Macron: Assad ne peut pas être un agent de l'Iran tout en agissant contre la sécurité d'Israël et la stabilité du Liban

Emmanuel Macron en compagnie de notre correspondante Randa Takieddine. (Photo fournie).
Emmanuel Macron en compagnie de notre correspondante Randa Takieddine. (Photo fournie).
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Publié le Mercredi 04 décembre 2024

Macron: Assad ne peut pas être un agent de l'Iran tout en agissant contre la sécurité d'Israël et la stabilité du Liban

  • Le président français Emmanuel Macron estime que les événements récents montrent que l'avenir de la Syrie nécessite bien plus qu'une normalisation avec le président syrien Bachar al-Assad
  • Il a souligné qu'Assad ne pouvait pas être un agent de l'Iran tout en agissant contre la sécurité d'Israël et la stabilité du Liban

PARIS: Dans un entretien exclusif accordé à Annahar et Randa Takieddine, Emmanuel Macron affirme que l'avenir de la Syrie exige davantage qu'une simple normalisation avec Bachar Assad, soulignant qu'il ne peut simultanément servir d'agent à l'Iran et menacer la sécurité d'Israël et du Liban.

QUESTION - Qu’attendez-vous de cette visite en Arabie saoudite sur le plan bilatéral, après avoir reçu tout récemment une délégation d’hommes d’affaires saoudiens et le ministre des Investissements ainsi que le directeur d’Aramco? 

Réponse - Ce sera ma troisième visite en Arabie saoudite. Le Premier ministre et le prince héritier sont eux aussi venus à Paris et nous sommes en contact régulier. Cette visite d’État revêt toutefois une importante particulière car elle permet d'élever nos relations au rang de partenariat stratégique. Elle intervient dans un moment particulier, à la lumière de la transformation rapide, de l’ouverture et de la diversification économique engagée résolument par l’Arabie. Ce sera pour la France l’occasion de témoigner de notre soutien à la Vision 2030 et aux grands projets saoudiens ainsi qu’aux événements internationaux que Riyad accueillera, grâce à l’expertise acquise pendant les JOP2024, ou encore à l’ambition culturelle et touristique dont faire preuve le Royaume. 

Je me rendrai aussi à AlUla qui constitue le joyau de notre coopération culturelle. Cette visite intervient ensuite à un moment critique au plan international, alors que les crises se multiplient, notamment dans l’environnement proche de l’Arabie et que l’incertitude pèse lourdement sur le système international. Ce sera donc l’occasion de prendre ensemble des initiatives en faveur de la paix, de la sécurité, comme de la prospérité internationale. Nos deux pays ont un rôle important en la matière et peuvent également renforcer les liens entre cette partie du monde et l’Europe, comme le récent sommet UE-CCEAG en a marqué l’ambition.

Q- L’Arabie saoudite a un poids important dans la région. Qu’attendez-vous de l’implication du Royaume au Liban et dans la région? Au cas où un cessez-le-feu est établi, quel rôle l’Arabie et vous pensez jouer au Liban et à Gaza? 

R - Le renforcement de notre dialogue politique est un de nos objectifs. La France et l’Arabie saoudite partagent un même attachement à la sécurité et à la stabilité régionales et une volonté d’œuvrer conjointement à trouver des solutions politiques durables aux crises. Ce sera au cœur de nos discussions avec le prince héritier. Nos efforts pour parvenir à la désescalade dans les conflits régionaux se rejoignent très largement concernant le Liban, Gaza, le Yémen, et le Soudan notamment.  

Avec l’Arabie, nous partageons la conviction qu’il faut un cessez-le-feu à Gaza qui permette de libérer les otages, dont nos deux compatriotes, protéger enfin les Gazaouis qui sont placés dans une situation de détresse inacceptable et apporter une aide humanitaire massive. Ce cessez-le-feu, nous le demandons depuis novembre et nous l’avons trop attendu. Il faut qu’il arrive maintenant et qu’il soit permanent et puisse rouvrir la perspective d’une mise en œuvre de la solution à deux États. Je salue le travail qui a été fait par l’Arabie saoudite et ses partenaires arabes pour définir la Vision Arabe de paix, qui actualise l’Initiative arabe de paix de 2002 et trace une voie de sortie de crise. Il s’agit de travailler ensemble à un cadre crédible qui permette de construire un État palestinien et garantisse la sécurité d’Israël. Le Conseil de sécurité des Nations unies et tous ceux qui ont un rôle à jouer doivent prendre leurs responsabilités. 

