Comme par magie, le Hajj réunit ceux qui s'aiment

Cette femme assez âgée est de nationalité égyptienne. Assise à l’ombre, le visage rougi par le soleil, elle lit le Coran. (Photo fournie).
Cette femme assez âgée est de nationalité égyptienne. Assise à l’ombre, le visage rougi par le soleil, elle lit le Coran. (Photo fournie).
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Publié le Vendredi 30 juin 2023

Comme par magie, le Hajj réunit ceux qui s'aiment

  • Les enfants, l’épouse, l’époux sont généralement les personnes les plus aptes à accomplir une Omra ou un Hajj pour leurs parents décédés
  • «Après de longues années d’économies et grâce à l’aide et au soutien de mes enfants, je suis venue cette année. Je le fais pour mon défunt époux, le père de mes enfants»

RIYAD: Le Hajj est l’événement spirituel le plus important pour les musulmans. Il se déroule sur une période de cinq jours durant le dernier mois du calendrier islamique (lunaire). Les musulmans observent des rituels dans les lieux les plus sacrés du monde musulman. Ils s’y préparent pendant de longues années et beaucoup d’entre eux doivent économiser afin d’obtenir l’argent nécessaire pour accomplir cet acte sacré.

Lorsque le Prophète, que la paix soit sur lui, a été interrogé à ce sujet, il a mentionné deux scénarios dans lesquels le fait effectuer le pèlerinage au nom d'autrui est justifié et autorisé.

La première possibilité, c’est que la personne n'a pas les moyens d’effectuer le Hajj. Cela signifie qu’elle rencontre de grandes difficultés financières, qu’elle souffre d'une maladie grave qui ne lui permet pas de voyager, ou qu’elle est décédée.

Le Messager d’Allah, la paix soit sur lui, a également mentionné qu'on ne peut effectuer le Hajj au nom de quelqu'un d’autre que si la personne déléguée avait elle-même effectué une Omra ou un Hajj auparavant.

Les enfants, l’épouse, l’époux sont généralement les personnes les plus aptes à accomplir une Omra ou un Hajj pour leurs parents décédés en raison de leur devoir de bonté et de bienveillance envers eux, même après leur départ.

Il n’existe aucune différence entre les rituels et le déroulement de l’Omra lorsqu’elle est effectuée pour un défunt et ceux qu’on effectue pour soi-même. Les rites, les lieux et les moments sont les mêmes.

Pour effectuer une Omra ou un Hajj pour un défunt, le pèlerin doit entrer dans un état de sacralisation (ihram) à partir du Miqat. Il doit ensuite effectuer le Tawaf de l’Omra, suivi du Sa’i entre As-Safa et Al-Marwa avant de mettre fin à son ihram en se rasant ou en coupant ses cheveux.

Durant le premier jour de Tashriq, à Jamarat Al-Akaba, Arab News en français a rencontré Oum Walid. Cette femme assez âgée est de nationalité égyptienne. Assise à l’ombre, le visage rougi par le soleil, elle lit le Coran.

Elle nous confie: «Ce pèlerinage, je l’effectue pour mon mari, décédé en 1994. Je me suis retrouvée seule à éduquer mes quatre enfants. Les trois premiers ont connu leur père, mais ma petite dernière n’a pas eu cette chance. Je l’ai fait et je remercie Dieu pour sa bonté et sa miséricorde. Mes enfants ont grandi, ils ont fini leurs études, se sont mariés, et ils ont aujourd’hui des enfants.»

«Moi, j’ai effectué mon pèlerinage en 1997. Après de longues années d’économies et grâce à l’aide et au soutien de mes enfants, je suis venue cette année. Je le fais pour mon défunt époux, le père de mes enfants.»

Oum Walid ajoute: «Nous avons été bien accueillis. Il faut reconnaître que les militaires, les scouts, les volontaires nous viennent en aide. Ils font preuve de patience, de générosité, ils effectuent leur mission avec sérieux et abnégation. C’est un pays où l’on se sent en sécurité et en sûreté. Nous devons cela aux prières et invocations du prophète Ibrahim.»

Nous avons laissé Oum Walid sur sa chaise, heureuse de s’être déplacée pour accomplir ce qu’elle avait toujours souhaité: venir à La Mecque.


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".