De la COP16 à la FIFA 2034 : L'Arabie saoudite entre dans une nouvelle ère d'événements mondiaux

Anita Mendiratta, conseillère spéciale du secrétaire général de l'ONU pour le tourisme (Photo par AN, Abdulrhman Ben Shalhoub).
Anita Mendiratta, conseillère spéciale du secrétaire général de l'ONU pour le tourisme (Photo par AN, Abdulrhman Ben Shalhoub).
Anita Mendiratta participe à une table ronde (Photo par AN, Abdulrhman Ben Shalhoub).
Anita Mendiratta participe à une table ronde (Photo par AN, Abdulrhman Ben Shalhoub).
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Publié le Mardi 17 décembre 2024

De la COP16 à la FIFA 2034 : L'Arabie saoudite entre dans une nouvelle ère d'événements mondiaux

  • Le secteur de l'événementiel stimule le tourisme et l'économie au-delà des pics saisonniers, selon le sommet de Riyad.
  • « Lorsque vous avez une politique exceptionnelle en matière de visas électroniques, de facilitation des travaux, de transports efficaces et d'une hospitalité de qualité, vous devenez une destination de premier plan », selon Richard Attias.

Riyad : l'Arabie saoudite ne se contente pas de figurer sur la scène mondiale ; elle y exerce désormais une influence déterminante, en décrochant l'accueil de grands événements internationaux tels que la COP16, la Future Investment Initiative et le Misk Global Forum, tout en remportant récemment les appels d'offres pour la Coupe du monde de la FIFA 2034 et l'Exposition universelle 2030.

Fort de ses récentes réussites, le pays accueille actuellement le Sommet international sur les réunions, les incentives, les conférences et les expositions (MICE), un événement de trois jours qui se tient à Riyad jusqu'au 17 décembre. Ce sommet réunit des experts de renommée mondiale et des leaders du secteur touristique afin d'analyser l'impact de l'expansion rapide du secteur événementiel sur le paysage en évolution du royaume.

« L'importance de cet événement, ainsi que de tous ceux qui s'y inscrivent, réside non seulement dans l'événement en lui-même et la destination, le MICE à Riyad, mais aussi dans le fait que l'intérêt mondial pour cet événement est indéniable », déclare Anita Mendiratta, conseillère spéciale du secrétaire général de l'ONU pour le tourisme, à Arab News.

Anita Mendiratta, conseillère spéciale du secrétaire général de l'ONU pour le tourisme (Photo par AN, Abdulrhman Ben Shalhoub).
Anita Mendiratta, conseillère spéciale du secrétaire général de l'ONU pour le tourisme (Photo par AN, Abdulrhman Ben Shalhoub).

« Les gens veulent en faire partie. Ils souhaitent comprendre ce qui se passe dans le Royaume et ce qui suscite un tel enthousiasme. C'est un privilège de voir comment nous pouvons développer des partenariats à la fois dans le Royaume et dans le monde », ajoute-t-elle. 
Dans le cadre de l'ambitieuse Vision 2030, l'Arabie saoudite ne se contente pas d'améliorer ses secteurs du divertissement et du tourisme ; elle se transforme également en un siège mondial pour les événements internationaux.

Ce changement est stimulé par des investissements considérables dans les infrastructures, une politique accueillante envers le tourisme mondial et un paysage culturel en constante évolution, qui positionnent le Royaume comme un pôle d'attraction majeur pour une multitude d'événements internationaux.

Le secteur événementiel se distingue particulièrement par sa contribution à l'industrie touristique, étant le seul à générer un afflux constant de visiteurs tout au long de l'année. Cette dynamique favorise non seulement des visites répétées et des séjours prolongés, mais elle permet également une diffusion des retombées économiques à travers différentes régions du pays.

Mme Mendiratta a souligné cet avantage en déclarant : « Ainsi, pour une économie, en particulier une économie en développement, qui cherche à se développer grâce au tourisme, qui est un moyen fantastique de construire des économies, des sociétés, des cultures et de protéger l'environnement, le Sommet MICE est fantastique parce qu'il permet une fréquentation tout au long de l'année, et pas seulement pendant les saisons touristiques traditionnelles ».

