimes et aériens du pays.

Selon des sources sécuritaires, les mesures mises en place ces derniers mois ont dépassé le simple cadre d’une réorganisation des opérations au sein de ces installations. Elles ont également porté un coup à l’infrastructure logistique du Hezbollah en restreignant considérablement les itinéraires de contrebande et en perturbant les circuits de financement qui opéraient via la frontière syrienne, l’aéroport de Beyrouth et le port de Beyrouth.

L’influence du Hezbollah recule

Alors que les mesures de lutte contre la contrebande et de contrôle des frontières continuent d’être renforcées, leurs effets sont déjà visibles, le Hezbollah perdant de son influence au sein d’institutions où il exerçait autrefois une emprise considérable.

Une source impliquée dans la surveillance des points de passage terrestres, maritimes et aériens du Liban a déclaré à Asharq Al-Awsat que l’influence du Hezbollah au sein de ces installations avait diminué à un niveau sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration.

Selon cette source, ce changement a directement affecté les capacités financières et logistiques du groupe, qui, avant la dernière guerre, bénéficiait d’un environnement sécuritaire et administratif différent permettant la circulation des marchandises et des liquidités avec relativement peu de contraintes.

Ces derniers mois, l’État libanais a également renforcé la surveillance technique en déployant des scanners modernes au port de Beyrouth, à l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth et au poste-frontière de Masnaa. Ces équipements ont permis de freiner la contrebande de marchandises, de matières interdites et d’argent liquide via ces installations.

La source a ajouté que les passages illégaux, qui constituaient depuis des années l’épine dorsale du réseau logistique du Hezbollah, « ne jouent plus le rôle qu’ils jouaient autrefois », les autorités syriennes ayant renforcé les contrôles de leur côté de la frontière, parallèlement au renforcement des mesures de contrôle libanaises. En conséquence, le trafic transfrontalier illégal a chuté à des niveaux que la source a qualifiés de quasi négligeables.

Un changement fondamental

La source a noté que la situation aux points de passage non officiels avec la Syrie a radicalement changé par rapport aux années précédentes, lorsque des camions liés au Hezbollah auraient traversé régulièrement la frontière, profitant de la faiblesse de l’État et de la marginalisation des institutions officielles au profit du groupe et des réseaux de contrebande opérant dans son orbite.

Ces changements se sont étendus au-delà de la circulation des marchandises pour toucher les réseaux de financement du groupe. Une source officielle a fait état d’une baisse marquée des tentatives d’introduction au Liban, via l’aéroport, de sacs contenant de l’argent liquide et de l’or, ainsi que de la contrebande de pilules de Captagon et de haschisch, activités que la source a décrites comme figurant parmi les opérations illicites les plus importantes liées au trafic transfrontalier.

La source a également souligné l’importance de la décision du gouvernement d’interdire aux avions iraniens d’atterrir à l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth, affirmant que cela avait renforcé la pression sur les canaux d’approvisionnement du Hezbollah en fermant l’une des voies qui aurait été utilisée pour acheminer des liquidités et d’autres formes de soutien matériel au groupe.

Des responsables ont également qualifié la chute du régime de Bachar al-Assad de tournant le plus important — et de coup le plus dur — auquel le Hezbollah ait été confronté depuis sa création. La Syrie n’offrant plus ce qu’ils ont décrit comme un environnement logistique sûr, le Hezbollah et l’Iran ont perdu l’un de leurs principaux couloirs pour acheminer des armes et des fonds au Liban.

Une source sécuritaire a déclaré à Asharq Al-Awsat que l’influence du Hezbollah au sein des institutions chargées de superviser les ports et les postes-frontières était devenue « quasi inexistante » à la suite d’une série de mesures sécuritaires et administratives visant à reconstruire les systèmes de contrôle au port de Beyrouth, à l’aéroport international Rafic Hariri et au poste-frontière de Masnaa.

Selon cette source, ces mesures ont notamment consisté à réaffecter de nombreux agents de sécurité et du personnel administratif soupçonnés d’avoir été sous l’influence du Hezbollah et qui auraient facilité le passage de marchandises de manière quasi quotidienne. Cette restructuration, a précisé la source, a comblé des failles qui constituaient depuis longtemps des points faibles au sein des agences chargées de surveiller ces installations.

La source a ajouté que les autorités ne se sont pas limitées à des remaniements administratifs. Elles ont également ouvert des enquêtes et engagé des poursuites judiciaires à l’encontre de personnes soupçonnées d’avoir facilité le passage de marchandises, de sacs d’argent liquide et de bijoux pour le compte du Hezbollah au cours des derniers mois, dans le cadre d’une politique plus large visant à démanteler les réseaux d’influence du groupe au sein des institutions publiques.


Iran: les Gardiens de la Révolution stoppent six navires dans le détroit d'Ormuz

La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat. (AFP)
La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat. (AFP)
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  • "La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des Gardiens de la Révolution à l'aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour"
  • Plus tôt, la télévision d'Etat avait fait état d'un "incident" impliquant un navire, sans fournir davantage de précisions

TEHERAN: La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat.

"La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des Gardiens de la Révolution à l'aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour", a indiqué un correspondant de la télévision d'Etat depuis le Golfe.

Plus tôt, la télévision d'Etat avait fait état d'un "incident" impliquant un navire, sans fournir davantage de précisions.

Samedi, les Gardiens, armée idéologique iranienne, avaient annoncé avoir stoppé quatre navires qui tentaient de traverser la partie sud du détroit après avoir tiré des coups de semonce.

Les forces armées iraniennes ont à plusieurs reprises empêché des navires de franchir ce passage maritime stratégique en effectuant ces tirs.

Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.