Soins de la peau et forte chaleur pendant le pèlerinage de La Mecque

Les longues heures passées à l'extérieur, les foules nombreuses et les mouvements incessants entre les rituels sont autant d'éléments qui sollicitent fortement le corps, en particulier la peau. Mont Arafat, 5 juin 2025. (Abdulrahman Alshalhoub)
Les longues heures passées à l'extérieur, les foules nombreuses et les mouvements incessants entre les rituels sont autant d'éléments qui sollicitent fortement le corps, en particulier la peau. Mont Arafat, 5 juin 2025. (Abdulrahman Alshalhoub)
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Publié le Jeudi 05 juin 2025

Soins de la peau et forte chaleur pendant le pèlerinage de La Mecque

  • Un expert donne des conseils pour rester en bonne santé pendant ce pèlerinage physiquement éprouvant.
  • Les affections cutanées courantes peuvent être évitées avec un peu d'anticipation.

DJEDDAH : La saison du Hajj est un voyage profondément spirituel, mais elle comporte également des défis physiques uniques, en particulier sous la chaleur estivale intense de La Mecque.

Les longues heures passées à l'extérieur, les foules nombreuses et les mouvements incessants entre les rituels sont autant d'éléments qui sollicitent fortement le corps, et en particulier la peau.

Pour les pèlerins, il est essentiel de veiller aux soins de la peau afin d'assurer leur confort et de prévenir les affections cutanées courantes liées à la chaleur qui peuvent perturber l'expérience du Hadj.

Le ministère saoudien de la santé rappelle chaque année aux pèlerins de prendre des mesures simples mais efficaces pour protéger leur peau de la chaleur et de la sécheresse pendant le voyage du Hadj.

Selon le ministère, les problèmes de peau les plus courants pendant le Hadj sont les dermatites, les irritations cutanées, les coups de soleil et les infections fongiques telles que la teigne et le tinea cruris.

L'un des problèmes les plus fréquemment signalés pendant le pèlerinage est le frottement de la peau ou intertrigo, en particulier à l'intérieur des cuisses, sous les aisselles et sous les seins.

Ce problème est plus fréquent chez les pèlerins souffrant de diabète ou d'obésité et est généralement causé par le frottement, la chaleur et l'accumulation de sueur.

Les coups de soleil sont un autre problème courant, en particulier pour les pèlerins qui ne sont pas habitués à la lumière intense du soleil. Une exposition prolongée sans protection peut entraîner des rougeurs douloureuses, des gonflements ou même des cloques.

Les conditions chaudes et humides du Hadj créent un environnement idéal pour les infections fongiques telles que la teigne, qui se manifeste généralement par des taches circulaires sombres et prurigineuses, en particulier dans des zones comme l'aine ou l'intérieur des cuisses.

Le docteur Fatimah Sattof, dermatologue, a déclaré à Arab News : "Les soins de la peau sont particulièrement importants pendant la saison du Hadj en raison de l'exposition directe et prolongée des pèlerins au soleil, qui peut entraîner une sécheresse excessive, une pigmentation et même un cancer de la peau dans les cas extrêmes.

"L'exposition au soleil est également un facteur majeur de dégradation du collagène, qui contribue à l'amincissement de la peau et à l'apparition de rides précoces. L'hydratation est essentielle - en buvant beaucoup d'eau et en utilisant des crèmes protectrices", a-t-elle ajouté.

Outre les recommandations médicales, Mme Sattof a mis l'accent sur les mesures pratiques que les pèlerins peuvent prendre pour protéger leur peau.

"Les crèmes hydratantes sans parfum sont toujours préférables, car les produits parfumés peuvent accroître la sensibilité de la peau", a-t-elle déclaré.

"Je recommande de combiner différentes méthodes de protection : Les écrans solaires chimiques, les barrières physiques comme les parapluies et les masques, et le port de vêtements de couleur claire pour refléter les rayons du soleil.

