Le Premier ministre japonais doit rencontrer Trump pour renforcer les liens entre les deux grands alliés

Cette image combinée de deux photographies issues de fichiers créés le 4 février 2025 montre le président américain Donald Trump (L) s’adressant à la presse après avoir signé un décret dans le bureau ovale de Washington, DC, le 31 janvier 2025, et le premier ministre japonais Shigeru Ishiba (R) s’exprimant lors d’une conférence de presse avec le premier ministre du Laos à son bureau dans le centre de Tokyo le 21 janvier 2025. (Photo de Mandel NGAN et Richard A. Brooks / diverses sources / AFP)
Cette image combinée de deux photographies issues de fichiers créés le 4 février 2025 montre le président américain Donald Trump (L) s’adressant à la presse après avoir signé un décret dans le bureau ovale de Washington, DC, le 31 janvier 2025, et le premier ministre japonais Shigeru Ishiba (R) s’exprimant lors d’une conférence de presse avec le premier ministre du Laos à son bureau dans le centre de Tokyo le 21 janvier 2025. (Photo de Mandel NGAN et Richard A. Brooks / diverses sources / AFP)
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Publié le Mardi 04 février 2025

Le Premier ministre japonais doit rencontrer Trump pour renforcer les liens entre les deux grands alliés

  • Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba rencontrera le président américain Donald Trump lors d'une visite aux États-Unis cette semaine, avec l'intention « d'établir une solide relation de confiance »,
  • L'intelligence artificielle, les droits de douane, la Chine, la Corée du Nord et la sécurité nationale devraient être au centre de leurs discussions.

TOKYO : Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba rencontrera le président américain Donald Trump lors d'une visite aux États-Unis cette semaine, avec l'intention « d'établir une solide relation de confiance », a déclaré mardi Yoshimasa Hayashi, le porte-parole du gouvernement nippon.

« Si les circonstances le permettent, il se rendra aux États-Unis du 6 au 8 février et tiendra son premier sommet en face-à-face entre le Japon et les États-Unis avec le président Trump à Washington D.C. », a déclaré M. Hayashi.

« À travers cette visite, nous espérons établir une solide relation de confiance avec la nouvelle administration américaine et porter l'alliance entre les États-Unis et le Japon à un niveau supérieur », a-t-il ajouté.

L'intelligence artificielle, les droits de douane, la Chine, la Corée du Nord et la sécurité nationale devraient être au centre de leurs discussions.

Alliés clés, le Japon et les États-Unis sont leurs principaux investisseurs étrangers mutuels, et environ 54 000 militaires américains sont stationnés au Japon, principalement à Okinawa et dans les îles du Sud, à proximité de Taïwan.

« Au moment où l'équilibre des forces dans la région connaît un tournant historique, nous devons approfondir la coopération nippo-américaine de manière concrète », avait déclaré M. Ishiba devant le Parlement le 24 janvier.

Le Japon doit « continuer à garantir l'engagement des États-Unis dans la région afin d'éviter tout vide de pouvoir qui mènerait à une instabilité régionale », avait-il ajouté.

- Les inquiétudes de Tokyo -

Ses déclarations ont mis en évidence les inquiétudes de Tokyo liées au renforcement militaire de la Chine dans la région Asie-Pacifique, combiné à la politique « America first » (« l'Amérique en premier ») de Donald Trump, qui exige notamment que les alliés tels que le Japon assument une plus grande part des coûts de la défense.

Tokyo s'alarme également de l'essor du programme nucléaire de la Corée du Nord — dont Donald Trump avait rencontré le dirigeant lors de son premier mandat — et de la montée en puissance des forces chinoises dans le cadre de différends territoriaux.

Et ce, notamment autour de Taïwan, que Pékin considère comme l'une de ses provinces et qu'il n'exclut pas de réunifier par la force. Début octobre, Shigeru Ishiba avait lui-même estimé que « l'Ukraine d'aujourd'hui pourrait préfigurer l'Asie orientale de demain ».

Les tensions avec la Chine se sont multipliées ces derniers mois : en août, un avion militaire chinois a notamment effectué la première incursion confirmée par Pékin dans l'espace aérien japonais, suivie mi-septembre par le passage inédit d'un porte-avions chinois entre deux îles japonaises près de Taïwan.

Shigeru Ishiba, qui a l'intention d'inviter Donald Trump au Japon dès que possible selon les médias japonais, pourrait également aborder la tentative de Nippon Steel d'acheter US Steel.

Cette acquisition avait été bloquée par l'ancien président américain Joe Biden, qui avait invoqué des préoccupations de sécurité nationale, irritant ainsi Tokyo.

Trump s'était rangé à la même position que son rival lors de la campagne électorale américaine.

- « Stargate au Japon » -

En novembre dernier, Shigeru Ishiba avait eu un bref appel téléphonique avec M. Trump, alors président élu, et aurait cherché à le rencontrer, sans succès, en janvier, avant son investiture.

Le nouveau président américain avait pourtant invité Akie Abe, la veuve de l'ancien Premier ministre japonais assassiné en 2022, à un dîner privé avec Melania Trump dans leur résidence en Floride, en décembre.

Le même mois, Masayoshi Son, directeur général du géant technologique japonais SoftBank, avait assisté à l'investiture de M. Trump pour annoncer un investissement de 100 milliards de dollars aux États-Unis.

Masayoshi Son avait également assisté à l'investiture de Donald Trump, suivie d'une annonce selon laquelle SoftBank mènerait un projet de 500 milliards de dollars, « Stargate », pour construire une infrastructure d'intelligence artificielle aux États-Unis avec le géant du cloud Oracle et OpenAI, le créateur de ChatGPT.

Lundi, Son et Sam Altman, le directeur général d'OpenAI, ont rencontré Ishiba et ont discuté de l'extension de « Stargate au Japon ».

« Nous voulons créer l'infrastructure IA la plus avancée — ce que je veux dire par là, ce sont les plus grands centres de données IA de pointe au monde », a déclaré M. Son, sans donner plus de détails. 


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.