Les ventes en ligne par cartes Mada atteignent 53 milliards de dollars en Arabie saoudite en 2024

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Publié le Samedi 08 février 2025

Les ventes en ligne par cartes Mada atteignent 53 milliards de dollars en Arabie saoudite en 2024

  • Une croissance spectaculaire de 25,82 % sur un an, révèle la banque centrale
  • Le pouvoir d'achat croissant et la solidité économique dynamisent le marché

RIYAD: L’e-commerce saoudien poursuit son ascension fulgurante: les transactions par cartes Mada ont atteint 197,42 milliards de riyals (52,64 milliards de dollars) en 2024, affichant une progression remarquable de 25,82% sur un an, selon les dernières données de la banque centrale du Royaume.

Pour le seul mois de décembre, le volume des transactions a bondi à 19,37 milliards de riyals, marquant une hausse spectaculaire de 42,06% par rapport à l'année précédente.

Ces chiffres englobent l'ensemble des achats en ligne, des transactions in-app et des paiements par portefeuille électronique, hormis les opérations réalisées via les réseaux internationaux Visa et MasterCard.

Mada, le système national de paiement du Royaume, a su s'imposer comme un acteur incontournable, proposant à la fois des services de débit et prépayés. Son adoption de la technologie NFC (communication en champ proche) pour les paiements sans contact garantit des transactions sécurisées, que ce soit en boutique ou sur internet.

« La montée en puissance du pouvoir d'achat en Arabie saoudite, portée notamment par la multiplication des ménages à double revenu et le renforcement général de l'économie, stimule considérablement la croissance du marché », analyse Mohammed Dhedhi, associé au sein de l'équipe consommation et distribution de Kearney Moyen-Orient et Afrique, pour Arab News.

« Par ailleurs », poursuit-il, « la démocratisation des appareils compatibles NFC a joué un rôle catalyseur dans l'adoption des solutions de paiement numériques comme Mada, accélérant ainsi la transition vers une économie dématérialisée. »

Le dynamisme du secteur se reflète également dans le volume des transactions: près de 1,13 milliard d'opérations ont été enregistrées en 2024, soit une progression de 28,86 % sur un an. Le mois de décembre a particulièrement brillé avec 105,73 millions de transactions, en hausse de 30,47 %.

« Aujourd'hui, Mada domine largement le marché national des moyens de paiement, représentant plus de 90% des cartes en circulation et plus de 95% des transactions », souligne Dhedhi. « Cette popularité s'explique principalement par sa simplicité d'utilisation. »

Il précise que Mada bénéficie d'une acceptation quasi universelle dans le Royaume, tant en magasin qu'en ligne, garantissant des transactions sécurisées grâce à sa gestion par Saudi Payments, filiale de la Banque centrale saoudienne.

Cette montée en puissance s'inscrit parfaitement dans la stratégie gouvernementale visant une société sans espèces, favorisant la transition des paiements physiques vers le numérique.

La pandémie de COVID-19 a joué un rôle d'accélérateur majeur dans cette transformation, catalysant l'adoption du e-commerce et des solutions numériques à travers de nombreux secteurs.

Cette dynamique a été renforcée par l'afflux d'investissements d'acteurs régionaux et internationaux cherchant à développer leur présence sur ce marché prometteur. À titre d'exemple, noon.com a inauguré en 2022 un centre logistique ultramoderne à Riyad pour optimiser ses délais de livraison et répondre à une demande en constante augmentation.

La croissance soutenue du pouvoir d'achat saoudien, alimentée par la multiplication des ménages à double revenu et la robustesse de l'économie nationale, continue de porter le développement du marché. En parallèle, la généralisation des équipements NFC a démocratisé l'usage des solutions de paiement numériques comme Mada.

Le Royaume traverse ainsi une véritable révolution numérique, où la fluidité et la sécurité des transactions deviennent la norme dans un paysage e-commerce en pleine mutation.

Cette transformation s'aligne parfaitement sur les objectifs ambitieux de l'Arabie saoudite : faire en sorte que 80% des transactions de détail soient numériques d'ici 2030, dont 70% réalisées en ligne.

Selon l'Administration du Commerce International, le marché e-commerce saoudien, évalué à 5,15 milliards de dollars en 2023, représentait déjà 6% du secteur de la distribution du Royaume, estimé à 92,6 milliards de dollars.

« Le ministère du Commerce saoudien a engagé des réformes significatives pour améliorer l'expérience d'achat en ligne, notamment en matière de remboursements, d'options de livraison et de moyens de paiement », explique Dhedhi.

