Arabie saoudite et France: Deux visions en totale synergie

Cette image diffusée par le ministère saoudien des Médias montre le prince héritier Mohammed Bin Salman (à droite) et le président français Emmanuel Macron (à gauche) assistant au One Water Summit dans la capitale Riyad, le 3 décembre 2024. (AFP)
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Publié le Mercredi 04 décembre 2024

Arabie saoudite et France: Deux visions en totale synergie

  • «Chaque événement qui unit l'Arabie saoudite et la France revêt une importance particulière, » déclare Khalid Al-Falih, le Ministre saoudien de l'investissement
  • Les accords conclus lors du Forum franco-saoudien de l'investissement à Riyad constituent une étape importante au niveau des relations bilatérales

RIYAD: Le Forum d'investissement franco-saoudien, qui s'est tenu à Riyad, mardi, marque une étape importante au niveau des relations bilatérales, avec la signature de multiples protocoles d'entente et d'accords d'investissement d'une valeur de plusieurs milliards de dollars.

Coïncidant avec la visite d'État du président français Emmanuel Macron, l'événement a rassemblé des responsables, des décideurs politiques et des chefs d'entreprise en provenance des deux nations, dans le but d'unir leurs visions nationales en vue d'un avenir prospère.

Dans son discours d'ouverture, le ministre saoudien de l'Investissement, Khalid al-Falih, a souhaité la bienvenue aux parties prenantes françaises, mettant en lumière les liens étroits entre les deux pays. Il a salué la présence du président Macron, le considérant comme un «bon ami du Royaume, à la tête d'une puissante délégation».

M. Al-Falih a mis en avant le partenariat économique durable, l'étendue des secteurs couverts et la présence des entreprises françaises en Arabie saoudite. «Chaque événement qui unit l'Arabie saoudite et la France revêt une importance particulière», a-t-il déclaré, rappelant le soutien précoce de la France à la candidature de Riyad pour l'organisation de l'Expo 2030.

Parmi les accords signés figurent des collaborations avec le géant pétrolier français TotalEnergies et Al Jumeih Energy and Water pour la centrale solaire Rabigh 2. En outre, les accords d'achat d'électricité pour les projets solaires Al Masa'a et Al Hnakia 2 impliquent EDF, SPIC et la Saudi Power Procurement Company. 

Un autre accord majeur rassemble le Fonds d'investissement public, la Saudi Investment Recycling Company (SIRC) et Veolia, et se concentre sur la gestion des déchets et les initiatives de recyclage dans le Royaume. 

Dans son discours lors du forum, le président Macron a mis en avant les opportunités de collaboration dans les domaines de l'énergie propre, de la mobilité, de la technologie, de la culture et de l'intelligence artificielle, insistant sur l'harmonie entre les initiatives Vision 2030 de l'Arabie saoudite et France 2030.

«Je tiens à encourager tous les hommes d'affaires et investisseurs français à investir davantage dans ce pays, puisqu'il représente la pierre angulaire de toute la région», a-t-il déclaré. 

Lundi, le président Macron et le prince héritier Mohammed ben Salmane ont signé un partenariat stratégique visant à stimuler la coopération en matière de défense, d'énergie et d'intelligence artificielle (IA).

Ce partenariat vise à «favoriser la coopération et les exploits concrets dans tous les domaines», a indiqué le palais de l'Élysée dans un communiqué. Il prévoit également de co-organiser un sommet d'action sur l'IA à Paris en février, selon l'Élysée.

Le forum de mardi s'appuie sur une coopération de longue date, marquée par des délégations réciproques lors d'événements majeurs tels que VivaTech à Paris et la conférence LEAP d'Arabie saoudite. M. Al-Falih a insisté sur l'histoire, les valeurs et le respect mutuel qui sous-tendent le partenariat.

«Les Saoudiens aiment tout ce qui est français – le design français, le mobilier français, la technologie française», a-t-il déclaré. 

M. Al-Falih a noté que l'Arabie saoudite, l'économie du Conseil de coopération du Golfe qui connaît la croissance la plus rapide, a obtenu 3 milliards d'euros d'investissements français en 2023. La France est le deuxième investisseur étranger du Royaume.

«Nous sommes en avance sur nos objectifs en matière d'investissement global, et (la France) a joué un rôle important dans la réalisation de nos objectifs», a déclaré M. Al-Falih.

