En Syrie, le Premier ministre chargé de la transition promet la stabilité

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Publié le Mercredi 11 décembre 2024

En Syrie, le Premier ministre chargé de la transition promet la stabilité

  • M. Bachir a été désigné par le "commandement général" de la coalition rebelle "Premier ministre chargé de diriger le gouvernement transitoire jusqu'au 1er mars", selon un communiqué
  • Les dirigeants israéliens semblent craindre que le chaos ne s'établisse en Syrie et agissent en conséquence, selon les experts.

DAMAS: Le Premier ministre chargé de la transition en Syrie, Mohammad al-Bachir, aussitôt nommé, a promis calme et stabilité mardi aux Syriens, deux jours après la chute du pouvoir de Bachar al-Assad lors d'une offensive fulgurante d'une coalition de rebelles.

Abondant dans le même sens, Abou Mohammad al-Jolani, le chef du groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS) à la tête de la coalition rebelle, a affirmé à Sky News depuis Damas que "les gens sont épuisés par la guerre. Le pays n'est pas prêt pour une autre, et ne va pas se retrouver dans une autre (guerre)".

Après la fuite de M. Assad en Russie et l'entrée des rebelles à Damas dimanche, la vie a repris son cours dans la capitale syrienne où les commerces ont rouvert. Mais pour beaucoup de Syriens, la priorité reste la quête de proches disparus happés par des décennies de féroce répression du clan Assad.

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a dit que les Etats-Unis "reconnaîtront et soutiendront pleinement un futur gouvernement syrien issu d'un processus (politique) inclusif".

"Il est temps pour ce peuple de jouir de la stabilité et du calme (...) et de savoir que son gouvernement est là pour lui fournir les services dont il a besoin", a déclaré M. Bachir dans une interview à la chaîne al Jazeera.

Il a présidé une réunion regroupant les nouveaux ministres et ceux du pouvoir déchu. "La mission du gouvernement intérimaire consiste à préserver la stabilité des institutions et à éviter la désintégration de l’Etat", a-t-il dit.

"Scénarios terrifiants" 

M. Bachir a été désigné par le "commandement général" de la coalition rebelle "Premier ministre chargé de diriger le gouvernement transitoire jusqu'au 1er mars", selon un communiqué.

Né en 1983, il a dirigé ces dernières années l'administration des rebelles à Idleb, leur fief dans le nord-ouest du pays.

HTS, aidé de factions alliées, a lancé le 27 novembre à partir d'Idleb l'offensive éclair qui a entraîné la chute du pouvoir et permis à la coalition rebelle de s'emparer de la grande partie du pays.

Mardi soir, les rebelles ont également affirmé s'être emparés de la ville de Deir Ezzor, dans l'est du pays. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a indiqué que les forces kurdes s'étaient retirées en direction des localités environnantes.

Ancienne branche syrienne d'Al-Qaïda, HTS affirme avoir rompu avec le jihadisme, alors que des pays occidentaux, dont les Etats-Unis, le classent terroriste.

Avant la nomination de M. Bachir , l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a indiqué être en contact avec HTS, soulignant que cette organisation et les autres groupes armés "ont envoyé un message positif au peuple syrien".

"Le test le plus important" sera la mise en œuvre de la transition, a-t-il néanmoins souligné.

La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a parlé "d'énormes défis" à venir, espérant que la Syrie ne répète pas les "scénarios terrifiants" de l'Irak, de la Libye et de l'Afghanistan.

Raids israéliens 

Dès la chute de M. Assad, ennemi d'Israël, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que son pays ne "permettra à aucune force hostile de s'établir à sa frontière".

L'armée a dit avoir mené en 48 heures des centaines de frappes dans plusieurs villes de Syrie voisine contre des sites militaires stratégiques "pour empêcher qu'ils ne tombent aux mains d’éléments terroristes".

Les dirigeants israéliens semblent craindre que le chaos ne s'établisse en Syrie et agissent en conséquence, selon les experts.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a ordonné à l'armée d'établir "une zone exempte d'armes et de menaces terroristes dans le sud de la Syrie". Auparavant, les troupes israéliennes ont pris position "dans la zone tampon" à la lisière de la partie du Golan syrien occupée par Israël.

Selon un officiel de l'ONU à New York, qui a demandé à rester anonyme, les forces israéliennes occupent sept positions dans la zone tampon.

"Prisons secrètes"

Après la prise de vastes régions du pays, les rebelles ont ouvert les prisons pour libérer les détenus.

Dans les prisons et sur les réseaux sociaux, les Syriens cherchent depuis plusieurs jours leurs proches.

A la prison tristement célèbre de Saydnaya près de Damas, Sleimane Kahwaji, un secouriste, est revenu après y avoir été détenu "55 jours sous terre" en 2014 dans un cachot surpeuplé. Il dit avoir vu mourir deux compagnons d'infortune.