Nous ne cesserons pas d’agir pour que le cessez-le-feu au Liban soit durablement respecté. Il est essentiel que les parties mettent en œuvre toutes leurs obligations, cela vaut pour le Hezbollah comme pour Israël. La communauté internationale doit continuer de se mobiliser pour soutenir les Forces armées libanaises qui constituent un élément clef de cet accord et de la restauration de la souveraineté libanaise, dans la ligne de la conférence que nous avons tenue à Paris le 24 octobre dernier. 

L’Arabie saoudite contribue à la stabilité du Liban. Elle a un rôle à jouer pour une sortie de la crise politique. À ce moment crucial pour l’avenir du Liban, il est important que nous puissions évoquer avec le prince héritier le soutien aux FAL et à la reconstruction du pays, mais également les perspectives politiques ouvertes par la session du Parlement libanais le 9 janvier prochain, en espérant que ce soit pour élire enfin le président dont le Liban a besoin. Tous les acteurs libanais doivent contribuer à la solution. Le Hezbollah doit faciliter le consensus et permettre le rassemblement des Libanais.

Q- Quand la France va-t-elle reconnaître l’État palestinien?  

R - Il y a urgence aujourd’hui à préserver la solution à deux États et la possibilité d’un État palestinien face à l’accélération de la colonisation, aux mesures prises contre l’Unrwa ou aux discours annexionnistes qui se développent. Elle est aussi absolument nécessaire pour offrir aux Palestiniens l’espoir réel d’une vie meilleure dans un État indépendant et couper ainsi toute source de légitimité au Hamas, qui n’a que la violence et la destruction comme perspective à offrir. Il faut offrir aux deux peuples, israélien et palestinien, une réponse à leurs aspirations légitimes, sans quoi la région ne pourra pas trouver de stabilité durable.

La reconnaissance de l’État de Palestine doit contribuer à accélérer la solution à deux États; la France y est prête. C’est dans cet esprit que nous avons soutenu aux Nations unies l’entrée de la Palestine comme membre à part entière. Nous avons voté toutes les résolutions de l’AGNU à ce sujet. Pour y arriver, il est essentiel que la reconnaissance se fasse dans le cadre d’une sortie durable à la crise. Avec l’Arabie, nous coprésiderons une conférence pour redonner une dynamique politique à la solution à deux États.

Q- Est-ce qu’une reprise du dialogue avec Bachar al-Assad permettra le retour des réfugiés syriens au Liban en Syrie et le contrôle de la frontière syro-libanaise pour empêcher le réarmement du Hezbollah par l’Iran?

R - Il faut aussi penser que les événements de ces derniers jours montrent bien que l’avenir de la Syrie nécessite bien davantage que la normalisation avec Bachar-al-Assad. Il faut rassembler les Syriens et leur donner de l’espoir. Le dialogue avec le régime n’est pas une fin en soi. Les combats de ces derniers mois ont poussé beaucoup de réfugiés, aux côtés d’un million de Libanais, sur les routes vers la Syrie, mais la question reste entière. Il faut que le régime syrien offre un environnement qui permette le retour des Syriens en sécurité et dans de bonnes conditions dans leur pays. J’en ai discuté encore récemment avec mes homologues européens et arabes. Le HCR en parle avec le régime syrien. Celui-ci doit leur apporter des réponses. Bachar al-Assad ne peut pas être l’agent de l’Iran contre la sécurité d’Israël et la stabilité du Liban. 

Q - Quel rôle jouera la France pendant ce cessez-le-feu? Est-ce que vous pensez que le retour des déplacés se fera dans les villages du sud bombardés? Quel rôle l’Arabie saoudite peut jouer dans cette mise en œuvre du cessez-le-feu? 

