Le meilleur ami du Bédouin : le centre saoudien du sloughi travaille à la préservation cette race en péril

Connus pour leur agilité, leur intelligence et leur impressionnante capacité à abattre des proies, les sloughis ont longtemps servi de chasseurs aux tribus bédouines arabes
Connus pour leur agilité, leur intelligence et leur impressionnante capacité à abattre des proies, les sloughis ont longtemps servi de chasseurs aux tribus bédouines arabes
Connus pour leur agilité, leur intelligence et leur impressionnante capacité à abattre des proies, les sloughis ont longtemps servi de chasseurs aux tribus bédouines arabes
Connus pour leur agilité, leur intelligence et leur impressionnante capacité à abattre des proies, les sloughis ont longtemps servi de chasseurs aux tribus bédouines arabes
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Publié le Samedi 11 janvier 2025

Le meilleur ami du Bédouin : le centre saoudien du sloughi travaille à la préservation cette race en péril

  • Le sloughi arabe est une race de chien vieille de 5 000 ans, mais il est menacé d'extinction en raison des croisements, de la perte des habitats traditionnels dans le désert et des changements de mode de vie dans la région.
  • Le Centre international Aseel pour le sloughi arabe sensibilise aux bonnes pratiques d'élevage et apporte un soutien aux propriétaires, notamment en matière de formation et de services vétérinaires.


RITAD : le sloughi arabe, originaire du Moyen-Orient, est l'un des plus anciens chiens de race au monde. Il est le fidèle compagnon des Bédouins depuis au moins 5 000 ans.

Aujourd'hui, il est menacé d'extinction en raison des croisements, mais le centre international Aseel Arabian Saluki, en Arabie saoudite, travaille d'arrache-pied pour assurer sa survie.

Contrairement à certaines races qui s'appuient principalement sur l'odorat pour chasser, les sloughis sont des lévriers, ce qui signifie qu'ils identifient visuellement leurs proies. Connus pour leur agilité, leur intelligence et leur capacité impressionnante à abattre des proies, les sloughis ont longtemps servi de chasseurs aux tribus bédouines arabes.

Fahad Al-Farhan, le président de l'International Aseel Arabian Saluki Center. (Fourni/IAASC)
Fahad Al-Farhan, le président de l'International Aseel Arabian Saluki Center. (Fourni/IAASC)

Fahad Al-Farhan, président de l'IAASC, a expliqué l'importance du sloughi pour la région.

« Le sloughi arabe est profondément ancré dans notre culture et constitue l'un des principaux symboles de notre identité nationale, aux côtés des faucons, des chevaux arabes et des chameaux », a déclaré M. Al-Farhan au journal Arab News.

« Le sloughi arabe et le mode de chasse traditionnel constituent un élément essentiel de la culture et du patrimoine arabes.

« Autrefois, les sloughis étaient des compagnons de chasse indispensables, assurant l'existence de nombreuses familles bédouines.

« Ils sont gracieux et rapides, et se distinguent par leur endurance.

Unlike some breeds that rely primarily on sense of smell for hunting, salukis are sighthounds, meaning they visually identify prey. (Supplied/IAASC)
Unlike some breeds that rely primarily on sense of smell for hunting, salukis are sighthounds, meaning they visually identify prey. (Supplied/IAASC)

Il a souligné la loyauté de la race en citant un proverbe qui dit : « Seul le propriétaire voit le vrai visage d'un sloughi » (ou « seul le propriétaire voit le vrai visage d'un sloughi »).

Ces animaux sont très attachés à leur famille et loyaux envers leurs maîtres », a déclaré M. Al-Farhan, qui est également président de l'organisation mondiale Aseel Arabian Saluki et de l'Union du Kennel Club saoudien.

« Bien que les sloughis arabes soient des chasseurs nés, ils sont des représentants calmes et équilibrés de leur espèce », a-t-il ajouté.

Le sloughi arabe remonte à 5 000 ans, mais il est menacé d'extinction en raison des croisements, de la perte des habitats traditionnels dans le désert et des changements de mode de vie dans la région. (Fourni/IAASC)
Le sloughi arabe remonte à 5 000 ans, mais il est menacé d'extinction en raison des croisements, de la perte des habitats traditionnels dans le désert et des changements de mode de vie dans la région. (Fourni/IAASC)

« Ils sont également très curieux et on a même l'impression qu'ils ont un grand sens de l'humour.

Cependant, la croissance économique rapide de la région à l'ère moderne a mis en danger les environnements désertiques naturels qui constituaient les habitats traditionnels non seulement du sloughi, mais aussi d'autres espèces arabes comme les faucons, les chevaux et les chameaux », a-t-il averti.

« Les déserts et les modes de vie arabes qui ont créé les circonstances dans lesquelles le cheval arabe, les chameaux et le sloughi ont prospéré n'existent plus aujourd'hui », a déclaré M. Al-Farhan.

« En tant qu'élément du patrimoine culturel de la chasse arabe, les Bédouins élèvent des sloughi arabes depuis des milliers d'années, mais le sloughi pourrait être perdu pour nos générations futures si des mesures ne sont pas prises pour le préserver », a-t-il déclaré.

L'Arabian Aseel Saluki Center en Arabie saoudite a une longue liste de membres, dont des propriétaires de sloughi à l'étranger, a ajouté M. Al-Farhan, et il s'efforce de sensibiliser le public aux bonnes pratiques d'élevage.

Il propose des services vétérinaires dans le monde entier, notamment des examens de santé et des vaccinations, des certificats de santé, l'installation de micropuces et des tests ADN, ainsi que des conseils en matière de toilettage et d'organisation du voyage pour les propriétaires qui déplacent leurs chiens à l'étranger.

