L'autonomisation des jeunes au cœur de la COP16

Parmi les sujets les plus urgents abordés lors de la COP16 figure la nécessité de donner aux jeunes un siège à la table des décisions. (Photo AN)
Parmi les sujets les plus urgents abordés lors de la COP16 figure la nécessité de donner aux jeunes un siège à la table des décisions. (Photo AN)
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Publié le Vendredi 06 décembre 2024

L'autonomisation des jeunes au cœur de la COP16

  • L'autonomisation des jeunes s'est imposée comme un point central de la conférence de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification
  • La COP16 a mis en lumière des initiatives innovantes menées par des jeunes et s'est penchée sur les défis systémiques auxquels sont confrontés les jeunes leaders pour faire progresser la gestion durable des terres

RIYAD : L'autonomisation des jeunes s'est imposée comme un point central de la conférence de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.

La COP16 a mis en lumière des initiatives innovantes menées par des jeunes et s'est penchée sur les défis systémiques auxquels sont confrontés les jeunes leaders pour faire progresser la gestion durable des terres.

La conférence, qui a débuté le 2 décembre, s'inscrit dans la Vision 2030 de l'Arabie saoudite et dans l'engagement du Royaume à impliquer sa jeunesse dans la lutte contre les défis climatiques. Les discussions clés ont souligné l'importance d'intégrer les voix des jeunes dans les processus d'élaboration et de prise de décision des politiques.

Catalyseurs de changement
Parmi les sujets les plus urgents abordés lors de la COP16 figure la nécessité de donner aux jeunes un siège à la table des décisions.

Lors des préparatifs de la conférence, Catarina Lorenzo, une jeune militante climatique de 16 ans, a plaidé avec passion pour inclure les jeunes générations dans la conception de solutions aux crises environnementales qu'elles hériteront.

« Lorsque nous faisons place aux enfants à la table, nous faisons également entendre la voix de la nature », a-t-elle expliqué. « Des actions efficaces doivent être prises maintenant. Nous voulons participer aux espaces de négociation, et au-delà, nous voulons être pris au sérieux. »

Cette urgence a été reprise par Jorge Leyva de l’Association internationale des étudiants forestiers, qui a déclaré que, bien que les voix des jeunes soient de plus en plus visibles dans les forums mondiaux, leur influence sur les décisions politiques reste limitée.

« Nous sommes la prochaine génération, et nous n’allons pas attendre », a-t-il déclaré. « Si nous n’avons pas de place à la table maintenant, comment saurons-nous ce qui vient ensuite ? » Leyva a souligné la frustration ressentie par de nombreux jeunes leaders, souvent relégués à des rôles d’observateurs plutôt qu’à des discussions substantielles.

L'autonomisation des jeunes
En tant que pays hôte de la COP16, l’Arabie saoudite a mis en avant son engagement en faveur de l’autonomisation des jeunes à travers des initiatives telles que l’Initiative Verte Saoudienne, qui a mobilisé des milliers de jeunes Saoudiens dans des projets de reboisement et de restauration des terres.

« L’Arabie saoudite donne l’exemple en intégrant les jeunes au cœur de ses efforts de durabilité », a déclaré Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de la CNULCD. « L’autonomisation des jeunes est essentielle pour parvenir à une gestion durable des terres. Leurs voix apportent des perspectives nouvelles et la volonté d’innover, indispensables pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. »

Parmi les initiatives mises en avant, un projet porté par de jeunes Saoudiens utilise des drones pour planter des graines dans des zones dégradées, alliant technologie et techniques traditionnelles de restauration des terres.

Initiatives menées par les jeunes 
La COP16 a également offert une plateforme aux jeunes leaders du monde entier pour partager leurs solutions à la dégradation des terres.