«La valeur de nos relations commerciales a dépassé les 10 milliards d'euros l'année dernière, et avec environ 3 milliards d'euros d'investissements français dans le Royaume en 2023, l'investissement direct étranger cumulé de la nation en Arabie saoudite a atteint 17 milliards d'euros.»

Il a ajouté: «Nous sommes fiers d'accueillir en Arabie saoudite près de 500 entreprises françaises de premier plan. Qu'une trentaine d'entre elles aient établi leur siège régional ici revêt une grande importance, à Riyad, car leur objectif n'est pas seulement le marché saoudien, mais l'Arabie saoudite comme tremplin pour aller plus loin.»

«Nous nous trouvons aujourd'hui dans une nouvelle ère de partenariat, alors que le monde évolue très rapidement. Nos intérêts sont alignés et nos capacités sont complémentaires. Nous partageons également des visions du monde qui renforcent ce partenariat, ce qui a abouti à la signature de notre accord stratégique.»

L'énergie verte a été un thème central, avec des accords soutenant des projets d'énergie renouvelable et soulignant le rôle de la durabilité dans la croissance économique. Le leader français de la biopharmacie, Sanofi, a également signé des accords visant à étendre ses projets de santé en Arabie saoudite. 

L'expertise française continue de jouer un rôle important dans le développement de l'Arabie saoudite, qu'il s'agisse du métro de Riyad ou des systèmes de tramway innovants d'AlUla. Cette région historique, qui abrite des sites patrimoniaux chers à l'Arabie saoudite, devrait accueillir M. Macron mercredi, reflétant ainsi la coopération culturelle permanente menée par l'Agence française pour le développement d'AlUla (Afalula).

Les experts français se sont fortement impliqués dans le développement de cette région historique du nord-ouest de l'Arabie saoudite. Sharaan de Jean Nouvel et Villa Hegra de Lacaton et Vassal ne sont que deux exemples de coopération culturelle et patrimoniale.

Le forum de mardi a accueilli six panels, 50 intervenants principaux et facilité des centaines de réunions bilatérales. Parmi les thèmes abordés figuraient les politiques de zéro émission nette, l'urbanisation, la technologie, le divertissement et la promotion de l'innovation.

Le ministre français délégué chargé de l'industrie, Marc Ferracci, a mis en lumière l'importance du forum pour le renforcement des liens dans le contexte de la transformation sans précédent de l'Arabie saoudite.

«Le Royaume connaît l'une des plus grandes transformations de son histoire récente», a déclaré M. Ferracci au Forum. «Et en tant que deuxième investisseur dans le Royaume, la France soutient le Royaume dans différents secteurs.»

«Les initiatives Vision 2030 et France 2030 sont conçues pour nous permettre de relever les défis de notre époque, en garantissant une croissance durable pour l'avenir et en développant des villes intelligentes et inclusives», a-t-il ajouté.

Les objectifs de la vision nationale de la France comprennent la neutralité carbone et la coopération en matière d'énergie verte.

M. Ferracci a ajouté que la France considérait l'Arabie saoudite comme un partenaire essentiel, mettant en avant les objectifs communs de neutralité carbone et d'innovation. «Le forum témoigne de notre relation économique. Il pourrait façonner l'avenir de notre partenariat», a-t-il déclaré. 

L'économie française est considérée comme une porte d'entrée, offrant un accès au marché européen plus large, ce qui en fait une destination d'investissement attrayante.

«La relation entre l'Arabie saoudite et la France n'est pas nouvelle, elle remonte à des siècles et non à des décennies», a déclaré le prince Faisal ben Abdelaziz ben Ayyaf, maire de Riyad, lors du forum.

Il a souligné les étapes historiques, notamment la rencontre entre le roi saoudien Faisal et le président français Charles de Gaulle en 1967, qui a marqué le début de liens plus étroits, évoluant au fil des contacts personnels et des visites au plus haut niveau.

Le roi Khaled s'est rendu en France en 1978 et 1981, et le roi Fahd s'y est rendu à deux reprises lorsqu'il était prince héritier, en 1975 et 1981.

«La Vision 2030 de l'Arabie saoudite représente une feuille de route ambitieuse vers un avenir plus prospère et plus durable», a déclaré le prince Faisal.

«Riyad, en tant que capitale du Royaume, joue un rôle central dans la réalisation de cette vision. La ville connaît une transformation sans précédent en matière de développement économique. La ville est aujourd'hui un atelier... l'avenir est plus grand que ce que nous pouvons imaginer.»

