L'Arabie saoudite alloue 453 millions de dollars aux initiatives sportives pour 2024-2025

L'Arabie saoudite alloue 453 millions de dollars aux initiatives sportives pour 2024-2025
L'Arabie saoudite alloue 453 millions de dollars aux initiatives sportives pour 2024-2025
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Publié le Lundi 02 décembre 2024

L'Arabie saoudite alloue 453 millions de dollars aux initiatives sportives pour 2024-2025

  • L'Arabie saoudite a dévoilé un investissement de 1,7 milliard de SR (453 millions de dollars) dans trois initiatives sportives pour la saison 2024-2025.
  • L'entreprise de privatisation du sport en cours dans le Royaume a suscité un intérêt considérable de la part des investisseurs locaux et internationaux

DJEDDAH : L'Arabie saoudite a dévoilé un investissement de 1,7 milliard de SR (453 millions de dollars) dans trois initiatives sportives pour la saison 2024-2025, visant à stimuler le développement des clubs et à rehausser l'image du Royaume dans ce secteur.

Ces initiatives s'inscrivent dans le cadre de la stratégie de soutien aux clubs du Royaume, qui se concentre sur le développement de cinq domaines clés : la gouvernance, les différents sports, le soutien direct, la fréquentation des supporters et la transformation numérique.  

Dans un post sur X, le ministère des Sports a confirmé que les allocations s'élèvent à 1,04 milliard de SR pour soutenir directement les clubs de la Saudi Pro League ainsi que ceux de la première et de la deuxième divisions.

Depuis le lancement de Vision 2030 en 2016, l'Arabie saoudite a fait des progrès significatifs dans le tourisme sportif, accueillant environ 80 événements sportifs au cours des quatre dernières années et attirant 2,5 millions de visiteurs.

Des événements majeurs tels que la course de Formule 1 à Djeddah ont eu des retombées économiques considérables. L'édition 2023, par exemple, a généré plus de 20 000 offres d'emploi et attiré des participants de 160 pays différents.

Dans son message, le ministère a également indiqué que les équipes de la Pro League recevront 47 millions de SR par an pour les clubs publics et 45 millions pour les organisations privées. En outre, chaque club de première division, qu'il soit public ou privé, recevra 6 millions de SR par an.

Les clubs publics de deuxième division recevront 2,787 millions de francs suisses par an, tandis que les clubs privés recevront 2,7 millions de francs suisses chacun.

Il a également été précisé qu'un budget de 503 millions de SR avait été alloué aux diverses initiatives sportives.

Il a également été précisé que 128 millions de SR avaient été alloués à l'initiative sur l'assiduité des supporters dans la Saudi Pro League, le soutien étant subordonné à l'atteinte d'indicateurs de performance.

Le ministère a souligné que son initiative en matière de gouvernance vise à développer les clubs sur le plan administratif, en appliquant des normes et des indicateurs qui garantissent leur stabilité, leur croissance et la réalisation de leurs objectifs.

L'entreprise de privatisation du sport en cours dans le Royaume a suscité un intérêt considérable de la part des investisseurs locaux et internationaux : 25 entreprises recherchent activement des opportunités dans six des 14 clubs sportifs proposés à la privatisation au cours de la première phase.

Lors du récent Forum budgétaire, le ministre des Sports, le prince Abdulaziz bin Turki Al-Faisal, a souligné le potentiel économique de la privatisation, estimant que les investissements pourraient atteindre 500 millions de francs suisses.

Le prince Abdulaziz a également souligné le profil international croissant de la Saudi Pro League, dont les matchs sont désormais diffusés dans plus de 160 pays et dont les recettes ont augmenté de 33 % cette année, grâce à l'engouement croissant pour le secteur sportif du pays.

Cette expansion s'inscrit dans le cadre des réformes de Saudi Vision 2030, qui visent à diversifier l'économie. Pour encourager les investissements, le processus de privatisation a été rationalisé par le biais du lancement d'une plateforme qui délivre des licences aux académies et aux clubs, facilitant ainsi l'investissement des particuliers et des entreprises.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le Liban annonce qu'une délégation américaine supervisera le début du retrait israélien

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence. (AFP)
L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence. (AFP)
  • Reçu par le président libanais Joseph Aoun, l'ambassadeur américain Michel Issa l'a informé qu'une "délégation militaire arriverait à Beyrouth dans les prochains jours pour coordonner et définir le mécanisme de mise en œuvre sur le terrain" de la clause
  • "La première zone pilote sera lancée d'ici quelques jours, et d'autres zones pilotes sont actuellement à l'étude et en cours de planification", a précisé, sous couvert d'anonymat, un responsable américain à Washington

BEYROUTH: L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence.