"Si vous ressentez une brûlure ou une sensibilité, essayez la pommade MEBO et évitez l'exposition au soleil jusqu'à ce que les symptômes s'atténuent.

Elle rappelle également aux pèlerins que l'hydratation est essentielle, non seulement pour le corps, mais aussi pour la peau. "Il est essentiel de boire suffisamment d'eau et les pèlerins doivent appliquer des crèmes hydratantes lorsque le soleil n'est pas intense. Ces produits doivent être exempts de parfums et de substances irritantes afin d'éviter les réactions allergiques", a-t-elle ajouté.

"Heureusement, tous les produits nécessaires au soin de la peau - crème solaire, crème hydratante et vêtements de protection - sont facilement disponibles en Arabie saoudite dans la pharmacie la plus proche. Il n'est pas nécessaire d'emporter trop de bagages. Un bon écran solaire et une crème hydratante douce suffisent amplement."

Dermatologue Dr. Fatimah Sattof. 
Dermatologue Dr. Fatimah Sattof. 

Préserver sa santé cutanée pendant le Hajj : quelques gestes essentiels

Durant le Hajj, les conditions climatiques et l’intensité physique peuvent favoriser l’apparition d’irritations, de coups de soleil ou d’infections fongiques.

Pour éviter les irritations de la peau, il est recommandé de maintenir les zones sensibles propres et bien sèches, de privilégier des vêtements amples et respirants, et d’appliquer des pommades ou des poudres protectrices avant de marcher.

Une hygiène quotidienne rigoureuse, avec une attention particulière au séchage après les ablutions, est également primordiale. En cas de coup de soleil, il est conseillé de rester à l’ombre autant que possible, de prendre des douches fraîches pour soulager la peau, et d’utiliser des crèmes hydratantes douces, sans parfum, à base d’aloe vera ou de soja. 

Boire suffisamment d’eau aide aussi à limiter l’inconfort. Il faut éviter de percer les ampoules, qui protègent naturellement la peau en cours de cicatrisation.

Enfin, pour prévenir les infections fongiques, il est important de porter des sous-vêtements propres et secs, et de ne pas partager de serviettes ou de vêtements avec d’autres pèlerins.

L'année dernière, la saison du Hadj a été marquée par des températures sans précédent à La Mecque, comprises entre 46 et 51 degrés Celsius, ce qui a entraîné plus de 2 760 cas d'insolation en une seule journée.

Hussein Al-Qahtani, porte-parole du Centre national de météorologie, a déclaré que les prévisions indiquent que le Hadj de cette année sera également marqué par des températures extrêmement élevées, pouvant dépasser 49 degrés Celsius.

M. Sattof a souligné l'importance de la protection solaire : La saison du Hadj 2025 sera la dernière à se dérouler en été au cours des 16 prochaines années, en raison du changement progressif du calendrier lunaire islamique.

À partir de 2026, le Hadj se déroulera pendant les mois les plus frais, passant progressivement du printemps à l'hiver, ce qui permettra aux futurs pèlerins de ne pas souffrir de la chaleur extrême. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 

 


Liban: sept morts dans de nouvelles frappes d'Israël, qui veut occuper le sud après la guerre

Des civils et des secouristes se rassemblent sur le site d’une série de frappes israéliennes ayant visé la zone d’al Jnah, à la périphérie de la banlieue sud de Beyrouth, le 1er avril 2026. (AFP)
Des civils et des secouristes se rassemblent sur le site d’une série de frappes israéliennes ayant visé la zone d’al Jnah, à la périphérie de la banlieue sud de Beyrouth, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur Beyrouth et ses environs ont fait au moins 7 morts supplémentaires, portant le bilan total à plus de 1 200 morts au Liban depuis le début du conflit avec le Hezbollah
  • Israël affirme vouloir occuper une partie du sud du Liban après la guerre, suscitant de fortes inquiétudes côté libanais et à l’ONU quant à une nouvelle occupation

BEYROUTH: Les autorités libanaises ont annoncé tôt mercredi que de nouvelles attaques israéliennes avaient fait sept morts dans Beyrouth et sa région, au moment où Israël dit vouloir occuper une partie du Sud-Liban une fois la guerre terminée.