Le prince Faisal a cité en exemple le parc du roi Salmane, qui a pour ambition de devenir le plus grand parc urbain du monde, et New Murrabbaa, en passe de faire partie des plus grandes évolutions urbaines sur le plan mondial.

«Nous ne sommes pas les seuls à nous engager dans cette voie», a déclaré le prince Faisal. «Nous invitons tout le monde à se joindre à nous.»


La coalition dirigée par l’Arabie saoudite frappe des sites houthis au Yémen alors que le conflit s’intensifie

Un navire est aperçu au large du port d’Aden, où le trafic est resté soutenu après que les Houthis, soutenus par l’Iran, ont affirmé avoir mené des attaques de missiles et de drones contre des pétroliers saoudiens, à Aden, au Yémen, le 23 juillet 2026. (Reuters)
Un navire est aperçu au large du port d’Aden, où le trafic est resté soutenu après que les Houthis, soutenus par l’Iran, ont affirmé avoir mené des attaques de missiles et de drones contre des pétroliers saoudiens, à Aden, au Yémen, le 23 juillet 2026. (Reuters)
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  • Des frappes aériennes visent des sites de la « milice terroriste houthie » à Hodeïda, selon le porte-parole de la coalition
  • L’envoyé saoudien accuse les Houthis de « transformer le Yémen en monnaie d’échange entre les mains de parties extérieures »

RIYAD / SANAA : Les forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen ont mené vendredi des frappes aériennes contre des sites militaires houthis dans la ville portuaire de Hodeïda, sur la côte ouest, en réponse aux attaques visant des navires liés à l’Arabie saoudite en mer Rouge, a annoncé la coalition.

« Nous avons mené une opération de riposte militaire proportionnée contre des cibles militaires légitimes appartenant à la milice terroriste houthie dans le gouvernorat de Hodeïda », a déclaré sur X le porte-parole de la coalition, le général de division Turki Al-Malki, précisant que l’opération était terminée.

Ces frappes interviennent après que les Houthis, soutenus par l’Iran, ont menacé de viser les navires saoudiens ne respectant pas leur blocus maritime et revendiqué cette semaine des attaques contre deux navires saoudiens. L’Arabie saoudite a confirmé l’une de ces attaques.

Une source sécuritaire yéménite a indiqué à l’AFP qu’une base navale à Hodeïda ainsi qu’un camp militaire sur l’île de Kamaran figuraient parmi les cibles.

Le ministère des Affaires étrangères contrôlé par les Houthis a déclaré vendredi que ces frappes marquaient le début d’une phase « d’escalade pour escalade ».

Des habitants ont rapporté avoir entendu des explosions, notamment à proximité du port.

La chaîne Al-Masirah, contrôlée par les Houthis, a indiqué que deux personnes avaient été blessées : un employé à Hodeïda et une femme sur l’île de Kamaran.

Dans un communiqué publié samedi, Turki Al-Malki a affirmé que le port de Hodeïda n’avait pas été visé et que tous les ports yéménites, notamment Hodeïda, Ras Issa et Salif, demeuraient ouverts à la navigation maritime et continuaient d’accueillir des navires commerciaux.

Il a également indiqué qu’aucun aéroport n’avait été ciblé afin de maintenir le trafic aérien, tout en accusant les Houthis d’empêcher les opérations de vol à l’aéroport international de Sanaa.

La coalition saoudienne a déclaré qu’elle continuerait à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger ses navires et les intérêts de l’Arabie saoudite, et qu’elle répondrait « sans compromis » si les Houthis poursuivaient ce qu’elle qualifie d’actions hostiles.

Cette escalade constitue le premier échange de tirs signalé entre la coalition et les Houthis depuis plusieurs années, mettant en péril une trêve fragile largement respectée depuis 2022, bien qu’elle ait officiellement expiré.

Vendredi, les médias d’État saoudiens ont cité un responsable de l’autorité des transports indiquant que le navire saoudien NCC MASA avait été pris pour cible alors qu’il naviguait en mer Rouge, subissant de légers dégâts à sa coque. Le navire a ensuite repris sa route, selon l’agence SPA.

Cette nouvelle flambée de tensions intervient alors que les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont renforcé l’importance de la route de la mer Rouge pour l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole.

