Larmes, prières et espoirs sur le Mont de la Miséricorde

Les pèlerins ont accompli les prières du Maghrib et de l'Isha à Muzdalifah, en Arabie saoudite, le 19 juillet 2021. (Photo AN)
Les pèlerins ont accompli les prières du Maghrib et de l'Isha à Muzdalifah, en Arabie saoudite, le 19 juillet 2021. (Photo AN)
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Publié le Jeudi 05 juin 2025

Larmes, prières et espoirs sur le Mont de la Miséricorde

  • Le Mont Arafat occupe une place essentielle dans le déroulement du pèlerinage. C’est ici que les fidèles observent la waqfa, la station debout, de midi jusqu’au coucher du soleil.
  • Même ceux qui ne participent pas au pèlerinage peuvent profiter de cette journée exceptionnelle. Le jeûne du jour d’Arafat est fortement recommandé pour les non-pèlerins.

RIYAD : chaque année, le 9e jour du mois de Dhul-Hijjah, des millions de pèlerins venus du monde entier se rassemblent sur le mont Arafat, près de La Mecque. Ce lieu sacré, connu sous le nom de Jabal Arafat ou « Mont de la Miséricorde », est le point culminant du pèlerinage et incarne la quête de pardon, de foi et de renouveau spirituel.

« J’ai compris à Arafat que le vrai pèlerinage était intérieur. Ce moment a changé ma vie », explique Laila, 48 ans, venue d’Algérie.

Le Mont Arafat occupe une place essentielle dans le déroulement du pèlerinage. C’est ici que les fidèles observent la waqfa, la station debout, de midi jusqu’au coucher du soleil. Ce moment solennel est consacré à la prière, aux invocations et à la recherche du pardon divin. Le Prophète Mohammad a souligné l'importance de ce moment en déclarant : « Le Hajj, c’est Arafat. »

« Sous ce soleil accablant, j’ai oublié la fatigue. Tout ce que je voulais, c’était demander pardon et prier pour mes proches. C’était un moment entre moi et Allah, hors du temps », raconte Amina, 35 ans, originaire de France.

Même ceux qui ne participent pas au pèlerinage peuvent profiter de cette journée exceptionnelle. Le jeûne du jour d’Arafat est fortement recommandé pour les non-pèlerins, car, selon les paroles prophétiques, il efface les péchés de l’année écoulée et de l’année à venir. C’est un jour de miséricorde, d’espoir et de renouveau spirituel pour toute la communauté musulmane.

Le mont Arafat est également le lieu où le Prophète a prononcé son célèbre sermon d’adieu. Ce discours, porteur de valeurs universelles telles que l’égalité, la justice et le respect mutuel, continue de résonner dans les cœurs et les esprits. Pour les pèlerins, se tenir sur ce sol sacré est l'occasion de renouer avec l’essence même de l’islam.

« Je ne trouve pas les mots pour exprimer ce que j’ai ressenti à Arafat. Depuis que j'ai atteint le mont Arafat, je pleure comme un enfant. C’est comme si mon cœur avait été lavé. Je me sens plus proche de Dieu que jamais », confie Ahmed, âgé de 42 ans, venu du Maroc.

Face à l’immensité de la foule et au silence intérieur, de nombreux fidèles vivent à Arafat un moment de transformation profonde. Le mont devient alors un lieu de vérité intérieure, où chaque prière est une confidence et chaque larme une libération.

« Le silence, malgré l'immensité de la foule, m’a profondément marqué. On ressent une fraternité unique. Voir des millions de personnes unies dans la foi est bouleversant », témoigne Moussa, âgé de 50 ans, originaire du Sénégal.

En fin de journée, ils quittent Arafat pour rejoindre Muzdalifah, une plaine située à mi-chemin entre les deux lieux. Ils y passent la nuit à la belle étoile, dans un esprit d’humilité et de dépouillement, priant et collectant les petits cailloux nécessaires au rituel suivant.

Le lendemain, ces pierres seront lancées symboliquement sur les stèles représentant Satan à Mina, un geste fort qui marque le rejet du mal et l'allégeance à Dieu.

Ce rituel s'accompagne également du sacrifice d’un animal (ou de sa délégation), de la coupe des cheveux et du retour vers La Mecque pour le Tawaf al-Ifada, un autre pilier majeur du Hajj.

Ces étapes, denses et codifiées, prolongent l’effort spirituel entamé à Arafat et incarnent la purification complète du croyant. 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.