Selon la conseillère, Riyad figure au premier plan en tant que point d'entrée mondial pour les événements et le tourisme, grâce à sa mobilité qui permet la connectivité des destinations au niveau national, régional et international, tout en offrant un accès facile à l'obtention de visas.

« C'est une magnifique porte d'entrée qui amplifie l'invitation du Royaume au monde », a-t-elle déclaré. « Grâce à la Vision 2030, des projets exceptionnels sont mis en place pour assurer la connectivité ferroviaire, maritime et routière, et si l'on ajoute à cela les méga-événements, la capacité de la destination à se développer s'en trouve absolument amplifiée ». 

Si les événements, y compris le sommet, créent des changements tangibles à petite échelle, ils s'inscrivent tous dans un plan directeur plus vaste et ambitieux visant à faire de l'Arabie saoudite un leader mondial dans les domaines de l'innovation, de l'environnement, du tourisme, de l'économie et des divertissements.

« La véritable force du Royaume réside dans le fait que les dirigeants soutiennent pleinement la Vision 2030, mais que chaque mégaprojet, chaque ville et chaque citoyen d'Arabie saoudite comprend le rôle crucial qu'il a à jouer. C'est cette adhésion collective qui garantit la pérennité de ce projet, mais aussi son héritage. Nous construisons ainsi l'Arabie saoudite pour les Saoudiens et pour les générations futures », a ajouté Mme Mendiratta.

Cette vision ambitieuse englobe la réalisation de plusieurs mégaprojets destinés à améliorer les opportunités d'emploi et la qualité de vie des résidents saoudiens, mais également à renforcer la position du Royaume en tant que destination touristique de premier plan à l'échelle mondiale.

La société saoudienne Qiddiya a récemment attiré l'attention pour son projet ambitieux visant à développer le secteur du divertissement en Arabie saoudite. Grâce à des partenariats stratégiques avec des entités locales et internationales, Qiddiya introduira des projets révolutionnaires dans le pays, tels que les parcs à thème Dragon Ball et Six Flags, ainsi que le circuit Speed Park, une initiative qui s'inscrit dans la dynamique croissante de la popularité de la Formule 1 dans la région.

Turki al-Rasheed, représentant de Qiddiya Investment Co., a affirmé à Arab News que la ville serait située au cœur des montagnes de Tuwaiq, qui s'étendent sur 1 400 km, et qu'elle permettrait aux visiteurs de s'immerger totalement dans le patrimoine et l'identité de Qiddiya.

« La ville est la première à être conçue selon la philosophie du pouvoir du jeu », a-t-il déclaré, soulignant que la société avait mené de nombreuses études démontrant que le jeu avait un impact significatif sur le mode de vie, le bien-être et la santé, et qu'il ne s'agissait pas seulement d'une activité de loisirs.

Turki al-Rasheed, représentant de la société saoudienne Qiddiya Investment Co. (Photo par AN, Abdulrhman Ben Shalhoub).
Turki al-Rasheed, représentant de la société saoudienne Qiddiya Investment Co. (Photo par AN, Abdulrhman Ben Shalhoub).

« C'est pourquoi nous ne nous contenterons pas de vivre, nous allons jouer. Qiddiya sera la capitale du sport, du divertissement et de notre culture », a-t-il ajouté. « Qiddiya City sera construite en plusieurs phases. La première phase comprendra le Speed Park, Aquarabia et Six Flags, les trois projets déjà annoncés. »

M. al-Rasheed a précisé que 8 % du parc d'attractions Six Flags étaient déjà achevés, et a promis de fournir bientôt une mise à jour sur l'avancement des autres projets.

Le sommet pourrait bien illustrer parfaitement l'évolution de l'ingénierie des événements. En règle générale, un événement est accueilli par une entreprise ou une destination, et les organisateurs sont responsables de sa mise en œuvre. Dans ce cas particulier, c'est l'Autorité générale saoudienne des congrès et des expositions qui a pris en charge l'intégralité de l'organisation de l'événement, depuis la conception jusqu'à la réalisation de la vision.