R - La France s'est toujours tenue aux côtés du Liban et du peuple libanais et elle le fait, une fois de plus, dans ce moment critique. L’accord de cessez-le-feu fait suite à des mois d’efforts diplomatiques conjoints avec les États-Unis. La France participe au mécanisme de suivi. Le 24 octobre, nous avons préparé la voie à sa mise en œuvre en tenant une conférence qui a permis de dégager 1Md€ pour le Liban, dont 800M€ pour les déplacés et 200M€ pour les Forces armées libanaises. Il faut que cet effort se poursuive. La France a d’ores et déjà décidé de déployer des moyens supplémentaires en matière de génie et de déminage en soutien aux FAL. J’enverrai nos ministres des Affaires étrangères et des Armées très rapidement au Liban pour travailler sur tous ces points. La reconstruction du Liban sera évidemment une autre de nos priorités. Cela nécessite un effort international soutenu. 

Q - Pensez-vous pouvoir continuer à parler avec Netanyahou malgré la reconnaissance par la France du jugement de la CPI? La justice française indépendante pourrait-elle exécuter le mandat d’arrêt?

R - Nous avons toujours soutenu la justice internationale. La France respectera ses obligations au titre du droit international, dans ce cas comme dans les autres. Le pouvoir judiciaire est totalement indépendant de ces décisions. 

La France parle à tout le monde et c’est ce qui fait sa capacité à jouer un rôle dans la région. Il faut être lucide: la résolution des crises régionales ne se fera pas sans dialogue avec les autorités israéliennes. 

Q -Qu’attendez-vous maintenant pour l’élection d’un président libanais? Pensez-vous qu’une élection puisse s’organiser durant ce cessez-le-feu?  Est-ce que JYLD y travaillera avec les Libanais? 

R - Il faut accélérer ce processus maintenant que le cessez-le-feu est en place. C’est pourquoi j’ai demandé à Jean-Yves Le Drian de se rendre au Liban sitôt après sa conclusion. Je me réjouis que le président du Parlement ait annoncé la tenue d’une session du Parlement le 9 janvier: il importe que celle-ci soit concluante et permette au Liban de sortir de sa crise institutionnelle. Le Liban a plus que jamais besoin d’un président à même de mener un dialogue national qui prenne en compte les intérêts de tous les Libanais, d’un gouvernement et de réformes qui redonneront confiance aux partenaires internationaux pour participer à la reconstruction du Liban et sa stabilisation. 

 

 


En France, les canicules à répétition s'invitent dans la recherche de logement

Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
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  • La chaleur devient un critère immobilier à part entière : exposition, étage, volets, ventilation, extérieur, arbres et climatisation pèsent davantage dans les choix
  • Face à des canicules plus fréquentes, les acheteurs se projettent sur le confort d’été à long terme et questionnent désormais l’habitabilité réelle des logements

PARIS: Climatisation, volets, arbres: les Français commencent à intégrer les fortes températures dans leurs critères de recherche de nouveau logement, conséquence des vagues de chaleur qui se succèdent et ne sont plus considérées comme des phénomènes isolés.

Exemple de cette évolution des comportements: Christian Tokoto, agent immobilier chez Guy Hoquet, a en vente "un appartement magnifique, avec de grandes vitres" en plein centre de Paris. Malgré "beaucoup de visites, les clients nous disent +trop chaud+, parce qu'il n'est pas traversant. Et donc, pour l'instant, il est toujours sur le marché !"

En France comme dans une grande partie de l'Europe, peu de régions échappent cet été à des températures qui dépassent régulièrement 35 voire 40°C, alors que les logements sont peu adaptés aux canicules et très rarement climatisés.

C'est le cas notamment des immeubles dits haussmanniens emblématiques de Paris, construits au XIXe siècle avec des toits en zinc ravissants sur les cartes postales mais qui chauffent fortement sous l'effet de la chaleur et du soleil.

"Au dernier étage d'un immeuble haussmannien la chaleur à l'intérieur devient vraiment insupportable", observe auprès de l'AFP Joseph Denke, agent immobilier chez FredéLion à Paris.

Il constate une évolution des critères depuis quelques mois, notamment une baisse de la demande pour l'exposition sud synonyme de soleil.