Ces mesures visent à répondre aux principales préoccupations des consommateurs: garanties opaques, couverture géographique limitée des livraisons, lenteur dans le traitement des réclamations et délais de remboursement. Les commerçants doivent désormais produire des rapports de performance réguliers et participer activement à l'éducation des consommateurs.

L'électronique et l'électroménager devraient rester les moteurs principaux de cette croissance, représentant 23 % de la progression totale avec un taux de croissance annuel composé de 8 % entre 2024 et 2028.

La mode suivra de près avec 18% de contribution et une croissance similaire de 8% TCAC, tandis que le secteur santé et beauté affichera un dynamisme particulier avec 14% du marché et une progression fulgurante de 16 % TCAC.

Cette prédominance des produits technologiques témoigne d'un appétit marqué pour l'innovation, particulièrement chez les jeunes consommateurs connectés.

 L'engouement croissant pour les produits de beauté et d'entretien reflète quant à lui l'importance grandissante accordée au bien-être personnel dans le Royaume.

Le secteur alimentaire devrait connaître la croissance la plus dynamique avec 25% TCAC, malgré une part de marché encore modeste comparée aux autres catégories principales.

« L'essor du e-commerce alimentaire répond à une demande croissante de commodité », analyse Dhedhi. « Le quick commerce connaît un développement fulgurant, et si la rentabilité était historiquement longue à atteindre, le modèle des dark stores et l'optimisation des coûts unitaires accélèrent aujourd'hui ce processus. »

Cette transformation rapide intensifie la concurrence, stimulant l'innovation et l'amélioration continue des services proposés aux consommateurs saoudiens.

L'Administration du Commerce International souligne le développement spectaculaire de l'économie numérique saoudienne, portée par des investissements publics massifs et l'adoption généralisée des technologies émergentes.

En 2023, le secteur des Technologies de l'Information et de la Communication du Royaume dominait la région MENA, pesant 40,94 milliards de dollars et contribuant à 4,1 % du PIB.

Le Royaume s'est hissé à la deuxième place du G20 selon l'Indice de développement des TIC de l'UIT en 2023, témoignant de la solidité de son infrastructure numérique.

Les investissements colossaux de 24,8 milliards de dollars réalisés ces six dernières années ont permis d'atteindre un taux de pénétration internet de 99% et des vitesses de connexion mobile de 215 Mb/s, soit près du double de la moyenne mondiale.
Ces performances placent l'Arabie saoudite dans le top 10 mondial de la vitesse internet mobile.

Pionnier de la 5G, le pays affiche un taux de couverture de 77%, largement supérieur à la moyenne mondiale, atteignant même 94 % à Riyad.

Cette excellence numérique catalyse le développement du e-commerce, des télécommunications et des services en ligne. Le nombre d'adeptes du e-commerce devrait atteindre 34,5 millions d'ici 2025, le taux de pénétration passant de 66,7% en 2023 à 74,7% en 2027.

Les paiements numériques connaissent également un essor fulgurant, en ligne avec l'ambition d'une société sans espèces portée par Vision 2030. Les transactions électroniques dans le commerce de détail ont déjà dépassé l'objectif de 55% fixé par le Programme de développement du secteur financier, atteignant 57% dès 2021.

Cette transition devrait accélérer davantage la croissance du e-commerce, attirant plus d'investissements dans les services financiers numériques.

« Les millennials, qui représentent environ la moitié de la population, sont les principaux moteurs de cette révolution numérique grâce à leur maîtrise innée des technologies », observe Dhedhi.

« Les expatriés, quant à eux, se distinguent par leur attention particulière à l'expérience de livraison et leur préférence marquée pour les marques internationales, contribuant à diversifier l'offre disponible. »

Les acteurs du quick commerce surfent sur cette dynamique en proposant des livraisons ultra-rapides, des abonnements attractifs et des collaborations avec des influenceurs pour séduire les jeunes consommateurs.

Leurs tarifs de livraison compétitifs redéfinissent les standards du marché. Les géants chinois comme Shein et Temu ont notamment su conquérir la génération Z et les millennials avec des produits tendance et accessibles, malgré quelques compromis occasionnels sur la qualité.

L'urbanisation croissante et l'augmentation du taux d'activité féminin renforcent encore cette transition vers le commerce en ligne, les familles privilégiant de plus en plus l'e-commerce pour leurs achats quotidiens, qu'il s'agisse d'alimentation, de mode ou d'équipement domestique.

