Une femme et un enfant parmi les civils tués lors des attaques israéliennes dans la zone frontalière libanaise

Une mosquée endommagée à Khirbet Silem, après le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, au Sud-Liban, le 3 décembre 2024. (Reuters)
Une mosquée endommagée à Khirbet Silem, après le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, au Sud-Liban, le 3 décembre 2024. (Reuters)
Short Url
Publié le Mercredi 04 décembre 2024

Une femme et un enfant parmi les civils tués lors des attaques israéliennes dans la zone frontalière libanaise

  • Le Premier ministre Mikati déclare que les communications diplomatiques se sont intensifiées pour "mettre fin aux violations israéliennes du cessez-le-feu"
  • Trois chars Merkava ont été repérés avançant vers Burj Al-Molouk, marquant la première fois qu'une incursion israélienne atteint cette zone

BEYROUTH : Un calme prudent a prévalu dans le sud du Liban après une nuit intense qui a ébranlé l'accord de cessez-le-feu.

Le Premier ministre intérimaire Najib Mikati a déclaré mardi que les communications diplomatiques s'étaient intensifiées depuis lundi pour mettre fin aux violations israéliennes du cessez-le-feu.

Les autorités libanaises ont recensé 47 violations israéliennes de l'accord à partir de lundi matin.

Le Hezbollah a riposté lundi en prenant pour cible les fermes de Chebaa et la Galilée.

L'armée israélienne a répondu en prenant pour cible des villages du sud où les habitants venaient de rentrer, tuant six civils, dont une femme et un enfant à Haris, selon le ministère de la santé.

Les médias israéliens ont rapporté que d'importantes pressions américaines ont empêché Israël d'attaquer Beyrouth lundi.

Deux blessés ont été extraits des décombres de leur maison.

Les cibles israéliennes comprenaient Jabal Safi, Louaizi, Mlikh, Bouslaiya, Deir Al-Zahrani et la périphérie d'Arnoun.

Bien que les responsables israéliens aient menacé de lancer une attaque sévère sur Beyrouth en réponse aux événements de lundi, des appels urgents ont été lancés pour réduire les tensions.

Les médias israéliens ont rapporté que d'importantes pressions américaines ont empêché Israël d'attaquer Beyrouth lundi.

Mikati a rencontré le général américain Jasper Jeffers, qui préside le comité de suivi.

Mikati a déclaré : "Lors de ces entretiens, nous avons insisté sur le besoin de stabilité afin que les personnes déplacées puissent retourner dans leurs villages et leurs régions, ainsi que sur le déploiement à grande échelle des troupes de l'armée libanaise dans le sud du pays.

Ces remarques ont été faites alors que les forces israéliennes qui ont avancé dans la zone frontalière du Sud-Liban ont continué à violer l'accord de cessez-le-feu en prenant pour cible des villes situées en dehors de la zone où elles se trouvent, tout en avertissant les habitants de ne pas y pénétrer.

Pour la troisième journée consécutive, Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne, a mis en garde les résidents de la zone frontalière contre tout déplacement au sud de la ligne des villages suivants: Shebaa, Habbariyeh, Marjayoun, Arnoun, Yohmor, Qantara, Shaqra, Baraashit, Yater et Mansouri jusqu'à nouvel ordre.

Il a ajouté que toute personne se déplaçant au sud de la ligne se mettait en danger.

Mardi, un drone israélien a pris pour cible la ville de Beit Lif dans le district de Bint Jbeil.

L'armée israélienne a ouvert le feu avec des mitrailleuses dans un quartier de la ville de Haboush.

Les rapports de sécurité indiquent qu'une force blindée israélienne a pénétré dans les villes de Khiam et Wazzani, s'étendant sur plusieurs quartiers.

Trois chars Merkava ont été aperçus avançant vers Burj Al-Molouk, marquant la première incursion israélienne dans cette zone.

Le chef du département médical du district de Tyr, le Dr Wissam Ghazal, a déclaré que 192 victimes avaient été remises, et que le ministère de la santé, la défense civile et l'unité des catastrophes de l'union municipale s'efforçaient de faciliter les opérations humanitaires.