« À une époque marquée par de profondes transformations, le secteur MICE s'est imposé comme un catalyseur essentiel du progrès. En tant que leader mondial de l'industrie, le Sommet international MICE élargit les horizons de ce qui peut être réalisé lors de rencontres, de connexions et de moments de divertissement », explique Fahd al-Rasheed, président de l'Autorité, à l'Agence de presse saoudienne.

Richard Attias & Associates, l'un des principaux partenaires du Royaume pour des événements d'envergure tels que la Future Investment Initiative et le Hegra Noble Summit, a ensuite été mandaté pour organiser le sommet. 

M. Attias, vétéran de l'industrie de l'événementiel et fondateur, président et directeur général de l'Institut FII, confirme à Arab News : « Lorsque l'on observe toutes ces conférences, il est évident que nous ne nous contentons pas d'organiser des événements pour le seul plaisir d'en organiser. Nous créons des événements qui ont un réel impact sur l'humanité, mais comment ? En attirant les investisseurs ».

« Lorsqu'une conférence sur l'investissement transforme le paysage d'une ville et d'un pays, influence la conversation mondiale, et contribue à la création d'infrastructures exceptionnelles et à la génération d'emplois, on peut dire que l'on transforme les villes, que l'on crée des emplois et que l'on influence la conversation mondiale. »

M. Attias a ajouté que la région du CCG, et plus particulièrement l'Arabie saoudite, est devenue une destination incontournable pour l'industrie de l'événementiel pour plusieurs raisons, notamment la qualité de ses infrastructures de transport et de numérisation, ainsi que pour son écosystème économique dynamique et complet.

« Comme l'a souligné Mme Mendiratta, l'emplacement est également un facteur essentiel », ajoute-t-il. 

​ Richard Attias, fondateur et président de Richard Attias & Associates et directeur général du FII Institute (Photo par AN, Abdulrhman Ben Shalhoub). ​   ​ ​
Richard Attias, fondateur et président de Richard Attias & Associates et directeur général du FII Institute (Photo par AN, Abdulrhman Ben Shalhoub).

M. Attias a également souligné l'importance de la politique dans l'attractivité d'une destination : « En plus de cela, lorsque vous avez une politique exceptionnelle en matière de visas électroniques, de facilitation des travaux, de transports efficaces et d'hospitalité de qualité, vous devenez une destination de premier plan. »

L'expert expérimenté en gestion d'événements et de conférences a également mis en lumière le rôle essentiel de la technologie dans l'évolution du secteur. Il a lancé un avertissement solennel à ses pairs et à son équipe : « Le message que je transmets à mes collègues et au personnel de ce secteur est que vous sous-estimez encore l'impact de la technologie sur notre industrie. »

Bien que le secteur MICE ait traditionnellement été axé sur les interactions en face-à-face, M. Attias anticipe un changement radical : « Je vois des technologies, et pas seulement l'IA, qui perturberont très bientôt notre industrie comme un tsunami », a-t-il déclaré. « Nous assistons désormais à une nouvelle révolution qui transformera complètement notre quotidien : la manière dont nous voyageons, dont nous participons à des conférences, dont nous visitons des expositions, dont nous nous rencontrons, et même dont nous inspirons le monde. » 

« Ainsi, l'ensemble de l'industrie MICE, et bien au-delà, sera totalement transformé par la technologie », conclut-il. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


À Djeddah, L’Oréal inaugure une nouvelle phase stratégique en Arabie saoudite

L’Oréal a inauguré son nouveau bureau à Djeddah en amont de la deuxième édition du L’Oréal For The Future Summit, marquant une nouvelle étape dans l’engagement de long terme du groupe en Arabie saoudite. (Photo fournie)
L’Oréal a inauguré son nouveau bureau à Djeddah en amont de la deuxième édition du L’Oréal For The Future Summit, marquant une nouvelle étape dans l’engagement de long terme du groupe en Arabie saoudite. (Photo fournie)
Le L’Oréal For The Future Summit a mis en avant les initiatives du groupe en Arabie saoudite autour des produits rechargeables, de la formation professionnelle et de l’autonomisation des femmes. (Photo fournie)
Le L’Oréal For The Future Summit a mis en avant les initiatives du groupe en Arabie saoudite autour des produits rechargeables, de la formation professionnelle et de l’autonomisation des femmes. (Photo fournie)
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  • L’Oréal inaugure son nouveau siège à Djeddah et confirme l’Arabie saoudite comme un moteur stratégique de croissance et d’impact
  • Le groupe allie performance économique, autonomisation des femmes et stratégie durable afin de croître plus vite que le marché