Lorenzo a souligné les connaissances uniques que les enfants et les jeunes apportent à ces discussions. « Les enfants sont souvent les plus vulnérables aux impacts du changement climatique, qu’il s’agisse des inondations ou de la perte d’opportunités éducatives », a-t-elle expliqué. « Nous sommes les mieux placés pour parler des impacts que nous subissons et de ce dont nos communautés ont besoin. »

Ces perspectives ne sont pas seulement essentielles, elles sont aussi souvent transformatrices. Qu'il s'agisse d'utiliser les réseaux sociaux pour sensibiliser aux défis environnementaux locaux ou d'exploiter les savoirs autochtones dans la gestion des terres, les projets dirigés par des jeunes ont démontré la puissance de la combinaison entre activisme local et technologies innovantes.

Malgré ces succès, les participants à la COP16 ont relevé des obstacles importants à l'implication des jeunes. Lorenzo a mis en avant le manque de soutien financier pour les projets menés par des jeunes, notant que seulement 2 % des financements philanthropiques mondiaux bénéficient directement aux enfants et aux jeunes.
« Cela doit changer », a-t-elle affirmé.

Leyva a ajouté que les jeunes leaders se sentent souvent ignorés par les décideurs plus âgés : « Ils pensent que parce que nous sommes étudiants ou trop jeunes, nous n’avons pas les connaissances nécessaires pour contribuer. Mais nous avons une perspective différente — enracinée dans les réalités et défis actuels, que les générations plus âgées ne saisissent pas toujours pleinement. »

Pour combler ces lacunes, la COP16 a introduit des mesures visant à renforcer la participation des jeunes, notamment des programmes de mentorat pour développer une expertise technique en gestion durable des terres et des engagements à intégrer les perspectives des jeunes dans les cadres politiques.

Collaboration internationale 
La conférence a également facilité le partage transfrontalier des connaissances, avec de jeunes représentants d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine qui ont discuté de leurs approches de la lutte contre la dégradation des terres.
Des délégués du Burkina Faso, par exemple, ont expliqué comment la combinaison de pratiques agricoles traditionnelles et d’outils modernes a permis de renforcer la résilience face à la sécheresse.

« Lorsque nous partageons nos expériences et nos connaissances au-delà des frontières, nous créons une base plus solide pour des actions durables », a déclaré un délégué.

Vers des résultats concrets 
En plus de ses programmes nationaux, l’Arabie saoudite joue un rôle de leader dans la région en promouvant l’engagement des jeunes en faveur de la durabilité environnementale. Le Projet national d’afforestation du Royaume, qui vise à planter 10 milliards d’arbres, a activement impliqué les jeunes dans la planification et la mise en œuvre.
Les délégués saoudiens ont exprimé leur fierté pour les efforts de leur pays et, à mesure que la COP16 progresse, l’accent mis sur l’autonomisation des jeunes reste un thème clé. Pour les jeunes leaders comme Lorenzo et Leyva, l’événement représente une opportunité vitale pour amplifier leurs voix et pousser à des résultats concrets. Cependant, ils insistent sur le fait que leur participation doit mener à des actions, et non seulement à une reconnaissance.

« Les négociateurs applaudissent nos discours », a noté Lorenzo, « mais lorsque vient le moment de créer des résolutions, nos contributions sont souvent ignorées. Cela doit changer. »

En offrant une plateforme aux jeunes leaders pour se connecter avec les acteurs mondiaux et partager leurs idées, la COP16 a franchi une étape importante vers la promotion de la collaboration intergénérationnelle.

Bien que des défis importants subsistent, les initiatives et discussions présentées jusqu’à présent tracent une voie claire vers un monde plus résilient et durable — porté, en partie, par l’énergie et la créativité des jeunes.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


La dette française dépasse les 3.500 milliards d'euros, en pleine préparation du budget 2027

La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques. (AFP)
La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques. (AFP)
  • La situation de la dette française est "assez délicate", estime Mathieu Plane, économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "parce qu'on n'est pas du tout dans une zone de stabilité ou de décrue"
  • "Depuis 2007, en points de PIB, la dette a quasiment doublé", car elle ne pesait alors que 65,5% du PIB

PARIS: La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques.