Les frappes israéliennes ne cessent pas dans ce pays embarqué dans la guerre depuis le 2 mars par une attaque du mouvement pro-iranien Hezbollah contre Israël. Elles ont causé au total plus de 1.200 morts, selon le ministère de la Santé libanais.

"Le raid mené par l'ennemi israélien sur le quartier de Jnah à Beyrouth a, selon un premier bilan, fait cinq morts et 21 blessés" dans ce quartier situé près de la banlieue sud de la capitale, a écrit le ministère de la Santé dans un communiqué.

D'après une source sécuritaire à l'AFP, les frappes israéliennes sur Jnah ont visé quatre voitures garées dans une rue.

Tôt mercredi, des journalistes de l'AFP ont entendu trois explosions dans la capitale. Elles résultent de bombardements effectués par des navires de guerre israéliens sur le quartier de Jnah, selon l'Agence nationale d'information (Ani) officielle du Liban.

Le ministère de la Santé a également indiqué qu'une frappe israélienne "visant un véhicule dans la région de Khaldeh, au sud de Beyrouth, a fait deux morts et trois blessés parmi la population civile".

Peu de temps avant ce communiqué, l'Ani avait rapporté que plusieurs missiles tirés par un drone israélien avaient visé une voiture sur une grande route au sud de Beyrouth mardi, soulignant que des ambulances et des pompiers s'étaient rendus sur place, mais sans donner alors de bilan.

Du côté israélien, l'armée a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi avoir frappé un "haut commandant" du Hezbollah ainsi qu'un "terroriste de haut rang" dans deux assauts distincts conduits "dans la région de Beyrouth" - sans préciser si cette seconde cible faisait également partie du mouvement islamiste libanais, ni communiquer sur le lieu précis des attaques.

- Craintes d'occupation -

Mardi, déjà, le ministère de la Santé avait dénombré huit morts lors de plusieurs frappes israéliennes dans le sud du Liban, dans les régions de Tyr, de Sidon et de Bint Jbeil. Parmi les personnes décédées se trouvait un secouriste, de même source.

Le Hezbollah a indiqué être engagé dans de "violents affrontements" avec Israël dans la nuit de mardi à mercredi dans deux localités du sud du pays.

L'ONU s'est inquiétée mardi, par la voix de son chef des opérations humanitaires Tom Fletcher, de la perspective que soit créé un nouveau "territoire occupé" au Moyen-Orient.

Plus tôt, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait répété l'intention de son pays "d'occuper" une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée. Avec pour l'objectif d'y établir, selon lui, une "zone de sécurité".

Le ministre libanais de la Défense, Michel Menassa, a affirmé que les propos de son homologue israélien n'étaient "plus de simples menaces" mais traduisaient "une intention claire d'imposer une nouvelle occupation du territoire libanais, de déplacer de force des centaines de milliers de citoyens et de détruire systématiquement des villages et des villes dans le sud".

C'est dans cette zone qu'ont été tués trois Casques bleus indonésiens ces derniers jours.

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) avait affirmé lundi que l'origine des projectiles ayant visé tué dimanche un soldat indonésien puis deux lundi étaient "inconnue".

Mais mardi, une source sécuritaire de l'ONU ayant souhaité rester anonyme a indiqué à l'AFP que des "investigations ultérieures" ont révélé que le tir de dimanche provenait d'un "char" israélien.

Et que l'explosion qui a tué lundi deux autres Casques bleus indonésiens pourrait être due à une mine, selon cette source.

L'armée israélienne a lancé une enquête concernant la mort de ces deux Casques bleus. Selon elle, "aucun engin explosif n'a été placé dans la zone par des soldats israéliens" et aucune de ses troupes "n'était présente sur place".