Ces évolutions démographiques, souligne Dhedhi, élargissent considérablement la base de consommateurs et diversifient les comportements d'achat, alimentant l'expansion d'un secteur e-commerce qui s'affirme comme un pilier central de la transformation économique du Royaume.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien de l’Investissement : «Notre économie offre d’importantes opportunités aux entreprises françaises»

 Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
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  • M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.
  • Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne

PARIS: Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, a déclaré lundi que les investissements directs étrangers (IDE) français en Arabie saoudite avaient atteint 16,3 milliards d’euros, soulignant que la France était la quatrième source d’IDE du Royaume.

Il a ajouté que la présence des entreprises françaises en Arabie saoudite s’étendait désormais à plus de 18 secteurs.

S’exprimant lors de l’ouverture de la Table ronde franco-saoudienne sur l’investissement organisée à Paris, à laquelle participait également Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.

Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite officielle en France du prince héritier et Premier ministre Mohammed ben Salmane. Organisée par le ministère de l’Investissement, elle rassemble des responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise et des dirigeants de grandes sociétés des deux pays.

Les discussions portent sur les opportunités d’élargir les partenariats dans des secteurs tels que l’industrie, les transports et la logistique, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques, entre autres. La signature de nouveaux accords et protocoles d’accord est également prévue.

L’énergie, domaine phare de la coopération

Le ministre de l’Investissement a souligné que le secteur du pétrole et du gaz figurait parmi les industries les plus susceptibles de bénéficier du renforcement des relations saoudo-françaises, compte tenu de la présence de longue date des entreprises françaises dans le secteur énergétique du Royaume.

La coopération s’étend également à l’ensemble du paysage énergétique, notamment aux énergies renouvelables, à l’hydrogène et aux infrastructures de réseau, tandis que les entreprises françaises continuent de renforcer leur présence dans les domaines de l’énergie, de l’industrie, des transports, de la construction, de l’eau et des services.

L’énergie reste l’un des domaines phares de l’engagement français en Arabie saoudite, parallèlement aux opportunités croissantes dans de nouveaux secteurs étroitement liés à la dynamique de diversification économique du Royaume dans le cadre de la Vision 2030.

De l’énergie et de l’industrie à l’intelligence artificielle

Le partenariat d’investissement entre les deux pays s’étend de plus en plus au-delà des secteurs traditionnels pour s’orienter vers la nouvelle économie, en particulier l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques, la culture, les industries créatives et l’exploitation minière.

L’intégration de ces secteurs à l’ordre du jour de la table ronde reflète les efforts des deux parties pour transformer des liens économiques bien établis en partenariats d’investissement dans certains des secteurs connaissant la croissance la plus rapide, en tirant parti de la demande croissante sur le marché saoudien et des capacités technologiques et industrielles des entreprises françaises.

Les entreprises françaises sont déjà présentes dans des secteurs tels que les transports et la logistique, les services liés à l’eau et à l’environnement, l’hôtellerie et la santé. À mesure que l’économie saoudienne poursuit son expansion, de nouvelles opportunités apparaissent dans les domaines des technologies de pointe et de l’industrie manufacturière.


Arabie saoudite: le pari d’une mobilité nouvelle pour accompagner la Vision 2030

Le directeur général d’Alstom pour le Moyen-Orient, Mohamed Khalil. (Photo fournie)
Le directeur général d’Alstom pour le Moyen-Orient, Mohamed Khalil. (Photo fournie)
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  • L’Arabie saoudite ne construit pas seulement des infrastructures de transport : elle met en place un écosystème de mobilité intégré
  • Du métro de Riyad au tramway d’AlUla, la stratégie saoudienne associe technologies de pointe, développement durable et valorisation des territoires

PARIS: En quelques années, l’Arabie saoudite a engagé une transformation spectaculaire de ses infrastructures de transport, portée par la Vision 2030.

Mais derrière les projets ferroviaires, les métros et les nouveaux tramways, l’ambition qui se dessine est celle de construire un pays davantage connecté, plus accessible et capable d’accompagner sa diversification économique et touristique.

« L’Arabie saoudite a connu l’une des transformations les plus importantes au monde dans le domaine des transports ces dernières années », indique le directeur général d’Alstom pour le Moyen-Orient, Mohamed Khalil.