DUBAÏ: À l’occasion de la deuxième édition du L’Oréal For The Future Summit en Arabie saoudite, à Djeddah, L’Oréal Middle East confirme ses ambitions de long terme dans le Royaume. Entre l’inauguration d’un nouveau bureau, le développement de programmes de formation pour les femmes saoudiennes et l’accélération des produits rechargeables, le groupe renforce sa présence sur l’un de ses marchés les plus stratégiques au Moyen-Orient.

« L’organisation du Summit à Djeddah démontre notre engagement envers le Royaume », explique Laurent Duffier, directeur général de L’Oréal Moyen-Orient et Arabie saoudite, en entretien accordé à Arab News en français.

Présent sur le marché saoudien depuis les années 1960 et implanté localement via une filiale depuis 2012, L’Oréal vient d’inaugurer ses nouveaux bureaux à Djeddah. « Nous allons bientôt accueillir deux fois plus d’employés qu’il y a un an. Nous allons doubler nos effectifs en Arabie saoudite d’ici fin 2026 », précise-t-il.

Pour le groupe, l’Arabie saoudite représente aujourd’hui le premier marché de la beauté du Golfe et un moteur de croissance régionale. « La région du Moyen-Orient était le cinquième contributeur à la croissance mondiale de L’Oréal, portée en grande partie par l’Arabie saoudite », souligne Laurent Duffier.

Le dirigeant met en avant plusieurs facteurs structurels : la croissance économique, l’essor de la classe moyenne, la progression de l’emploi féminin et une forte consommation de produits de beauté. « L’Arabie saoudite est un pays de rêve pour l’industrie de la beauté », affirme-t-il. Selon les études internes du groupe, les consommatrices saoudiennes possèdent en moyenne 23 produits de maquillage.

Le Summit est également l’occasion pour L’Oréal de présenter une étude réalisée avec ASTERÈS afin de mesurer son impact dans le Royaume. Selon cette étude, la chaîne de valeur du groupe génère 3,2 milliards de riyals saoudiens pour l’économie locale et soutient près de 8 765 emplois. Les initiatives sociales et éducatives du groupe auraient par ailleurs bénéficié à plus de 35 000 personnes.

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Laurent Duffier, directeur général de L’Oréal Moyen-Orient et Arabie saoudite. (Photo fournie)

« Nous voulions mettre des chiffres précis derrière notre impact économique et sociétal », explique Laurent Duffier.

L’un des axes majeurs de la stratégie ESG de L’Oréal dans le Royaume reste l’autonomisation économique des femmes. Le groupe annonce l’ouverture de sa cinquième académie de coiffure professionnelle, installée au sein de ses nouveaux bureaux de Djeddah. 

Développé avec Princess Nourah bint Abdulrahman University, Imam Abdulrahman Bin Faisal University et Effat University, le programme vise à répondre au besoin de main-d’œuvre qualifiée dans les salons saoudiens.

« Nous avons déjà certifié 150 femmes en deux ans et 70 % d’entre elles ont trouvé un emploi immédiatement », indique Laurent Duffier. « Certaines ont ouvert leur propre salon et recrutent à leur tour. »

Accrédité par la Technical and Vocational Training Corporation (TVTC) et subventionné par le Human Resources Development Fund (HADAF), le programme ambitionne désormais de certifier plus de 1 000 femmes d’ici 2029.

En parallèle, L’Oréal développe son initiative « Beauty for a Better Life », menée avec l’ONG Education for Employment. Ce programme, principalement digital, vise à former des femmes aux métiers de conseillères beauté.

La Fondation L’Oréal a consacré plus de SAR 600 000 au développement du programme en Arabie saoudite, avec une centaine de diplômées attendues en 2026.

Le groupe poursuit également ses investissements dans la formation des professionnels déjà présents sur le marché. En 2025, plus de 800 coiffeurs et coiffeuses issus des salons partenaires de L’Oréal en Arabie saoudite ont bénéficié de plus de 10 000 heures de formation dispensées par les instituts L’Oréal Professionnel.