La dette publique a augmenté à 3.536,1 milliards d'euros, pour s'établir à 117,5% du produit intérieur brut (PIB), a annoncé jeudi l'Institut national de la statistique (Insee).

Cela représente une augmentation de 75,6 milliards d'euros par rapport à fin 2025, où elle était de 3.460,5 milliards d'euros, soit 115,7% du PIB. Elle avait alors baissé sur un trimestre mais continué à grimper par rapport à fin 2024, où elle était de 3.306,1 milliards et pesait 112,6% du PIB.

La situation de la dette française est "assez délicate", estime Mathieu Plane, économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "parce qu'on n'est pas du tout dans une zone de stabilité ou de décrue".

"Depuis 2007, en points de PIB, la dette a quasiment doublé", car elle ne pesait alors que 65,5% du PIB, ajoute-t-il. "On a depuis 20 ans des chocs macroéconomiques qui font que les dettes publiques ont beaucoup augmenté", mais "depuis quelques années la France décroche de la moyenne européenne".

Entre 2019 et 2025, la France a connu "la plus forte progression, après celle de la Finlande," de sa dette en points de PIB, relève le spécialiste des finances publiques François Ecalle.

"Ce qui l'explique, c'est le niveau du déficit", et "la plupart des gouvernements en sont responsables depuis 50 ans", estime-t-il.

Premier poste de l'Etat 

Deuxième économie de la zone euro derrière l'Allemagne, la France en est l'un des cancres budgétaires. Elle affiche le deuxième déficit le plus élevé, à 5,1% du PIB en 2025, derrière la Belgique (5,2%). Un niveau trop important pour lui permettre de stabiliser sa dette, la troisième plus élevée (par rapport au PIB) après celles de la Grèce et de l'Italie.

"Notre position relative, par rapport aux autres pays, s'est nettement dégradée", renchérit Bruno Cavalier, économiste chez Oddo BHF.

Dans le budget, le poste consacré au remboursement de la dette est devenu le premier de l'Etat, devant celui de l'Education (hors pensions), rappelait récemment le ministre français de l'Economie Roland Lescure lors d'un colloque à la Cour des comptes, évoquant un "coût de la dette record".

Le service de la dette de l'Etat devrait ainsi atteindre 64 milliards d'euros en 2026, et "pourrait augmenter jusqu'à 100 milliards dans les années qui viennent", avait-il ajouté.

"Notre charge d'intérêts de la dette va mécaniquement augmenter" car "le renouvellement de la dette va nous coûter plus cher qu'avant", souligne Mathieu Plane. "C'est très important d'être crédibles pour garantir un financement bon marché" des investisseurs.

Le gouvernement français veut afficher une trajectoire vertueuse: il s'est fixé comme objectif un déficit à 5% en 2026, avec une dette à 118,4% du PIB, avant de ramener son déficit sous 3% en 2029, avec une dette stabilisée à 118% du PIB.

Comité d'alerte 

Mais la tâche s'annonce ardue. Selon une étude réalisée par quatre économistes de l'Institut des politiques macroéconomiques et internationales (i-MIP), il existerait un peu plus d'une chance sur deux (55%) de rater la cible des 118% du PIB en 2029.

Le redressement des finances publiques est d'autant plus complexe que le gouvernement, en quête d'un budget pour 2027 - dont il doit présenter les grandes lignes mi-juillet -, a promis d'éviter les hausses d'impôts.

Pour faire le point sur la situation, il réunira prochainement un Comité d'alerte des finances publiques. Ce Comité devrait être l'occasion d'annoncer de nouvelles coupes budgétaires pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, après déjà 6 milliards d'euros d'économies présentées en avril.

Dans un contexte économique difficile, le gouvernement devrait aussi abaisser ses prévisions de croissance pour 2026, actuellement de 0,9%. La Banque de France a revu à la baisse les siennes à 0,5% du PIB (contre 0,9% avant). L'Insee, elle, table sur 0,7%.