En avril et en mai, la totalité des exportations maritimes de brut saoudien est partie du port de Yanbu, sur la mer Rouge, selon les données de Kpler. Ce port a représenté 92 % des exportations maritimes de pétrole brut en juin et 78 % depuis le début du mois de juillet.

Les Houthis combattent le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale depuis 2014 dans un conflit qui a fait des centaines de milliers de morts.

L’ambassadeur saoudien au Yémen, Mohamed AlJabir, a affirmé que le Royaume continuait de rechercher et de soutenir tous les efforts visant à obtenir une désescalade et « une solution politique globale qui mettrait fin aux souffrances du peuple yéménite ».

Mais, selon lui, la milice houthie persiste dans une logique d’escalade et de violence « au service d’agendas étrangers », dans une allusion apparente à l’Iran.

« Cette milice a transformé le Yémen en monnaie d’échange entre les mains de parties extérieures, qui l’utilisent à leur guise pour servir leurs intérêts au détriment de la sécurité et de la stabilité du Yémen », a écrit AlJabir dans une série de messages publiés sur X.

Il a également souligné que, tandis que l’Arabie saoudite soutient l’arrivée de navires dans les ports de Hodeïda afin de répondre aux besoins du peuple yéménite, « la milice houthie poursuit ses attaques lâches contre des navires commerciaux civils en mer Rouge, menaçant la liberté de la navigation internationale et la sécurité de la région ».

Le président du Conseil présidentiel yéménite, Rashad Al-Alimi, a déclaré samedi que les Houthis « jouent avec les intérêts du peuple yéménite » au profit de l’Iran. Il a estimé que la poursuite de cette escalade constituait « une perte de temps » et un gaspillage des ressources du pays.

« La milice terroriste houthie sacrifie les intérêts du peuple yéménite pour servir les objectifs de l’Iran », a-t-il déclaré dans un communiqué.

• Avec AP, Reuters et AFP 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne dit se préparer à mener une «vaste opération» en Cisjordanie

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis vendredi d'agir "avec fermeté" après la mort d'un Israélien dans de nouvelles violences en Cisjordanie occupée, lors desquelles quatre Palestiniens ont aussi été tués. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis vendredi d'agir "avec fermeté" après la mort d'un Israélien dans de nouvelles violences en Cisjordanie occupée, lors desquelles quatre Palestiniens ont aussi été tués. (AFP)
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  • L'armée israélienne a déclaré que des soldats avaient été déployés après des informations faisant état d'une attaque contre des civils israéliens qui faisaient selon elle une randonnée près de la colonie israélienne de Havat Gilad
  • Deux personnes blessées par balles, âgées d'une vingtaine d'années, ont été évacuées par hélicoptère, l'une dans un état grave, selon la même source

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé vendredi qu'elle se préparait à mener une "vaste opération antiterroriste" en Cisjordanie occupée à la suite de violences qui ont coûté la vie à un Israélien et quatre Palestiniens.

"A la suite de l'attaque terroriste perpétrée plus tôt dans la journée dans la région de Tel, les soldats des FDI (armée israélienne, NDLR) se préparent à mener une vaste opération antiterroriste dans ce secteur", a indiqué l'armée. Elle a ajouté avoir reporté les permissions des soldats sur l'ensemble du territoire et déployé ses forces dans la région.

Netanyahu promet d'agir "avec fermeté" 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis vendredi d'agir "avec fermeté" après la mort d'un Israélien dans de nouvelles violences en Cisjordanie occupée, lors desquelles quatre Palestiniens ont aussi été tués.

L'armée israélienne a déclaré que des soldats avaient été déployés après des informations faisant état d'une attaque contre des civils israéliens qui faisaient selon elle une randonnée près de la colonie israélienne de Havat Gilad.

Selon elle, les assaillants se sont emparés de l'arme d'un membre des forces de sécurité arrivées sur place, avant d'ouvrir le feu sur les randonneurs.

Les secours israéliens du Magen David Adom ont indiqué qu'un homme d'une trentaine d'années avait été déclaré mort près de la colonie.

Deux personnes blessées par balles, âgées d'une vingtaine d'années, ont été évacuées par hélicoptère, l'une dans un état grave, selon la même source.

L'armée a ensuite annoncé avoir tué l'auteur de l'attaque et récupéré l'arme dérobée. Elle a précisé que des opérations étaient toujours en cours pour retrouver d'éventuels autres assaillants.