Un accord-cadre conclu à Washington le 26 juin entre le Liban et Israël, en guerre depuis des décennies, prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des zones dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud, sous réserve du désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Reçu par le président libanais Joseph Aoun, l'ambassadeur américain Michel Issa l'a informé qu'une "délégation militaire arriverait à Beyrouth dans les prochains jours pour coordonner et définir le mécanisme de mise en œuvre sur le terrain" de la clause relative aux "zones pilotes", selon un communiqué de la présidence.

"La première zone pilote sera lancée d'ici quelques jours, et d'autres zones pilotes sont actuellement à l'étude et en cours de planification", a précisé, sous couvert d'anonymat, un responsable américain à Washington.

Il a déclaré que le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) assurerait la coordination avec les deux pays concernant ces zones.

"Nous allons bientôt entamer des discussions avec des partenaires internationaux afin d'aider le gouvernement libanais à rétablir effectivement sa souveraineté dans ces zones, puis plus largement sur l'ensemble de son territoire", a ajouté ce responsable.

Il a confirmé que les discussions prévues à Rome les 15 et 16 juillet entre Israël et le Liban auraient bien lieu, après qu'une source diplomatique eut indiqué plus tôt à l'AFP que le Liban avait exigé un retrait israélien avant de participer aux pourparlers.

Le président libanais Joseph Aoun a de son côté appelé une nouvelle fois les Etats-Unis à "faire pression sur Israël". Il a également souligné, devant des visiteurs, "l'importance de parvenir à mettre fin à l'état d'hostilité" avec son voisin.

L'accord-cadre n'établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir pour l'heure maintenir ses troupes dans une zone pouvant s'étendre jusqu'à dix kilomètres de sa frontière.

Il a été conclu à l'issue de cinq cycles de négociations entre le Liban et Israël, inédites depuis des décennies, à Washington.

Les négociations de Rome seront suivies par une visite de M. Aoun aux Etats-Unis, prévue le 21 juillet selon l'ambassade libanaise à Washington.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars en soutien à Téhéran, est opposé aux négociations directes avec Israël et refuse d'être désarmé.

"Aucune clause de l'accord ne passera", a une nouvelle fois martelé cette semaine le chef du Hezbollah Naïm Kassem.


Gaza: des tirs israéliens font 9 morts, selon les secours

Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
  • L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés
  • L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza

GAZA: Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël.

La Défense civile, un organisme opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a recensé neuf morts en plusieurs endroits, dans des frappes aériennes et des tirs.

L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés.

L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza.

L'armée israélienne a affirmé que M. Salim s'était dirigé en courant vers des soldats qui interrogeaient d'autres chauffeurs de camion interpellés.

Les soldats ont ouvert le feu dans sa direction après "avoir identifié une menace immédiate", a précisé l'armée, affirmant enquêter sur les autres incidents survenus mercredi.

L'hôpital Al-Chifa, à Gaza-ville, a de son côté déclaré avoir reçu quatre corps: celui d'un enfant tué par des tirs israéliens dans l'est de la ville, celui d'un homme tué dans une frappe aérienne dans l'ouest et deux autres tués dans un bombardement ayant visé un véhicule.

L'armée israélienne a confirmé à l'AFP avoir mené une frappe aérienne sur la ville de Gaza, mais a dit ne pas "être au courant" d'un bombardement dans l'ouest de la ville.

Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.

Au moins 1.084 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre, selon le ministère de la Santé du territoire, également placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien.

Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.


La justice libanaise remet en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste

  • Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises
  • Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi de remettre en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste, Fadl Chaker, qui s'était rendu aux autorités en octobre 2025, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises.

Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués.

Il va être remis en liberté moyennant deux cautions d'une valeur cumulée de près de 3.500 dollars, a précisé la source judiciaire.

Le montant a été versé et Fadl Chaker doit sortir de prison mercredi, a-t-elle ajouté.

Pendant ses années de fuite, la justice l'avait condamné par contumace à des peines allant de cinq à 15 ans de prison avec travaux forcés dans ces dossiers.

Quelques mois avant de s'être rendu, Fadl Chaker avait sorti des chansons qui arrivaient en tête des classements dans le monde arabe. Ses clips vidéo, tournés dans le camp de Aïn el-Heloué, atteignaient des centaines de millions de vues sur YouTube.

Assir avait lui été arrêté en 2015, et condamné à mort avec sursis en 2017 pour "terrorisme".