De son point de vue, ce qui frappe n’est pas seulement l’ampleur des investissements, mais surtout leur cohérence, le Royaume cherchant à mettre en place « un écosystème de mobilité intégré et tourné vers l’avenir », reliant les villes, les communautés, les pôles économiques et les principales destinations du pays.

Le transport n’est plus considéré comme une simple infrastructure destinée à faciliter les déplacements, mais comme un instrument de développement économique, d’amélioration de la qualité de vie et même de politique environnementale.

Riyad, laboratoire d’une mobilité intégrée

Dans le cadre de cette transformation, le métro de Riyad constitue le projet le plus emblématique, puisque la capitale saoudienne a fait le choix de concevoir un réseau complet dès l’origine, plutôt que de construire progressivement des lignes au gré de l’expansion urbaine.

« Ce qui distingue Riyad, c’est que le réseau a été conçu comme un ensemble cohérent dès le départ », explique Khalil, qui souligne une différence importante avec de nombreuses métropoles internationales ayant développé leurs réseaux pendant plusieurs décennies, en ajoutant progressivement de nouvelles lignes et de nouvelles technologies.

Le réseau de Riyad s’étend sur 176 kilomètres, compte 85 stations et comprend six lignes. Il a été conçu pour répondre aux besoins d’une capitale en pleine expansion.

Alstom intervient directement sur les lignes 3, 4, 5 et 6, avec 116 trains sans conducteur, des systèmes de signalisation avancés et des technologies destinées notamment à récupérer l’énergie produite lors du freinage. Le groupe assure également des services de maintenance à long terme.

Mais pour Khalil, l’intérêt du métro de Riyad tient précisément à cette combinaison entre technologies internationales et besoins locaux. « Riyad se distingue non pas parce qu’elle reproduit le modèle d’une autre ville, mais parce qu’elle associe des technologies éprouvées dans le monde entier aux besoins spécifiques de mobilité de la capitale », résume-t-il.

Le succès du réseau commence déjà à se mesurer à l’usage. Selon les chiffres communiqués par Khalil, plus de 100 millions de passagers l’ont emprunté au cours de ses neuf premiers mois d’exploitation.

Cette fréquentation permet également à Alstom d’observer la manière dont le système fonctionne et évolue à mesure que les habitudes de déplacement changent.

Pour Alstom, l’Arabie saoudite est donc devenue bien davantage qu’un marché parmi d’autres. « C’est aujourd’hui l’un des marchés de la mobilité les plus passionnants au monde », affirme Khalil.

La raison tient à la dimension même du projet saoudien : le Royaume ne cherche pas uniquement à multiplier les infrastructures ferroviaires, mais veut construire un système capable de soutenir « la croissance économique future, le développement urbain et l’amélioration de la qualité de vie ».

Cette ambition ouvre naturellement de nombreuses perspectives pour un groupe comme Alstom, dont l’expertise couvre aussi bien le matériel roulant que la signalisation, les solutions numériques et la maintenance.

Les prochaines étapes devraient notamment faire une place croissante aux solutions numériques, à la maintenance prédictive et aux technologies de transport à faible empreinte carbone.

À AlUla, le tramway au service du tourisme durable

Mais l’un des aspects les plus intéressants de la stratégie saoudienne est que cette révolution des transports ne s’arrête pas aux grandes villes : elle accompagne également l’apparition de nouvelles destinations économiques, culturelles et touristiques.

Le projet de tramway d’AlUla en est l’illustration la plus originale. Dans cette région où les paysages désertiques et les vestiges de civilisations anciennes constituent l’un des principaux atouts touristiques du Royaume, il fallait imaginer une solution de mobilité capable de s’intégrer à un environnement exceptionnel.

« Le projet de tramway d’AlUla démontre comment la mobilité peut relier le passé et le futur », explique Mohamed Khalil, et la formule résume bien la philosophie du projet : utiliser les technologies les plus modernes sans dénaturer un patrimoine qui fait précisément la singularité d’AlUla.

La ligne, longue de 22,4 kilomètres, desservira 17 stations et reliera cinq grands quartiers historiques, dont plusieurs sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Elle sera équipée de 20 tramways Citadis B fonctionnant sur batterie, sans caténaire, avec un système innovant de recharge au sol. Alstom fournit également les systèmes de signalisation, de communication et d’alimentation, ainsi que la maintenance du matériel roulant.

L’idée est particulièrement séduisante et fait du déplacement lui-même une partie de l’expérience touristique, puisque le tramway doit permettre de découvrir AlUla tout en limitant son impact visuel et environnemental.