Un journaliste de l'AFP a constaté que tous les barrages et points de contrôle avaient été fermés dans le nord de la Cisjordanie et que d'importants renforts militaires avaient été déployés dans le secteur.

Le ministère palestinien de la Santé a indiqué de son côté que quatre Palestiniens avaient été tués dans le village de Tel, voisin de la colonie, et que quatre autres avaient été blessés, dont trois grièvement.

Le chef du conseil du village de Tel, Walid Zidan, a rejeté la version israélienne, affirmant à l'AFP qu'une vingtaine de colons étaient entrés dans le village palestinien avant que des affrontements n'éclatent.

Selon lui, des soldats israéliens se sont ensuite joints aux colons pour tirer sur des Palestiniens.

L'AFP n'était pas en mesure de vérifier ces affirmations de manière indépendante.

Agir "d'une main de fer"

Après la mort de l'Israélien, M. Netanyahu a dit que son gouvernement agirait "avec fermeté contre les terroristes et leurs commanditaires", selon un communiqué de son bureau.

Il a précisé qu'il allait tenir une réunion avec les responsables sécuritaires pour "discuter des modalités de la riposte à l'attentat meurtrier".

Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a appelé l'armée à agir "d'une main de fer" contre "le village des meurtriers et ses environs", sans fournir davantage de précisions.

Les violences en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, se sont fortement intensifiées depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres officiels israéliens, au moins 47 Israéliens, civils et militaires confondus, y ont été tués depuis octobre 2023 dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.

Selon un décompte de l'AFP, fondé sur les données du ministère de la Santé palestinien, le bilan côté palestinien est d'au moins 1.094 Palestiniens, combattants ou civils tués par des soldats ou des colons israéliens.

Hors Jérusalem-Est, plus de 500.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie, aux côtés d'environ trois millions de Palestiniens.

Toutes les colonies israéliennes sont considérées comme illégales au regard du droit international.


Visite du président libanais à Washington: le Hezbollah dénonce une «soumission» à un pouvoir étranger

Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère". (AFP)
Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère". (AFP)
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  • Les violences ont baissé d'intensité depuis la signature en juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, en parallèle de négociations entamées en avril entre le Liban et Israël dans une tentative de dissocier le dossier libanais
  • Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes et opérations dans et près des zones qu'elle continue d'occuper dans le sud

BEYROUTH: Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère".

Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

Cet accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe une partie du sud du pays désignée comme "zone de sécurité" - sous réserve du désarmement du Hezbollah pro-iranien.

La formation pro-iranienne, qui s'oppose à l'accord, a déploré dans un communiqué que la visite de M. Aoun n'avait "débouché sur aucun engagement américain" sur un retrait de l'armée israélienne du sud du Liban, ni n'avait mis fin aux tirs israéliens, ni permis un retour sûr des déplacés dans cette région.

"Dans la série ininterrompue des concessions" du pouvoir, cette visite a révélé "l’ampleur de la dépendance et de la soumission à une tutelle étrangère", a ajouté le Hezbollah.

Pendant l'entrevue, Joseph Aoun a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de l'accord.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran, a réitéré son refus des négociations directes entre Israël et le Liban.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans le village de Zawtar al-Gharbiya dont l'armée israélienne contrôlait les abords.

Le chef de l'armée, Rodolphe Haykal, s'est rendu jeudi sur place où il "a passé en revue les mesures prises" afin de " garantir le retour en sécurité des habitants", selon un communiqué de l'armée.

Un photographe de l'AFP a vu des équipes de secours entrer dans cette localité, qui reste interdite d'accès aux habitants.

Elles ont récupéré trois corps, et poursuivent des opérations de recherche, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

Les violences ont baissé d'intensité depuis la signature en juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, en parallèle de négociations entamées en avril entre le Liban et Israël dans une tentative de dissocier le dossier libanais de la guerre régionale.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes et opérations dans et près des zones qu'elle continue d'occuper dans le sud.

L'ANI a rapporté une "forte explosion" dans la localité frontalière d'al-Tiri, l'attribuant à l'armée israélienne. Des tirs israéliens dans une autre localité du sud ont blessé un travailleur syrien, a ajouté l'agence.

Des secouristes affiliés au Hezbollah ont rapporté qu'une frappe israélienne près de Nabatiyé al-Fawqa avait visé une ambulance qui se rendait sur le site d'une précédente frappe, et blessé deux secouristes.