Sur le volet environnemental, L’Oréal mise fortement sur le développement des produits rechargeables. « Les refills sont ‘good for the wallet and good for the planet’ (bons pour le portefeuille et pour la planète) », résume Laurent Duffier.

Le groupe déploie des campagnes multi-marques autour de son initiative « Join the Refill Movement » afin d’accélérer l’adoption de ces nouveaux usages dans le Royaume.

Le dirigeant reconnaît néanmoins que le principal défi reste comportemental. « Les consommateurs veulent adopter des comportements plus durables, mais il faut transformer cette intention en action », estime-t-il.

Les objectifs environnementaux sont désormais intégrés à la gouvernance du groupe et aux indicateurs clés de performance des managers, notamment à travers les performances liées au programme « L’Oréal For the Future ».

« L’Oréal est reconnu depuis des années AAA par le CDP (Carbon Disclosure Project). Nous sommes l’une des seules entreprises, si ce n’est la seule, à avoir obtenu cette notation pendant dix années consécutives », rappelle Laurent Duffier. « Cela prouve le sérieux de nos engagements, avec des objectifs fondés sur la science, mesurés très précisément sur les scopes 1, 2 et 3. »

Malgré un contexte régional marqué par certaines tensions économiques et logistiques, le groupe se dit confiant dans ses perspectives.

« Notre modèle nous aide à amortir les chocs », explique Laurent Duffier. « Nous sommes présents dans plusieurs pays, sur toutes les catégories de beauté et sur tous les canaux de distribution. »

Le groupe mise notamment sur la diversification de ses activités et sur la croissance du e-commerce pour absorber les cycles économiques. « On optimise tout ce qu’on peut faire en Arabie saoudite pour profiter au maximum de la croissance du marché et, en parallèle, nous continuons à investir aux Émirats arabes unis », ajoute-t-il.

Le dirigeant évoque également le « lipstick effect », souvent observé dans les périodes d’incertitude économique. « Dans les moments difficiles, les consommateurs continuent à se faire plaisir avec un parfum ou un rouge à lèvres », explique-t-il.

L’Oréal insiste enfin sur l’alignement de ses investissements avec les objectifs de Vision 2030, notamment en matière d’emploi des femmes, de diversification économique et de développement technologique.

« Le nouveau bureau de Djeddah marque le début d’une nouvelle ère pour L’Oréal en Arabie saoudite », conclut Laurent Duffier. 
 


Carburant: le gouvernement ne doit pas céder au «chantage» de TotalEnergies, dit Olivier Faure

TotalEnergies "profite de la crise" et "le gouvernement ne doit pas céder au chantage" du géant pétrolier, a déclaré mercredi le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur BFMTV.
TotalEnergies "profite de la crise" et "le gouvernement ne doit pas céder au chantage" du géant pétrolier, a déclaré mercredi le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur BFMTV.
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  • "Je ne dis pas que Total ne paie pas d'impôts, je ne dis pas que Total est un groupe qui mérite d'être mis d'être mis au ban de la société française", a-t-il poursuivi
  • "Ce que je dis simplement au gouvernement, c'est qu'il ne peut pas céder au chantage. On ne peut pas avoir un chef d'entreprise qui dit au gouvernement ce qu'il doit faire et ce qu'il ne peut pas faire, ce n'est pas admissible"

PARIS: TotalEnergies "profite de la crise" et "le gouvernement ne doit pas céder au chantage" du géant pétrolier, a déclaré mercredi le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur BFMTV.

Alors que le PDG du groupe TotalEnergies Patrick Pouyanné a menacé mardi d'arrêter son plafonnement du prix des carburants dans ses stations-service françaises en cas de taxe sur les "superprofits", le patron du PS Olivier Faure a jugé que TotalEnergies était "un profiteur de crise comme d'autres".

Un profiteur de guerre? "Bien sûr", mais "à l'insu de son plein gré. Je ne dis pas que c'est lui qui est à l'origine de cette guerre illégale", a poursuivi le patron du PS, qui a déposé la semaine dernière une proposition de loi pour taxer ce type de superprofits, visant les entreprises réalisant plus de 750 millions (d'euros) de chiffre d'affaires.