Lundi soir, les violations de l'armée israélienne ont atteint la ville de Kfar Melki dans le district de Sidon.

Mardi, les forces armées libanaises se sont déployées à Tyr et dans ses environs pour maintenir la sécurité, marquant le début du redéploiement des unités de l'armée, en particulier dans les villages frontaliers, en vertu de l'accord de cessez-le-feu.  

Les unités de la défense civile affiliées au Hezbollah ont continué à récupérer les dépouilles des victimes qui ont péri pendant la guerre et qui n'ont pas été enterrées dans leur ville natale en raison de l'ampleur des hostilités.

La majorité de ces dépouilles appartiennent à des combattants du Hezbollah.

Le chef du département médical du district de Tyr, le Dr Wissam Ghazal, a déclaré que 192 victimes avaient été remises, et que le ministère de la santé, la défense civile et l'unité des catastrophes de l'union municipale s'efforçaient de faciliter les opérations humanitaires.

L'ambassadeur iranien au Liban, Mojtaba Amani, a fait une apparition publique après s'être remis d'une blessure importante causée par l'explosion d'un bipeur qu'il portait sur lui, déclenchée par les actions d'Israël contre le Hezbollah.

Au cours de sa visite dans la banlieue sud de Beyrouth, il a souligné le soutien continu de l'Iran au Liban et son aide aux efforts de reconstruction.


Le prince héritier saoudien et le président turc discutent de la sécurité régionale et des attaques en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Short Url
  • Les deux dirigeants abordent la sécurité régionale et la situation en mer Rouge, Ankara condamnant les attaques des Houthis contre les navires

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu lundi un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan afin d’évoquer les relations entre les deux pays et les récents développements régionaux, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Au cours de l’appel, les deux dirigeants ont passé en revue les liens entre l’Arabie saoudite et la Turquie et examiné les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, a ajouté la SPA.

Ils ont également discuté de l’évolution de la situation régionale, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, ainsi que de la sécurité en mer Rouge.

Le président Erdogan a réaffirmé la condamnation de la Turquie des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge, et a exprimé le plein soutien de son pays à l’Arabie saoudite.

Le dirigeant turc a également salué la mise en place de la coalition multinationale de défense maritime dirigée par le Royaume, exprimant l’espoir qu’elle réussira à protéger la navigation internationale et à atteindre ses objectifs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump annonce une reprise des négociations lundi avec l'Iran

Short Url

Donald Trump a annoncé une reprise des négociations lundi avec l'Iran, après avoir suspendu les bombardements américains sur la République islamique et fait état de progrès diplomatiques en vue de rouvrir le détroit d'Ormuz.

La signature mi-juin d'un protocole d'accord n'a débouché pour l'instant sur aucune percée diplomatique majeure en vue d'arriver à la fin d'un conflit qui, depuis plus de cinq mois, a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.

Après avoir menacé l'Iran d'une nouvelle attaque majeure, le président américain a annoncé samedi soir y renoncer et a laissé entendre que des progrès avaient été réalisés sur le plan diplomatique.

"Bien sûr qu'ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l'ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme", a-t-il déclaré dimanche soir dans son avion présidentiel.

"Ce que l'on fait maintenant, c'est parler avec eux sous la forme d'une négociation", a ajouté M. Trump, précisant simplement que ces discussions devaient commencer lundi après-midi, sans autre détail.

Ni Téhéran ni les pays médiateurs du conflit n'ont confirmé la tenue de ces discussions, mais la République islamique s'était dite dimanche proche d'un accord avec Oman sur le détroit d'Ormuz.

 

- Chute du pétrole -

 

Crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, le détroit d'Ormuz est de nouveau verrouillé par la République islamique depuis la reprise début juillet des affrontements avec les Etats-Unis, provoquant de fortes perturbations de l'économie mondiale.

L'Iran, qui ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre, n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes et entend garder le contrôle du détroit, également situé dans les eaux omanaises.

En juin, la mise en place d'une route omanaise avait suscité la colère des autorités iraniennes mais un compromis semble se dessiner si l'on en croit Téhéran, Mascate n'ayant pas réagi dans l'immédiat.

"Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties - ni la route nord, ni la route sud -, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, à la télévision d'Etat.

Ces apparentes avancées ont été suivies d'une chute des prix du pétrole à la réouverture du marché lundi matin, le baril de Brent, référence du marché mondial, reculant de près de 5% pour s'échanger autour de 84 dollars. Il avait brièvement dépassé les 100 dollars fin juillet.

En attendant un possible accord, la situation dans le détroit d'Ormuz reste tendue: une explosion près d'un pétrolier y a été rapportée dans la nuit de dimanche à lundi par l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

 

- Volte-face -

 

Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine, le président américain a menacé à plusieurs reprises de bombarder massivement l'Iran, avant de faire volte-face.

Donald Trump, à la peine pour trouver une issue à un conflit très impopulaire parmi ses électeurs, a conditionné la suspension des frappes américaines à la conclusion rapide d'un accord avec Téhéran, en particulier sur Ormuz.

Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end: CBS News avait notamment mentionné la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et des centrales électriques, menées par les Etats-Unis mais aussi Israël, ce qui aurait été une première depuis deux mois.

Donald Trump a dit avoir renoncé à une nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui selon lui "pensent qu'on a un accord": "Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l'Iran".

Le président américain a affirmé que la demande provenait de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et de l'Iran lui-même.

D'après l'agence de presse officielle saoudienne, il avait eu une conversation téléphonique avec le prince héritier Mohamed ben Salmane, un allié clef dans la région, qui l'a appelé à "privilégier le dialogue afin de réduire les tensions".

La guerre s'est étendue récemment, avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l'Iran, ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume.


L'armée israélienne annonce avoir tué plusieurs membres du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
Short Url
  • L'armée israélienne affirme avoir tué plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, où un soldat israélien a également été blessé
  • Malgré le cessez-le-feu, les tensions persistent, le Hezbollah rejetant l'accord-cadre tandis que Beyrouth dénonce la poursuite des opérations israéliennes

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé samedi avoir tué plusieurs combattants du mouvement pro-iranien Hezbollah dans le sud du Liban et indiqué qu'un soldat israélien avait été blessé malgré le cessez-le-feu.

L'armée a affirmé avoir identifié dans la nuit plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban.

"Après leur identification, les soldats ont frappé les terroristes et les ont éliminés afin d'écarter la menace", a indiqué l'armée dans un communiqué.

Elle avait précédemment annoncé qu'un soldat avait été blessé dans un "affrontement rapproché" avec le Hezbollah, et a confirmé dans son second communiqué que le soldat avait été "modérement" blessé.

Il a été évacué vers un hôpital, selon les communiqués militaires.

Le Hezbollah pro-iranien n'a revendiqué aucune attaque depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu avec Israël le 20 juin.

Contacté par l'AFP à Beyrouth, le mouvement chiite libanais n'a pas fait de commentaire.

Un accord-cadre parrainé par les Etats-Unis, signé fin juin par le Liban et Israël, vise à mettre un terme aux hostilités. Il prévoit le désarmement du Hezbollah par l'armée libanaise ainsi que le retrait de l'armée israélienne de "zones pilotes", où les forces libanaises seront ensuite déployées.

Le Hezbollah a rejeté à plusieurs reprises cet accord et refuse de déposer les armes, tandis qu'aucun calendrier n'a été fixé pour le retrait complet d'Israël.

L'accord est intervenu plus de trois mois après que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en tirant des roquettes sur Israël, le 2 mars, en soutien à Téhéran, déclenchant d'importantes frappes aériennes israéliennes et une offensive terrestre.

Si les violences ont diminué depuis la signature, en juin, d'un accord préliminaire entre les Etats-Unis et l'Iran ainsi que de l'accord entre le Liban et Israël, Beyrouth continue de signaler des frappes israéliennes sporadiques et des tirs d'artillerie dans le sud du pays.

L'armée libanaise a récemment condamné la poursuite des activités militaires israéliennes qui, selon elle, empêchent son déploiement complet conformément à l'accord-cadre.