Syrie: Jolani annonce que les factions seront "dissoutes" et demande une levée des sanctions

Cette photo fournie par le gouvernement intérimaire syrien montre l'envoyé spécial de l'ONU Geir Pedersen rencontrant le chef de Hayat Tahrir al-Sham (HTS) Abu Mohammed al-Jolani, qui utilise maintenant son vrai nom Ahmed al-Sharaa, à Damas le 15 décembre 2024. (AFP)
Cette photo fournie par le gouvernement intérimaire syrien montre l'envoyé spécial de l'ONU Geir Pedersen rencontrant le chef de Hayat Tahrir al-Sham (HTS) Abu Mohammed al-Jolani, qui utilise maintenant son vrai nom Ahmed al-Sharaa, à Damas le 15 décembre 2024. (AFP)
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Publié le Mardi 17 décembre 2024

Syrie: Jolani annonce que les factions seront "dissoutes" et demande une levée des sanctions

  • Le chef de la coalition dominée par des islamistes qui a pris le pouvoir en Syrie a annoncé lundi que les factions combattantes seront "dissoutes" dans l'armée et a jugé nécessaire une levée des sanctions internationales visant Damas
  • Ces groupes "seront dissouts et leurs combattants préparés à rejoindre les rangs du ministère de la Défense, et tous seront sous le coup de la loi", a affirmé Abou Mohammad al-Jolani, qui se fait appeler désormais par son vrai nom, Ahmad al-Chareh

DAMAS: Le chef de la coalition dominée par des islamistes qui a pris le pouvoir en Syrie a annoncé lundi que les factions combattantes seront "dissoutes" dans l'armée et a jugé nécessaire une levée des sanctions internationales visant Damas pour un retour des réfugiés après 13 ans de conflit.

La prise de Damas le 8 décembre par une coalition de groupes rebelles menés par les islamistes radicaux de HTS, au terme d'une offensive éclair, a fait tomber Bachar al-Assad, mettant fin à un plus d'un demi-siècle de règne sans partage.

Ces groupes "seront dissouts et leurs combattants préparés à rejoindre les rangs du ministère de la Défense, et tous seront sous le coup de la loi", a affirmé Abou Mohammad al-Jolani, qui se fait appeler désormais par son vrai nom, Ahmad al-Chareh, dans des propos rapportés par la chaîne Telegram de la coalition menée par le groupe sunnite radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS).

Unifier le pays morcelé par des années de guerre sanglante et où sont présentes de nombreuses factions aux allégeances divergentes et aux nombreuses minorités religieuses et ethniques reste un défi pour HTS.

Après la chute de Bachar al-Assad qui se posait en protecteur des minorités dans un pays majorité sunnite, HTS, ex-branche d'Al-Qaïda, et le gouvernement transitoire ont insisté sur le respect des droits de tous les Syriens.

Ahmad al-Chareh, a tenu ces propos lors d'une rencontre lundi avec des membres de la communauté druze, branche de l'islam chiite, estimée à environ 3% de la population syrienne d'avant-guerre.

"La Syrie doit rester unie, et il faut qu'il y ait un contrat social entre l'Etat et l'ensemble des confessions pour garantir une justice sociale", a-t-il dit devant les dignitaires druzes.

Plusieurs pays et organisations ont salué la chute d'Assad, disant cependant attendre de voir comment les nouvelles autorités allaient traiter les minorités du pays cosmopolite.

Lors d'un second entretien avec une délégation de diplomates britanniques, M. al-Chareh a en outre "évoqué l'importance de rétablir les relations" avec Londres et "souligné la nécessité de lever toutes les sanctions imposées à la Syrie afin de permettre le retour des réfugiés syriens dans leur pays", dans des propos rapportés sur Telegram.

Les nouvelles autorités syriennes s'emploient depuis une semaine à rassurer les capitales étrangères, qui prennent peu à peu contact avec leurs dirigeants tandis que l'économie du pays reste soumise à de sévères sanctions américaines et européennes.

