Le Hamas est prêt à un cessez-le-feu «immédiat», mais Israël n'a pas encore fait de proposition «sérieuse»

Un responsable du Hamas a affirmé qu'Israël n'avait présenté aucune "proposition sérieuse" de cessez-le-feu depuis l'assassinat de son chef Ismail Haniyeh, bien que le groupe soit prêt à un cessez-le-feu "immédiatement". (AFP)
Un responsable du Hamas a affirmé qu'Israël n'avait présenté aucune "proposition sérieuse" de cessez-le-feu depuis l'assassinat de son chef Ismail Haniyeh, bien que le groupe soit prêt à un cessez-le-feu "immédiatement". (AFP)
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Publié le Vendredi 15 novembre 2024

Le Hamas est prêt à un cessez-le-feu «immédiat», mais Israël n'a pas encore fait de proposition «sérieuse»

  • Basem Naim, responsable du Hamas : l'attaque du 7 octobre est un acte d'autodéfense
  • "J'ai le droit de vivre une vie libre et digne", déclare-t-il à Sky News

LONDRES: Un responsable du Hamas a affirmé qu'Israël n'avait présenté aucune "proposition sérieuse" de cessez-le-feu depuis l'assassinat de son chef Ismail Haniyeh, bien que le groupe soit prêt à un cessez-le-feu "immédiatement".

Basem Naim a déclaré à l'émission "The World With Yalda Hakim" de Sky News que le dernier "accord bien défini et négocié" avait été mis sur la table entre les deux parties belligérantes le 2 juillet.

"Il a été discuté dans tous les détails et je pense que nous étions proches d'un cessez-le-feu (...) qui peut mettre fin à cette guerre, offrir un cessez-le-feu permanent, un retrait total et un échange de prisonniers", a-t-il déclaré. "Malheureusement, (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahou a préféré aller dans l'autre sens.

M. Naim a exhorté la future administration Trump à faire tout ce qui est nécessaire pour contribuer à mettre fin à la guerre.

Il a déclaré que le Hamas ne regrettait pas son attaque contre Israël le 7 octobre 2023, qui a fait 1 200 morts et a déclenché l'invasion israélienne de Gaza, qui a tué plus de 43 000 personnes et fait des centaines de milliers de blessés.

M. Naim a déclaré qu'Israël était coupable de "grands massacres" dans l'enclave palestinienne et, lorsqu'on lui a demandé si le Hamas portait la responsabilité de l'attaque du 7 octobre, il l'a qualifiée d'"acte d'autodéfense", ajoutant : "C'est exactement comme si vous vous étiez trompés de cible : "C'est exactement comme si vous accusiez les victimes des crimes de l'agresseur.

Il a ajouté : "C'est exactement comme si vous accusiez les victimes des crimes de l'agresseur" : "Je suis membre du Hamas, mais en même temps je suis un civil palestinien innocent parce que j'ai le droit de vivre une vie libre et digne et j'ai le droit de me défendre, de défendre ma famille.

Lorsqu'on lui a demandé s'il regrettait l'attaque du 7 octobre, Naim a répondu : "Croyez-vous qu'un prisonnier qui frappe à la porte ou qui essaie de sortir de la prison doive regretter sa volonté d'être ? Cela fait partie de notre dignité... de nous défendre, de défendre nos enfants".


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.