"Je ne dis pas que Total ne paie pas d'impôts, je ne dis pas que Total est un groupe qui mérite d'être mis d'être mis au ban de la société française", a-t-il poursuivi.

"Ce que je dis simplement au gouvernement, c'est qu'il ne peut pas céder au chantage. On ne peut pas avoir un chef d'entreprise qui dit au gouvernement ce qu'il doit faire et ce qu'il ne peut pas faire, ce n'est pas admissible", a martelé le chef des socialistes.

"Total dit qu'il plafonne les prix, ce qui est vrai", a reconnu M. Faure, mais le groupe "vient de faire 6 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires" et "a augmenté son profit de 51%". "Ce n'est pas normal", a-t-il insisté.

Quand Total et d'autres font des superprofits, "ils ne font pas des profits parce qu'ils ont un génie particulier", a-t-il ajouté, jugeant "normal que celles et ceux qui font des profits qui sont des profits indus soient amenés aussi à contribuer".

Olivier Faure a dit maintenir sa proposition de loi. "Le patriotisme, c'est ça".

Pour sa part, David Lisnard, candidat libéral à la présidentielle, a jugé sur FranceInfo que les marges de Total semblaient être "tout à fait dans la norme", c'est-à-dire "celle du marché".

Le président de l’Association des maires de France (AMF) a réitéré sa proposition de "suspension provisoire des certificats d'économie d'énergie" qui à ses yeux constitue "la seule mesure générale qui est possible sans dégrader les comptes publics".


Le fonds de garantie des dépôts français quasi stable, à 7,7 milliards d'euros

Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) disposait fin 2025 de 7,745 milliards d'euros en réserve en cas de défaillance d'un établissement bancaire, selon un communiqué publié mardi en marge de la publication de son rapport annuel. (AFP)
Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) disposait fin 2025 de 7,745 milliards d'euros en réserve en cas de défaillance d'un établissement bancaire, selon un communiqué publié mardi en marge de la publication de son rapport annuel. (AFP)
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  • Cette couverture est largement théorique puisque le FGDR n'a en banque que 0,5% du montant couvert, estimé à près de 1.500 milliards d'euros
  • Les ressources du FGDR "sont proportionnées au risque réel d’intervention", rappelle-t-il sur son site internet

PARIS: Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) disposait fin 2025 de 7,745 milliards d'euros en réserve en cas de défaillance d'un établissement bancaire, selon un communiqué publié mardi en marge de la publication de son rapport annuel.

"Nous consolidons ces réserves financières", s'est félicité le président du directoire du FGDR Anthony Requin lors d'un entretien avec l'AFP.

Le FGDR est chargé d'intervenir en cas de défaillance d'un établissement financier: chaque Français est couvert à hauteur de 100.000 euros par ce fonds.

Sont éligibles les comptes courants, comptes à terme, livrets jeunes, comptes épargne logement, plan d'épargne logement ou encore les comptes espèces attachés à un compte titres ou à un plan épargne en actions (PEA).

Cette couverture est largement théorique puisque le FGDR n'a en banque que 0,5% du montant couvert, estimé à près de 1.500 milliards d'euros.

Les ressources du FGDR "sont proportionnées au risque réel d’intervention", rappelle-t-il sur son site internet.

La concentration du système bancaire, autour de six grands établissements (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE, Crédit Mutuel et la Banque postale) confère à la France ce ratio si faible.

D'autres digues, positionnées en amont, sont là pour éviter les faillites bancaires: un contrôle régulier et poussé par le superviseur, des exigences réglementaires fortes en matière de fonds propres notamment, un mécanisme de résolution et un fonds européen de près de 80 milliards d'euros.

Au sein de chaque banque existent "des réserves qui sont là pour absorber des chocs", souligne M. Requin.

Le FGDR, créé en 1999, disposait fin 2024 d'un montant à peine plus faible, de 7,732 milliards d'euros.

La différence s'explique notamment par de nouvelles contributions au titre de la garantie des services de gestion ainsi que le produit d'amendes prononcées par l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Le FGDR compte 1.134 établissements adhérents, au titre de sa garantie des dépôts, mais aussi des titres ou des cautions.