Face à une équation budgétaire complexe, le ministre des Comptes publiques David Amiel a aussi missionné quatre économistes pour réfléchir à des scénarios de redressement des finances publiques dès 2027. Ils devraient rendre leurs conclusions début juillet.

 


Vision Golfe 2026 confirme son rôle de moteur du partenariat économique entre la France et le CCG

L’événement a été inauguré par Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, ainsi que par Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, aux côtés de Louis Margueritte, directeur général de Business France. (Photo fournie)
L’événement a été inauguré par Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, ainsi que par Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, aux côtés de Louis Margueritte, directeur général de Business France. (Photo fournie)
  • Organisé par Business France, le forum s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour les acteurs économiques souhaitant renforcer les liens commerciaux et d’investissement entre les deux régions
  • L’événement a été inauguré par Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, ainsi que par Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité

PARIS:  L’édition 2025 de Vision Golfe a confirmé son statut de principale plateforme de coopération économique entre la France et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), réunissant à Paris plus de 1 200 participants, parmi lesquels des ministres, de hauts responsables gouvernementaux et des dirigeants d’entreprises de premier plan venus de France et de l’ensemble de la région du Golfe.

Organisé par Business France, le forum s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour les acteurs économiques souhaitant renforcer les liens commerciaux et d’investissement entre les deux régions, dans un contexte marqué par la diversification économique des pays du Golfe et la recherche de nouveaux partenariats stratégiques.

L’événement a été inauguré par Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, ainsi que par Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, aux côtés de Louis Margueritte, directeur général de Business France.

La forte présence de responsables du Golfe a également marqué cette édition. Parmi eux figuraient Son Excellence l’ingénieur Khalid bin Saleh Al-Mudaifer, vice-ministre saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales, Son Excellence Mohammed Abdulrahman Al Hawi, sous-secrétaire au ministère de l’Investissement des Émirats arabes unis, ainsi que Son Excellence Khalid Ebrahim Humaidan, gouverneur de la Banque centrale de Bahreïn. Leur participation a illustré la volonté commune de franchir une nouvelle étape dans la coopération économique entre la France et les pays du CCG.

Tout au long de la journée, les échanges ont porté sur plusieurs secteurs stratégiques appelés à façonner l’économie de demain, notamment l’énergie, l’intelligence artificielle, l’industrie, la santé, la sécurité alimentaire et l’investissement. Plus de 3 500 rencontres d’affaires (B2B) ont été organisées, offrant aux entreprises françaises et du Golfe l’opportunité d’explorer de nouvelles perspectives de collaboration.

Au-delà des discussions, le forum a débouché sur des résultats concrets avec la signature de plusieurs protocoles d’accord stratégiques. Parmi les annonces marquantes figure un partenariat dans le domaine des technologies quantiques entre Quandela et Mekdam Holding Group, illustrant l’intérêt croissant du Golfe pour les technologies de pointe.

Dans le secteur de la sécurité alimentaire, un autre accord a été conclu entre SEMMARIS, gestionnaire du Marché International de Rungis, et Abu Dhabi Food Hub. Cette coopération vise à renforcer les échanges de savoir-faire et à soutenir le développement de chaînes d’approvisionnement alimentaires plus résilientes et innovantes.

Ces accords témoignent du rôle croissant de Vision Golfe en tant que catalyseur de partenariats concrets entre la France et les pays du Golfe. Alors que les économies de la région poursuivent leur transformation dans le cadre de stratégies ambitieuses telles que la Vision 2030 saoudienne ou les plans de diversification économique des Émirats arabes unis et de Bahreïn, le forum apparaît plus que jamais comme un espace privilégié pour construire des collaborations durables, fondées sur l’innovation, l’investissement et la confiance mutuelle.


