Le 8e sommet Choose France bat un record d'investissements et avance dans l'IA

Le président français Emmanuel Macron (à gauche), entouré du PDG de Daimler Buses Till Oberworder (à droite), s'adresse au public lors d'une visite de l'usine de Daimler Buses à Ligny-en-Barrois, dans le nord-est de la France, le 19 mai 2025, où l'entreprise de transport allemande devrait annoncer un nouvel investissement en France. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron (à gauche), entouré du PDG de Daimler Buses Till Oberworder (à droite), s'adresse au public lors d'une visite de l'usine de Daimler Buses à Ligny-en-Barrois, dans le nord-est de la France, le 19 mai 2025, où l'entreprise de transport allemande devrait annoncer un nouvel investissement en France. (AFP)
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Publié le Mardi 20 mai 2025

Le 8e sommet Choose France bat un record d'investissements et avance dans l'IA

  • Le 8e sommet Choose France lundi, évènement destiné à attirer les investissements étrangers en France, a battu un nouveau record avec 20 milliards d'euros de projets annoncés sous les ors du château de Versailles

PARIS: Centres de données, banque en ligne, bateaux de croisière: le 8e sommet Choose France lundi, évènement destiné à attirer les investissements étrangers en France, a battu un nouveau record avec 20 milliards d'euros de projets annoncés sous les ors du château de Versailles.

"C'est une édition très complète", s'est réjoui Emmanuel Macron lundi devant un parterre de chefs d'entreprises rassemblés dans la galerie des batailles du musée parisien.

Une cinquantaine de projets ont été dévoilés ou confirmés par la France qui a convié plus de 200 patrons à l'occasion d'un sommet baptisé "France, terre de créativité".

Après les 15 milliards d'euros de l'édition 2024, la moisson 2025 a été de 20 milliards d'euros d'investissements nouveaux. Et 20,8 milliards d'euros d'engagements sur l'intelligence artificielle (IA) pris en février ont été entérinés.

Devant les patrons, le président de la République a cité ses réformes visant à simplifier le marché du travail et la baisse de la fiscalité parmi les raisons à cette attractivité économique retrouvée.

Il a aussi appelé à poursuivre le mouvement de simplification, en proposant, comme son homologue allemand il y a dix jours, de supprimer la directive européenne sur le devoir de vigilance, qui impose aux entreprises des règles en matière de respect de l'environnement et des droits humains dans toute leur chaîne de production.

- Attractivité discutée -

La France peut se targuer d'avoir été consacrée premier pays européen en termes d'investissements étrangers par le baromètre du cabinet EY pour la 6e année de suite, qui prend en compte le nombre de projets d'investissements annoncés.

Le sommet "participe du redéveloppement, du redéploiement d'une puissance industrielle française", s'est félicité sur RTL le ministre de l'Economie Eric Lombard.

"De la propagande", a commenté sur X le député Insoumis Eric Coquerel, selon qui "le bilan macroniste c'est la désindustrialisation".

"C'est un fait que nous avons davantage ouvert d'usines que fermé d'usines ces dernières années", a rétorqué le ministre délégué au Commerce extérieur Laurent Saint-Martin, interrogé à Versailles.

"Les annonces du sommet Choose France ne devraient pas suffire à renverser l'essoufflement de l'investissement des entreprises en France", tempère l'économiste en chef du cabinet Asterès, Sylvain Bersinger, dans une note.

Un autre baromètre dévoilé en avril par le cabinet international Kearney plaçait la France à la septième place mondiale de l'attractivité économique économique et à la troisième en Europe.

Plusieurs chefs d'entreprises ont tout de même loué à Versailles une amélioration: il y a encore dix ans "la perception de la France n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui", a indiqué le patron de Snapchat, Evan Spiegel.

"La France a beaucoup d'avantages, elle peut encore faire mieux", a aussi dit le directeur général d'Amazon France Frédéric Duval, pointant les "restrictions administratives". L'entreprise est venue annoncer 300 millions d'euros d'investissement.

- Pluie de milliards -

Parmi les autres projets annoncés lundi figurent un investissement de 6,4 milliards d'euros de l'américain Prologis, pour la construction de centres de données et d'entrepôts, et la confirmation par MSC Croisières d'une commande de deux navires aux chantiers de Saint-Nazaire pour 3,5 milliards d'euros.

Des annonces bienvenues en pleines négociations sur les droits de douane avec Donald Trump qui tente lui-même d'attirer les investissements.

L'autre volet des annonces attendues concerne les premières concrétisations des 109 milliards d'investissements en France dans le domaine de l'IA, promis en février lors d'un sommet.

Le fonds d'investissement émirati MGX a confirmé son engagement pour l'établissement d'un campus IA en Ile-de-France, avec une première tranche de 8,5 milliards d'euros.

Le canadien Brookfield devait confirmer l'investissement de 10 milliards d'euros pour un site à Cambrai (Nord). Et l'américain Digital Realty ses engagements pour des centres de données à Marseille et Dugny (Seine-Saint-Denis), pour 2,3 milliards.

- Bureaux parisiens -

La "fintech" britannique Revolut va consacrer un milliard d'euros d'investissement à la création de son nouveau siège social pour l'Europe de l'ouest à Paris.

Le richissime fonds souverain saoudien PIF (Public investment fund) a aussi choisi Paris pour l'ouverture d'une filiale.

Cette année, Choose France met aussi à l'honneur des capitaux pour l'économie circulaire, notamment le recyclage textile, la mobilité décarbonée ou le cinéma et l'audiovisuel, autour d'un invité d'honneur, le judoka multimédaillé Teddy Riner.

Emmanuel Macron a aussi tenu une table ronde avec des chefs d'entreprises sud-coréens et deux autres sur l'intelligence artificielle et la transition énergétique.

Il devait aussi recevoir Stella Li, vice-présidente exécutive du constructeur de voitures électriques chinois BYD, le magnat mexicain Carlos Slim et le directeur général du saoudien Qiddiya, avant un "dîner de travail".


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.