Coronavirus: les Palestiniens signent 4 contrats pour des vaccins

Les quatre contrats d'une valeur totale de 21 millions de dollars (17 millions d'euros) ont été signés avec le duo américano-allemand Pfizer-BioNTech, le partenariat britannique AstraZeneca/Université d'Oxford, l'Américain Johnson and Johnson et le centre de recherches russe Gamaleïa, a indiqué à l'AFP Yasser Bouzia, un responsable au ministère de la Santé, sans préciser le nombre de doses achetées à chaque fournisseur.(AFP)
Les quatre contrats d'une valeur totale de 21 millions de dollars (17 millions d'euros) ont été signés avec le duo américano-allemand Pfizer-BioNTech, le partenariat britannique AstraZeneca/Université d'Oxford, l'Américain Johnson and Johnson et le centre de recherches russe Gamaleïa, a indiqué à l'AFP Yasser Bouzia, un responsable au ministère de la Santé, sans préciser le nombre de doses achetées à chaque fournisseur.(AFP)
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Publié le Lundi 11 janvier 2021

Coronavirus: les Palestiniens signent 4 contrats pour des vaccins

  • La vaccination doit commencer par le personnel de santé, les personnes malades et âgées, a-t-il indiqué, précisant que 70% de la population de la Cisjordanie (2,8 millions d'habitants) et de Gaza (2 millions d'habitants) devrait être couverte
  • Les autorités palestiniennes, qui n'ont reçu pour l'instant aucune dose, avaient espéré début janvier une première livraison début février grâce au dispositif international «Covax» d'aide aux pays les plus pauvres

RAMALLAH : L'Autorité palestinienne a annoncé lundi avoir signé quatre contrats d'achat de vaccins anticoronavirus, dont le russe Spoutnik V, qui doivent être livrés d'ici deux mois et être en quantité suffisante pour couvrir 70% de la population.

«Le ministère de la Santé a signé des contrats avec quatre entreprises pour la livraison de vaccins qui arriveront dans les deux prochains mois», a indiqué lundi le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

La vaccination doit commencer par le personnel de santé, les personnes malades et âgées, a-t-il indiqué, précisant que 70% de la population de la Cisjordanie (2,8 millions d'habitants) et de Gaza (2 millions d'habitants) devrait être couverte.

Les autorités palestiniennes, qui n'ont reçu pour l'instant aucune dose, avaient espéré début janvier une première livraison début février grâce au dispositif international «Covax» d'aide aux pays les plus pauvres.

Les quatre contrats d'une valeur totale de 21 millions de dollars (17 millions d'euros) ont été signés avec le duo américano-allemand Pfizer-BioNTech, le partenariat britannique AstraZeneca/Université d'Oxford, l'Américain Johnson and Johnson et le centre de recherches russe Gamaleïa, a indiqué à l'AFP Yasser Bouzia, un responsable au ministère de la Santé, sans préciser le nombre de doses achetées à chaque fournisseur.

La ministre de la Santé Mai al-Kaila a confirmé dans un communiqué avoir approuvé le vaccin russe, très critiqué pour l'annonce de sa conception jugée prématurée car intervenue avant les essais cliniques de masse et la publication de résultats scientifiques.

L'Autorité palestinienne n'a pas indiqué si elle avait sollicité l'aide d'Israël --qui mène une campagne nationale de vaccination de grande ampleur-- pour acquérir des vaccins.

L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a appelé lundi «la communauté internationale» à «exhorter Israël, en tant que puissance occupante, à respecter ses engagements au regard du droit international et à mettre des vaccins à disposition» des Palestiniens.

L'OLP a également appelé l'Etat hébreu à vacciner les Palestiniens emprisonnés en Israël, qui sont «extrêmement vulnérables» face à la pandémie.

Cinq organisations israéliennes de défense des droits humains ont d'ailleurs saisi la Cour suprême israélienne vendredi pour réclamer une vaccination de ces prisonniers.

Selon le Club des prisonniers palestiniens, 190 détenus palestiniens ont été testés positifs au coronavirus depuis avril.

Le ministère de la Santé à Ramallah a recensé au total environ 102 500 cas de contamination, dont 1 164 décès.

A Gaza, enclave palestinienne gouvernée par le mouvement islamiste Hamas, environ 45 680 cas ont été recensés dont 447 décès.

 


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.