Troisième édition du « French-Saudi youth business club »: un dialogue porté par l’innovation la culture et la jeunesse

Rahma Alazhrani et Caroline Petroque- Gomer s’exprimant ensemble lors de la rencontre. (Photo Arlette Khouri)
Rahma Alazhrani et Caroline Petroque- Gomer s’exprimant ensemble lors de la rencontre. (Photo Arlette Khouri)
  • Dans le prolongement de l’événement « Vision Golfe », cette rencontre a rassemblé entrepreneurs, institutions et jeunes talents autour d’une ambition commune : construire des partenariats durables tournés vers l’avenir
  • Au cœur des échanges, la transformation profonde engagée par l’Arabie saoudite dans le cadre de la Vision 2030 a occupé une place centrale, comme l’a souligné Axel Baroux, directeur régional de Business France pour le Moyen-Orient

PARIS: La troisième édition du « French-Saudi Business Youth », qui s’est tenue à Paris à l’Institut du monde arabe, a confirmé la vitalité du dialogue entre la France et l’Arabie saoudite.

Dans le prolongement de l’événement « Vision Golfe », cette rencontre a rassemblé entrepreneurs, institutions et jeunes talents autour d’une ambition commune : construire des partenariats durables tournés vers l’avenir.

Au cœur des échanges, la transformation profonde engagée par l’Arabie saoudite dans le cadre de la Vision 2030 a occupé une place centrale, comme l’a souligné Axel Baroux, directeur régional de Business France pour le Moyen-Orient.

« Ce dialogue ne cesse de se renforcer et de se structurer autour de stratégies ambitieuses », a-t-il souligné, en insistant sur le fait que le Royaume connaît « une transformation économique majeure, portée par des projets gigantesques, un développement culturel affirmé et des investissements massifs dans de nombreux secteurs ».

Dans ce contexte, les entreprises françaises disposent d’une opportunité stratégique. Business France joue un rôle clé en facilitant leur implantation, en identifiant les bons partenaires locaux et en accompagnant leur développement sur le long terme.

Les secteurs concernés sont nombreux : infrastructures, énergie, technologies, environnement, mais aussi industries culturelles.

IMA
Le fondateur et président du « French Saudi Hoth Business Club » prononçant un mot d’ouverture. (Photo Arlette Khouri)

La dimension culturelle a également été largement mise en avant. Plusieurs interventions ont rappelé que l’architecture constitue souvent « la première impression qu’un visiteur perçoit d’un pays ».

Elle ne se limite pas à la construction de bâtiments, mais reflète une identité, une histoire et une vision. En Arabie saoudite, les nouveaux projets intègrent cette dimension en cherchant à préserver l’authenticité culturelle tout en accompagnant la modernisation.

Cette approche se traduit par une volonté de créer des espaces où « culture et hospitalité » occupent une place centrale.

Les projets sont conçus pour offrir une expérience globale, mêlant patrimoine, innovation et qualité d’accueil, dans le but de construire des environnements qui ne soient pas seulement fonctionnels, mais également porteurs de sens et d’émotion.

La coopération franco-saoudienne s’inscrit pleinement dans cette logique, et l’expertise française, notamment dans les domaines de l’architecture, du design et de la culture, est perçue comme une source d’inspiration et un partenaire naturel pour accompagner ces transformations.

Par ailleurs, les témoignages d’entrepreneuses engagées dans la cybersécurité ont apporté un éclairage concret sur les conditions de réussite de cette coopération.

Elles ont rappelé que « la cybersécurité repose avant tout sur la confiance : confiance dans les données, dans les outils et dans les partenaires ».

Construire cette confiance suppose de prendre le temps de comprendre les contextes culturels et les modes de fonctionnement de chacun, car « avant de faire du business, il faut comprendre qui nous sommes et avec qui nous travaillons », ont-elles souligné.

Trois idées fortes se dégagent de cette rencontre : la complémentarité des profils, la nécessité de comprendre les contextes et l’importance de la résilience.

Dans un environnement en mutation rapide, tous les projets n’avancent pas au même rythme, mais la persévérance reste essentielle.

Enfin, la jeunesse apparaît comme un moteur fondamental de cette dynamique. Au-delà de l’âge, elle incarne un état d’esprit fait de curiosité, d’ouverture et de capacité d’adaptation. Elle est appelée à jouer un rôle clé dans la construction de passerelles entre les deux pays.