Depuis le début du conflit en Syrie déclenché par la répression de manifestations prodémocratie en 2011, plus de 100.000 personnes ont péri dans les prisons syriennes, estimait en 2022 l'OSDH.

Les Casques blancs, une organisation de secouristes syriens, ont annoncé avoir demandé à l'ONU de faire pression sur la Russie pour qu'elle obtienne de Bachar al-Assad les plans des "prisons secrètes" en Syrie.

55 soldats tués 

M. Jolani - Ahmed al-Chareh de son vrai nom - a indiqué précédemment avoir "accordé l'amnistie" au personnel subalterne de l'armée et des forces de sécurité.

Mardi, l'OSDH a rapporté que 55 soldats syriens qui avaient pris la fuite pendant l'offensive rebelle avaient été exécutés par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le désert du centre syrien.

L'ONG a également indiqué que les combats entre milices pro-turques et forces kurdes avaient fait 218 morts en trois jours dans la région de Manbij (nord du pays).

 


Egypte: 16 morts, dont dix Jordaniens, dans un accident de bus dans le Sinaï

Un accident de bus dans la péninsule du Sinaï, en Egypte, a fait 16 morts et 28 blessés mercredi, a indiqué le ministère de la Santé, dans un pays aux infrastructures vétustes où les morts de la route sont nombreux. (Photo d'illustration)
Un accident de bus dans la péninsule du Sinaï, en Egypte, a fait 16 morts et 28 blessés mercredi, a indiqué le ministère de la Santé, dans un pays aux infrastructures vétustes où les morts de la route sont nombreux. (Photo d'illustration)
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  • L'accident s'est produit sur la route reliant les villes touristiques de Dahab et Nuweiba. Vingt ambulances ont été dépêchées sur place pour évacuer les blessés et leur prodiguer les premiers soins, a ajouté le ministère
  • La région est une destination touristique réputée pour sa biodiversité marine, ses paysages naturels et ses sentiers de randonnée en montagne

LE CAIRE: Un accident de bus dans la péninsule du Sinaï, en Egypte, a fait 16 morts et 28 blessés mercredi, a indiqué le ministère de la Santé, dans un pays aux infrastructures vétustes où les morts de la route sont nombreux.

Dix Jordaniens figurent parmi les victimes, a rapporté la chaîne officielle jordanienne Al-Mamlaka, précisant que le véhicule transportait au total 43 personnes, dont 22 ressortissants de Jordanie.

L'accident s'est produit sur la route reliant les villes touristiques de Dahab et Nuweiba. Vingt ambulances ont été dépêchées sur place pour évacuer les blessés et leur prodiguer les premiers soins, a ajouté le ministère.

Les causes n'ont pas été dévoilées.

La région est une destination touristique réputée pour sa biodiversité marine, ses paysages naturels et ses sentiers de randonnée en montagne.

De tels accidents sont fréquents en Egypte et sont souvent attribués aux comportements dangereux au volant, au mauvais entretien des véhicules et routes et à une application inégale du code de la route.

L'an dernier, près de 6.000 personnes ont été tuées à travers le pays, selon l'agence égyptienne des statistiques.

Le mois dernier, au moins 18 personnes, dont une majorité d'adolescents, ont péri dans un accident entre deux pick-up qui transportaient des ouvriers agricoles dans le nord de l'Egypte.


L'Iran dit avoir attaqué des cibles militaires américaines aux Emirats et au Koweït

Les forces iraniennes ont affirmé mercredi avoir lancé des attaques contre des cibles militaires américaines aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, après avoir déjà revendiqué des frappes sur la Jordanie et le Kurdistan irakien. (AFP)
Les forces iraniennes ont affirmé mercredi avoir lancé des attaques contre des cibles militaires américaines aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, après avoir déjà revendiqué des frappes sur la Jordanie et le Kurdistan irakien. (AFP)
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  • "Des dizaines de drones d'attaque (...) ont ciblé des systèmes radars et les positions des forces américaines sur les bases d'Al-Dhafra et Al-Minhad, aux Emirats arabes unis"
  • Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mercredi avoir attaqué des bases américaines dans la ville irakienne d'Erbil avec des drones et des missiles, selon les médias d'Etat iraniens

TEHERAN: Les forces iraniennes ont affirmé mercredi avoir lancé des attaques contre des cibles militaires américaines aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, après avoir déjà revendiqué des frappes sur la Jordanie et le Kurdistan irakien.

"Des dizaines de drones d'attaque (...) ont ciblé des systèmes radars et les positions des forces américaines sur les bases d'Al-Dhafra et Al-Minhad, aux Emirats arabes unis", ainsi que d'autres positions sur la base aérienne de Cheikh Issa, à Bahreïn, a affirmé l'armée dans un communiqué. Les Gardiens de la Révolution ont eux signalé des frappes sur le Koweït.

 


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.