Mardi encore, Israël a notamment visé un immeuble sur la route de l'aéroport de Beyrouth et frappé sans avertissement un appartement de la banlieue nord de la capitale, selon l'Ani.

L'aviation israélienne a également visé mardi matin, après avertissement, la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, désertée par une grande partie de ses habitants.


Le Qatar affirme que les pays du Golfe sont «unis» dans leur appel à la désescalade

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  • "Il nous semble qu'il y a une position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre", a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari
  • Les riches états pétroliers de la région ont été visés par des centaines de missiles et de drones iraniens depuis le lancement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février

DOHA: Les pays du Golfe sont "unis" dans leur appel à une désescalade dans la guerre au Moyen-Orient, a affirmé mardi le Qatar, alors que l'Iran poursuit ses attaques de représailles contre ses voisins de la région.

"Il nous semble qu'il y a une position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre", a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, lors d'une conférence de presse à Doha.

Les riches états pétroliers de la région ont été visés par des centaines de missiles et de drones iraniens depuis le lancement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, tandis que leurs exportations d'hydrocarbures sont affectées par la fermeture de facto du détroit d'Ormuz.

Lundi, une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par ce détroit stratégique par lequel passait environ un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

Le détroit a été "fermé en raison d'une opération militaire", et son avenir est "une question que l'ensemble de la région et les partenaires internationaux doivent décider collectivement", a déclaré le responsable qatari.

"Je pense que nous avons pris une décision collective, dans le Golfe, pour traiter cela comme une menace collective", a-t-il insisté.

Pays le plus visé par les attaques iraniennes, les Emirats arabes unis se sont démarqués ces derniers jours de leurs voisins en adoptant un ton plus offensif à l'égard de Téhéran.

"Un simple cessez-le-feu n'est pas suffisant. Nous avons besoin d'un résultat concluant qui réponde à l'ensemble des menaces iraniennes: capacités nucléaires, missiles, drones, mandataires terroristes et blocages des voies maritimes internationales", a écrit leur ambassadeur à Washington, Yousef Al Otaiba, la semaine dernière dans une tribune du Wall Street Journal.

Le diplomate émirati a affirmé que son pays était prêt "à rejoindre une initiative internationale pour rouvrir le détroit et le maintenir ouvert".


Plus de 200.000 personnes sont parties du Liban vers la Syrie depuis le début de la guerre 

Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
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  • "Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie
  • "Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR

GENEVE: Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie par les trois points de passage officiels", a déclaré Aseer al-Madaien, représentante par intérim du HCR en Syrie, lors d'un point presse donné en visioconférence à Genève depuis Damas.

"Ces chiffres ont été fournis par les autorités et confirmés par nos collègues sur le terrain", a-t-elle ajouté, précisant que "la grande majorité" de ces personnes, soit "près de 180.000, sont des Syriens, notamment des réfugiés syriens qui avaient déjà fui la Syrie pour trouver refuge au Liban et qui sont aujourd'hui contraints de fuir à nouveau".

"Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles aux frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien Ali Khamenei.

Le Liban avait accueilli plus d'un million de réfugiés syriens qui ont fui leur pays pendant la guerre civile déclenchée par la répression d'un soulèvement populaire contre le pouvoir de Bachar al-Assad en 2011.

Plus d'un demi-million de ces réfugiés ont regagné leur pays depuis la chute d'Assad fin 2024.

Le HCR a indiqué que son plan d'urgence pour les personnes rejoignant précipitamment la Syrie depuis le Liban prévoyait "un nombre pouvant atteindre de 300 à 350.000 personnes".

"Ce nombre dépendra en grande partie d'éventuelles opérations terrestres supplémentaires. Parallèlement, le gouvernement syrien nous a informés qu'il mettait en place un plan d'urgence au cas où davantage de Libanais se dirigeraient vers la Syrie", a ajouté Mme al-Madaien.