« Il s’agit bien plus que d’un simple tramway », résume Khalil, car il constitue une combinaison entre développement durable, intégration dans l’environnement et expérience des passagers.

L’Arabie saoudite ne construit pas seulement des moyens de transport : elle redessine progressivement sa géographie et la manière dont ses habitants et ses visiteurs pourront la parcourir. Cette mutation représente une opportunité exceptionnelle pour Alstom.


France-Arabie saoudite: un forum économique au cœur des ambitions de la Vision 2030

Le président de la FIFA, Gianni Infantino (2e à partir de la gauche), le président français Emmanuel Macron et le prince héritier et Premier ministre d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane assistent à la cérémonie de clôture de la Coupe du monde d'e-sport au Grand Palais à Paris, en France, le 23 août 2026. (Photo : Teresa SUAREZ / POOL / AFP)
Le président de la FIFA, Gianni Infantino (2e à partir de la gauche), le président français Emmanuel Macron et le prince héritier et Premier ministre d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane assistent à la cérémonie de clôture de la Coupe du monde d'e-sport au Grand Palais à Paris, en France, le 23 août 2026. (Photo : Teresa SUAREZ / POOL / AFP)
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  • Plusieurs accords et protocoles d’entente couvrant différents secteurs devraient être signés à cette occasion, renforçant ainsi les perspectives de coopération entre entreprises françaises et saoudiennes
  • Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du rapprochement économique engagé entre Paris et Riyad et des ambitions de la Vision 2030, le vaste programme lancé en 2016 par le prince héritier Mohammed ben Salmane

PARIS: Dans le cadre de la visite officielle en France de Son Altesse Royale le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, Paris accueille aujourd'hui une table ronde franco-saoudienne sur l’investissement, réunissant de hauts responsables gouvernementaux, des dirigeants d’entreprises et les PDG de grands groupes des deux pays.

Organisée par le ministère saoudien de l’Investissement, cette rencontre vise à approfondir les relations économiques et financières entre la France et l’Arabie saoudite et à transformer les opportunités de coopération en investissements et projets concrets.

Des secteurs stratégiques au cœur des discussions

Les échanges réuniront les principaux acteurs économiques des deux pays autour de plusieurs secteurs prioritaires, notamment les partenariats industriels, les transports et la logistique, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques. D’autres domaines seront également à l’ordre du jour, parmi lesquels l’énergie, le tourisme, la culture, le jeu vidéo, les technologies quantiques et la santé.

Plusieurs accords et protocoles d’entente couvrant différents secteurs devraient être signés à cette occasion, renforçant ainsi les perspectives de coopération entre entreprises françaises et saoudiennes.

Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du rapprochement économique engagé entre Paris et Riyad et des ambitions de la Vision 2030, le vaste programme lancé en 2016 par le prince héritier Mohammed ben Salmane pour diversifier l’économie saoudienne et réduire sa dépendance aux hydrocarbures.

Pour la France, l’objectif est notamment de permettre à ses entreprises de participer aux grands projets liés à cette transformation économique. Paris entend également renforcer sa présence dans les préparatifs de l’Exposition universelle de Riyad 2030, tout en attirant davantage de capitaux et d’investissements saoudiens.

« Les choses sont encore en discussions pour certains projets, mais il y aura beaucoup, beaucoup d’accords économiques dans différents secteurs qui seront signés lundi », avait indiqué vendredi la présidence française.

Des projets emblématiques en perspective

Parmi les projets évoqués figure notamment un projet d’implantation, en région parisienne, d’un parc d’attractions inspiré du célèbre manga japonais Dragon Ball. Selon une source proche du dossier citée début août, les discussions entre les autorités françaises et une société d’investissement saoudienne seraient déjà très avancées.

Au-delà des grands projets, la table ronde doit contribuer à renforcer les liens entre les communautés d’affaires des deux pays et à favoriser l’émergence de partenariats industriels et technologiques de long terme.

L’énergie et la logistique au cœur des enjeux

Au niveau ministériel, une réunion doit également porter sur la diversification des routes d’approvisionnement énergétique. La question revêt une importance particulière alors que le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport des hydrocarbures, demeure verrouillé par l’Iran.

La coopération dans les transports, la logistique et les infrastructures numériques apparaît ainsi comme un autre axe majeur du partenariat, dans un contexte où l’Arabie saoudite accélère la modernisation de ses infrastructures et le développement de nouveaux secteurs économiques.