HTS, qui affirme avoir rompu avec le jihadisme et présente un visage modéré reste classé "terroriste" par plusieurs capitales occidentales.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Retrait prochain des soldats américains de Syrie, selon la presse

Retrait prochain des soldats américains de Syrie, selon la presse
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  • Les États-Unis prévoient de retirer leurs 1.000 soldats de Syrie dans les deux prochains mois, selon le Wall Street Journal et CBS, après l’extension du contrôle du gouvernement syrien sur le territoire
  • Washington recentre son attention militaire sur l’Iran, avec des porte-avions déployés dans le Golfe et des frappes envisagées si aucun accord n’est trouvé sur le nucléaire iranien

WASHINGTON: Les Etats-Unis prévoient de retirer l'ensemble de leurs 1.000 soldats de Syrie au cours des deux prochains mois, selon la presse américaine.

Washington mettra fin à sa présence dans le pays, a indiqué le Wall Street Journal, après que le gouvernement syrien a étendu son contrôle sur le territoire et a annoncé fin janvier être parvenu à un accord pour intégrer à l'Etat syrien les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes, qui jouaient un rôle clé dans la lutte contre l'Etat islamique (EI).

Le média CBS a également fait état de ce projet, citant des responsables américains sous couverts d'anonymat.

Les forces américaines présentes en Syrie ont récemment amorcé leur retrait, notamment la semaine dernière des bases d'al-Tanf et d'al-Chaddadi, utilisées dans le cadre de la lutte menée par la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI).

Les Etats-Unis avaient soutenu les forces kurdes dans leur lutte contre les jihadistes de l'EI à partir de 2014.

Mais après le renversement de Bachar al-Assad fin 2024 et l'arrivée au pouvoir de l'islamiste Ahmad al-Chareh, ils ont soutenu le nouveau président dans sa détermination à imposer son autorité sur l'ensemble du territoire.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio s'est félicité dimanche de "la trajectoire" suivie par la Syrie, malgré "des jours difficiles".

Dernièrement, les Etats-Unis rassemblent aussi leur attention et leurs capacités militaires autour de l'Iran, qu'ils menacent de frapper si les deux ennemis ne parvenaient pas à conclure un accord au sujet du programme nucléaire iranien.

CNN et CBS ont rapporté mercredi que l'armée américaine était prête à mener des frappes sur l'Iran dès ce week-end, même si Donald Trump n'a selon eux pas encore pris de décision finale.

Washington a dépêché deux porte-avions dans le Golfe et dispose aussi de dizaines de milliers de soldats dans des bases à travers la région.

Sollicité, le Pentagone n'a pas donné de réponse dans l'immédiat à une demande de commentaires.


La médiation saoudienne permet la libération de détenus pakistanais en Afghanistan

Les trois Pakistanais ont été remis à la délégation saoudienne en visite. (X/@Zabehulah_M33)
Les trois Pakistanais ont été remis à la délégation saoudienne en visite. (X/@Zabehulah_M33)
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  • Le porte-parole du gouvernement afghan a indiqué que les détenus ont été libérés en signe de bonne volonté

DUBAÏ : L’Arabie saoudite a facilité la libération de trois détenus pakistanais retenus en Afghanistan, suite à une demande du Royaume et à la visite d’une délégation saoudienne à Kaboul avant le mois sacré du Ramadan.

Le porte-parole du gouvernement afghan, Zabihullah Mujahid, a déclaré mardi que les détenus avaient été libérés en signe de bonne volonté, reflétant la politique de l’Afghanistan de maintenir des relations positives avec les autres pays et en reconnaissance des efforts de médiation saoudiens.

Les trois Pakistanais avaient été capturés lors d’affrontements frontaliers entre les forces afghanes et pakistanaises le 12 octobre 2025, et ont été remis à la délégation saoudienne en visite.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com