- Horizon "10-15 ans" -

La chaleur ressentie lors de la visite d'un studio de 14 m2 fait d'ailleurs douter un de ses clients, Camille Couturier, 30 ans. "Etre sous les toits c'est quelque chose qui peut être inquiétant, qui pourrait être un point négatif à l'appartement", relève-t-il à côté de la fenêtre ouverte du logement non-traversant.

En achetant un appartement, il se projette "au moins à 10-15 ans" et s'inquiète donc de savoir s'il pourra "utiliser cet appartement de manière vivable" ou "devoir fuir comme tout le monde parce qu'il fait trop chaud".

Alors que l'Europe occidentale a connu son début d'été le plus chaud enregistré selon l'observatoire européen du changement climatique, un logement sur deux en France serait une bouilloire thermique, surnom donné aux habitations qui se réchauffent très vite, estime le cabinet Pouget Consultants et Ignes.

Pour Sophie Bourg, directrice marketing de la plateforme d'annonces leboncoin immobilier, les canicules ne sont plus perçues par les Français "comme des épiphénomènes" mais "sont vraiment intégrées comme étant structurelles dans les choix résidentiels". "La fraîcheur, le confort d'été sont devenus un critère immobilier à part entière", assure-t-elle.

Un tiers des répondants à un sondage mené en ligne par la société en juin disaient ne pas exclure de déménager si les canicules s'intensifient.

- "Plus un tabou" -

Exposition, étage, piscine, volets, possibilité de faire des courants d'air, espaces extérieurs, terrasse ombragée et même présence d'arbres dans le quartier font désormais partie des critères et discussions que les professionnels de l'immobilier interrogés par l'AFP voient émerger.

Quant à la climatisation, sa possible généralisation a fait l'objet d'intenses débats politiques en France en début d'été, car elle est vue par certains comme un simple remède à l'inaction face au changement climatique et provoque des rejets de chaleur à l'extérieur.

Mais lors des recherches de logement, "ce n'est plus du tout un tabou", tranche Yann Jéhanno, président du réseau immobilier Laforêt.

"Les acquéreurs ne regardent plus seulement le logement, mais plutôt son habitabilité. Ils ne vont plus se contenter seulement du diagnostic de performance énergétique, mais interroger les agents immobiliers avec des questions très concrètes sur la température pendant la dernière vague de chaleur, s'il est possible d'aérer la nuit, si on dort bien dans les chambres", détaille-t-il.


Présidentielle: Bayrou souhaite une grande primaire entre "tous ceux qui rejettent les extrêmes"

Le maire sortant de Pau et candidat centriste du MoDem à sa réélection, François Bayrou, s’apprête à voter lors du premier tour des élections municipales françaises de 2026 à Pau, dans le sud-ouest de la France, le 15 mars 2026. (Photo : AFP)
Le maire sortant de Pau et candidat centriste du MoDem à sa réélection, François Bayrou, s’apprête à voter lors du premier tour des élections municipales françaises de 2026 à Pau, dans le sud-ouest de la France, le 15 mars 2026. (Photo : AFP)
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  • François Bayrou appelle à une grande primaire des forces démocrates et réformistes, de la social-démocratie aux gaullistes, pour désigner un candidat commun d’ici fin janvier ou début février 2027
  • Il estime qu’en l’absence d’un rassemblement, le risque d’un second tour opposant l’extrême droite à l’extrême gauche serait maximal et invite les candidats potentiels à clarifier leurs intentions dès la rentrée

PARIS: Face au "risque" d'un second tour Mélenchon-Le Pen en 2027, l'ex-Premier ministre centriste François Bayrou plaide, dans un entretien dimanche au Figaro, pour une grande primaire de "tous ceux qui rejettent les extrêmes", afin de désigner un candidat unique d'ici février.

Pour François Bayrou, "le risque maximum, c'est un deuxième tour entre l'extrême droite et l'extrême gauche" et cette "catastrophe" se produira "si nous ne portons pas au deuxième tour un candidat capable de rassembler tous les démocrates réformistes".

Or, selon le patron du MoDem, soutien d'Emmanuel Macron en 2017 et 2022, aucun des prétendants déclarés au sein de cet espace politique n'est aujourd'hui en mesure de fédérer aussi largement.

