Le ministre saoudien des affaires étrangères appelle à la levée des sanctions contre la Syrie lors de discussions à Damas

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan, est arrivé vendredi en Syrie pour une visite officielle. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan, est arrivé vendredi en Syrie pour une visite officielle. (SPA)
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Publié le Samedi 25 janvier 2025

Le ministre saoudien des affaires étrangères appelle à la levée des sanctions contre la Syrie lors de discussions à Damas

  • Le Prince Faisal est en Syrie pour sa première visite officielle depuis la chute de Bashar Assad
  • Le ministre des Affaires étrangères rencontre le dirigeant syrien Ahmed Al-Sharaa et discute du soutien à apporter à la Syrie pendant sa transition

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan, et le dirigeant syrien Ahmed Al-Sharaa se sont entretenus vendredi à Damas, notamment des efforts du Royaume pour lever les sanctions internationales qui pèsent sur la Syrie.

Le prince Faisal s'est rendu en Syrie pour sa première visite officielle depuis la chute de Bachar Assad afin de rencontrer les hauts responsables de la nouvelle administration syrienne. Les discussions avec Al-Sharaa ont porté sur "le soutien à la sécurité, à la stabilité et à l'unité de la Syrie", a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

"Les discussions ont également porté sur les efforts visant à soutenir les aspects politiques, humanitaires et économiques de la Syrie, en soulignant les efforts en cours pour lever les sanctions imposées à la Syrie et fournir toutes les formes d'assistance et de soutien à la Syrie au cours de cette phase critique pour restaurer la stabilité sur l'ensemble de son territoire et relancer ses institutions nationales d'une manière qui corresponde aux aspirations et aux espoirs du peuple syrien", a indiqué le communiqué.

S'exprimant lors d'une conférence de presse aux côtés du ministre syrien des affaires étrangères, Asaad Hassan Al-Shaibani, le prince Faisal a déclaré qu'il était important d'accélérer "la levée et le gel de toutes les sanctions".

Il a ajouté que l'Arabie saoudite était engagée dans un "dialogue actif avec tous les pays concernés, qu'il s'agisse des États-Unis ou de l'Union européenne, et nous entendons des messages positifs".

L'UE et les États-Unis ont mis en place un vaste régime de sanctions à l'encontre de la Syrie pendant le règne d'Assad, qui a été renversé par le groupe Hayat Tahrir Al-Sham (HTS) d'Al-Sharaa et ses alliés en décembre.

Les États-Unis ont déclaré au début du mois qu'ils allaient assouplir les sanctions sur les transactions avec les institutions gouvernementales syriennes afin de faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire.

L'Union européenne serait sur le point d'accepter d'alléger les sanctions dans certains secteurs.

Lors de sa rencontre avec Al-Sharaa, le prince Faisal a transmis les salutations du roi Salman et du prince héritier Mohammed ben Salmane.

La nouvelle administration syrienne a choisi l'Arabie saoudite pour sa première visite à l'étranger lorsque Al-Shaibani a conduit une délégation à Riyad au début du mois.

Le Royaume a intensifié les livraisons d'aide humanitaire à la Syrie depuis le début de l'année.

Le prince Faisal est arrivé en Syrie après une visite au Liban jeudi, où il a rencontré le nouveau président, le général Joseph Aoun.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.