M. Al-Farhan a déclaré que l'IAASC s'efforçait d'inscrire le sloughi arabe sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO, qui reconnaît et aide à préserver les traditions et pratiques culturelles menacées.

« Nous pensons que l'inscription du sloughi d'Arabie (sur les listes de l'UNESCO) favorisera la visibilité de son patrimoine à l'échelle locale et mondiale », a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com  


Les discussions entre le Liban et Israël à Washington vont se poursuivre vendredi

Un barbier coupe les cheveux d'un client dans son salon, endommagé par des frappes militaires israéliennes, dans le village de Srifa, au sud du Liban, le 24 juin 2026. (Photo : Fadel Itani / AFP)
Un barbier coupe les cheveux d'un client dans son salon, endommagé par des frappes militaires israéliennes, dans le village de Srifa, au sud du Liban, le 24 juin 2026. (Photo : Fadel Itani / AFP)
  • Les pourparlers entre Israël et le Liban, sous médiation américaine à Washington, se poursuivront vendredi afin de tenter de parvenir à un accord
  • Malgré les négociations, les tensions persistent : le Hezbollah accuse Israël d'avoir violé le cessez-le-feu après une frappe meurtrière, tandis qu'Israël affirme avoir ciblé des combattants du mouvement

WASHINGTON: La cinquième session de pourparlers entre Israël et le Liban sous médiation américaine censée se terminer jeudi va finalement se poursuivre vendredi à Washington, a annoncé le département d'Etat américain.

"Les discussions entre Israël et le Liban sont toujours en cours alors que nous continuons à les faciliter. Les deux parties reprendront demain à 9h00 (13h00 GMT) pour continuer leur travail en vue d'un accord", a déclaré le département d'Etat à l'AFP jeudi.

Le Hezbollah pro-iranien a de nouveau accusé jeudi Israël de "violation flagrante" du cessez-le-feu après qu'une frappe de drone a fait trois morts. L'armée israélienne a affirmé avoir tué des combattants de la formation chiite.

Le protocole d'accord irano-américain signé le 17 juin prévoit la cessation des hostilités, y compris au Liban. L'Iran a imposé que cette question soit incluse dans le protocole d'accord.


Le Hezbollah accuse Israël de nouvelle «violation» de la trêve après une frappe meurtrière dans le sud du Liban

Le Hezbollah a accusé Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu mercredi, après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du Liban, au lendemain de la mort de deux autres personnes tuées par des tirs israéliens. (FADEL ITANI / AFP)
Le Hezbollah a accusé Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu mercredi, après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du Liban, au lendemain de la mort de deux autres personnes tuées par des tirs israéliens. (FADEL ITANI / AFP)
  • Le Hezbollah "réitère que les actions de l'ennemi constituent une violation flagrante du cessez-le-feu auquel il a adhéré jusqu'à présent, et qu'il surveille et documente ces violations"
  • L'Agence nationale d'information (ANI), agence officielle libanaise, a rapporté que "deux personnes ont été tuées" lorsqu'un drone israélien a visé leur véhicule près de la localité de Kfar Roummane

BEYROUTH: Le Hezbollah a accusé Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu mercredi, après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du Liban, au lendemain de la mort de deux autres personnes tuées par des tirs israéliens.

"Pour la deuxième fois en moins de 48 heures, l'armée ennemie israélienne a délibérément visé des citoyens libanais qui inspectaient leurs maisons" près de la localité de Kfar Roummane, a déclaré le groupe soutenu par l'Iran dans un communiqué.

Le Hezbollah "réitère que les actions de l'ennemi constituent une violation flagrante du cessez-le-feu auquel il a adhéré jusqu'à présent, et qu'il surveille et documente ces violations".

L'Agence nationale d'information (ANI), agence officielle libanaise, a rapporté que "deux personnes ont été tuées" lorsqu'un drone israélien a visé leur véhicule près de la localité de Kfar Roummane.

L'armée israélienne avait indiqué plus tôt avoir visé "deux terroristes armés du Hezbollah dans le secteur de la crête d'Ali al-Taher", près de la ville de Nabatieh, "qui représentaient une menace", affirmant qu'elle "continuerait d'agir pour éliminer les menaces immédiates".

Elle a ensuite précisé avoir également visé "un véhicule transportant des suspects (...) traversant la zone de sécurité dans le secteur de la crête d'Ali al-Taher, représentant une menace pour les soldats (israéliens)".

Le Pakistan et le Qatar — médiateurs dans le conflit impliquant l'Iran — ont annoncé lundi que Téhéran et Washington avaient convenu de mettre en place une cellule préventive afin de limiter les flambées de violence au Liban.

Cette décision fait suite à des pourparlers en Suisse visant à mettre fin au conflit plus large au Moyen-Orient, un dossier que Téhéran lie à l'arrêt du conflit parallèle au Liban.

Si les violences au Liban ont reflué ces derniers jours, le ministre israélien de la Défense a insisté sur le fait que ses troupes présentes dans le sud du pays voisin n'allaient pas se retirer.

"Nous avons annoncé que, dans tous les cas, nous ne nous retirerons pas et qu'à l'heure actuelle (...) il n'y a aucune exigence américaine pour qu'Israël se retire du Liban", a dit M. Katz lors d'une interview à Tel-Aviv.

Sous la pression des Etats-Unis, des responsables libanais ont entamé en avril des pourparlers directs avec Israël à Washington, les autorités libanaises cherchant à dissocier ces négociations de l'accord entre les États-Unis et l'Iran.

Le président libanais Joseph Aoun a souligné mercredi que "les négociations à Washington sont distinctes de ce qui a découlé des réunions en Suisse" entre les Etats-Unis et l'Iran.


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.