Pas même Edouard Philippe, pourtant le mieux placé dans les sondages: "Il défend sa position, c'est légitime. Mais qui porte le profond renouvellement attendu?", regrette M. Bayrou.

Lui-même trois fois candidat à l'Elysée, l'ex-maire de Pau considère donc que "tous ceux qui rejettent les extrêmes doivent accepter d'organiser une compétition entre les candidats potentiels (...) du Parti socialiste, dans sa version sociale-démocrate, jusqu'aux gaullistes".

Une grande primaire où "chacun défend sa vision de l'avenir et un vote le plus ouvert possible a lieu fin janvier ou début février pour décider", ce qui laissera au lauréat "deux mois pleins de campagne", bien assez pour remporter un scrutin qui "se joue à la fin, parfois la dernière semaine", selon M. Bayrou.

Dans le cas contraire, faute d'une méthode pour départager les postulants, "si ça ne se fait pas par un accord large, parce que tout le monde est déraisonnable, ça se fera par effraction, par bousculade", prédit-il.

Quoi qu'il en soit, "tous ceux qui veulent se présenter doivent maintenant s'exprimer" d'ici septembre, car "la période des présentations, c'est la rentrée", avant "la décantation et la confrontation".

"Il faut sortir de l'ambiguïté générale (...) Il est temps d'y voir clair", insiste le leader centriste, qui énumère une liste de personnalités aux intentions plus ou moins claires, de Bernard Cazeneuve à Michel Barnier, en passant par Xavier Bertrand et Bruno Le Maire, jusqu'à François Baroin et Yaël Braun-Pivet.

Au passage, il vante les mérites de l'ex-commissaire européen Thierry Breton, "enraciné dans la grande famille démocrate et réformatrice" mais qui "n'a pas appartenu au pouvoir sortant" et qui dispose d'une "capacité à réunir très largement en raison de son expérience".


Risque de feux de forêt : la Gironde repasse en vigilance rouge

Une ligne pare-feu, une zone de rupture de la végétation, aménagée par des habitants près de Lège-Cap-Ferret, à l’ouest de Bordeaux, le 29 juillet 2026, lors des incendies de forêt en Gironde, dans le sud-ouest de la France. (AFP)
Une ligne pare-feu, une zone de rupture de la végétation, aménagée par des habitants près de Lège-Cap-Ferret, à l’ouest de Bordeaux, le 29 juillet 2026, lors des incendies de forêt en Gironde, dans le sud-ouest de la France. (AFP)
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  • La Gironde repasse en vigilance rouge face au risque de feux de forêt, avec des températures pouvant atteindre 38 °C et de nouvelles restrictions pour prévenir les incendieS
  • Le mégafeu de Saumos, désormais maîtrisé mais toujours sous surveillance, a ravagé 42 000 hectares, détruit 240 maisons et entraîné l’évacuation de plus de 220 000 personnes

BORDEAUX: La Gironde, où 42.000 hectares ont brûlé en raison d'un mégafeu "fixé" le 1er août, est repassée samedi midi en vigilance rouge pour les risques de feux de forêt, le quatrième niveau sur une échelle de cinq, a annoncé la préfecture.

La décision, prise "au regard de l'évolution météorologique défavorable", avec des pointes de chaleur avoisinant les 38°C dans le Sud-Ouest selon Météo-France, "entraîne le renforcement des mesures de prévention et de restriction", précise la préfecture dans un communiqué. Les manifestations festives, sportives et culturelles sont notamment interdites dans les "espaces exposés" des "communes à dominante forestière".

Dans l'ensemble du département, plusieurs activités susceptibles de provoquer des incendies sont interdites : utiliser un chalumeau pour débroussailler ou des lanternes volantes, brûler des déchets verts, tirer des feux d'artifice, sauf ceux d'initiative publique depuis une plage, en dehors des zones exposées et en direction du large.

L'incendie déclenché le 22 juillet à Saumos, à l'ouest de Bordeaux, a brûlé 42.000 hectares - une superficie correspondant à quatre fois celle de Paris -, détruit 240 maisons et contraint à l'évacuation de plus de 220.000 personnes. Ce mégafeu, le plus dévastateur depuis 1949, est considéré comme "maîtrisé" par les autorités, mais reste sous surveillance étroite.