L'ONU réclame 4 milliards de dollars américains pour l'aide aux Territoires palestiniens d'ici 2025

Des Palestiniens reçoivent des rations de nourriture cuisinée dans le cadre d'une initiative bénévole dans un camp de déplacés improvisé à Mawasi Khan Yunis dans la bande de Gaza assiégée, le 3 septembre 2024. (Photo AFP)
Des Palestiniens reçoivent des rations de nourriture cuisinée dans le cadre d'une initiative bénévole dans un camp de déplacés improvisé à Mawasi Khan Yunis dans la bande de Gaza assiégée, le 3 septembre 2024. (Photo AFP)
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Publié le Mercredi 11 décembre 2024

L'ONU réclame 4 milliards de dollars américains pour l'aide aux Territoires palestiniens d'ici 2025

  • L'objectif est de venir en aide « à l'ensemble de la population de Gaza, estimée à 2,1 millions de personnes, ainsi qu'à 900 000 personnes en Cisjordanie », a détaillé l'ONU dans son appel humanitaire.
  • L'ONU souligne que les besoins ont augmenté en Cisjordanie en raison de la détérioration de la situation.

GENEVE : Mercredi, l'ONU a demandé plus de 4 milliards de dollars pour apporter une aide humanitaire à trois millions de personnes dans les territoires palestiniens occupés l'an prochain.

L'objectif est de venir en aide « à l'ensemble de la population de Gaza, estimée à 2,1 millions de personnes, ainsi qu'à 900 000 personnes en Cisjordanie », a détaillé l'ONU dans son appel humanitaire.

L'ONU souligne que les besoins ont augmenté en Cisjordanie en raison de la détérioration de la situation.

L'appel humanitaire souligne également que l'ONU et ses partenaires estiment qu'au moins 6,6 milliards de dollars (6,3 milliards d'euros) sont nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires de 3,3 millions de personnes à Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est.

Mais partant du principe que les acteurs humanitaires vont continuer à être limités dans leur action en raison notamment de « restrictions sévères imposées » par Israël, l'appel humanitaire se concentre sur les « besoins les plus urgents et les plus critiques ».

Ainsi, les Nations unies, qui appellent Israël à « lever tous les obstacles à l'aide et faciliter pleinement les opérations humanitaires, y compris la distribution de biens essentiels aux Palestiniens dans le besoin », demandent au final 4,07 milliards de dollars pour venir en aide à 3 millions de personnes l'an prochain.

La guerre dans la bande de Gaza a été déclenchée par Israël après l'attaque sans précédent du Hamas sur son territoire le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1 206 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité dans la bande de Gaza.

Ce jour-là, 251 personnes ont été enlevées sur le sol israélien. Au total, 96 d'entre elles sont toujours otages à Gaza, dont 34 ont été déclarées mortes par l'armée.

Selon des données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza jugées fiables par l'ONU, l'offensive israélienne a fait plus de 44 800 morts dans la bande de Gaza, en majorité des civils.

Dans son appel, l'ONU souligne que « la rapidité et l'ampleur des tueries et des destructions dans la bande de Gaza sont sans précédent dans l'histoire récente ».

« Dans le même temps, la violence en Cisjordanie s'est fortement intensifiée » et « il existe un risque considérable que la situation s'aggrave également en Cisjordanie », ajoute l'organisation.


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".