La route de La Mecque : le voyage d'un pèlerin de son domicile à la ville sainte

Le chemin vers la ville sainte commence par une décision personnelle profonde, motivée par la foi et l'espoir de se rapprocher de Dieu. (Photo AN/Basheer Saleh)
Le chemin vers la ville sainte commence par une décision personnelle profonde, motivée par la foi et l'espoir de se rapprocher de Dieu. (Photo AN/Basheer Saleh)
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Publié le Vendredi 06 juin 2025

La route de La Mecque : le voyage d'un pèlerin de son domicile à la ville sainte

  • Le chemin vers la ville sainte commence par une décision personnelle profonde, motivée par la foi, l'espoir d'être proche de Dieu et l'accomplissement de l'un des cinq piliers de l'islam.
  • À partir du moment où les pèlerins ont l'intention d'accomplir le Hajj, un processus de transformation s'enclenche : ils doivent obtenir leur place auprès des autorités saoudiennes de leur pays.

RIYAD : Chaque année, des millions de musulmans du monde entier entreprennent un voyage spirituel pour accomplir le pèlerinage à La Mecque. Cette obligation religieuse n'est accomplie qu'une fois dans la vie pour ceux qui le peuvent, et commence bien avant l'arrivée du pèlerin à La Mecque.

Le chemin vers la ville sainte commence par une décision personnelle profonde, motivée par la foi, l'espoir d'être proche de Dieu et l'accomplissement de l'un des cinq piliers de l'islam.

À partir du moment où les pèlerins ont l'intention d'accomplir le Hajj, un processus de transformation s'enclenche : ils doivent obtenir leur place auprès des autorités saoudiennes de leur pays.

Certains pays demandent aux pèlerins de participer à des séminaires éducatifs avant le Hajj afin de les préparer spirituellement et physiquement au voyage.

"Nous disposons des installations administratives nécessaires à l'inscription au Hadj, à la demande de visa et à toutes les questions administratives connexes", explique Abdulrahman Mustafa Hamidh, un Syrien vivant en Turquie, qui travaille actuellement en tant que guide religieux pour les pèlerins.

"C'est simple. Le processus commence par une demande auprès des bureaux du Hadj situés dans toute la ville, ou par la désignation d'une personne pour ceux qui sont éloignés et ne peuvent pas se rendre au pèlerinage. Ils peuvent désigner quelqu'un d'autre, par exemple un frère, pour effectuer les démarches d'inscription à leur place et payer des frais d'inscription minimes", a-t-il déclaré.

Hamidh étudie actuellement en vue de l'obtention d'un doctorat en études religieuses et se rend fréquemment à La Mecque pour le Hajj depuis 2016.

Une fois l'inscription terminée, Hamidh explique la deuxième étape, qui est la partie finale du processus. Selon lui, les gens apportent leurs passeports à leur guide ou à leur chef de groupe pour qu'il remplisse leur demande d'enregistrement à leur place.

"L'ensemble du processus pour les pèlerins est très, très simple", a-t-il déclaré. 

Après cette étape, les pèlerins attendent que leur demande soit acceptée par les autorités saoudiennes et reçoivent leur visa et les documents dont ils ont besoin pour le Hadj.

Une fois leur demande acceptée, les pèlerins reçoivent les outils nécessaires, tels que l'Ihram, les bagages et tous les effets personnels dont ils auront besoin pour le voyage.

"Quant à la préparation d'un sac de voyage, c'est également facile. Les pèlerins du Hadj reçoivent souvent de grands bagages de l'agence organisatrice, qui contiennent des sacs plus petits et d'autres fournitures pour le Hadj, comme l'Ihram, ainsi que des vêtements de Hadj pour les femmes", a déclaré M. Hamidh.

Lorsque les pèlerins ont terminé la logistique, préparé leurs bagages et fait leurs adieux à leurs familles et à leurs proches, ils quittent leurs maisons, emportant avec eux non seulement des fournitures essentielles, mais aussi des espoirs, des prières et des cœurs pleins de dévotion.

Cependant, alors qu'ils arrivent à La Mecque et s'engagent dans cette expérience émotionnelle et précieuse, d'autres peuvent rencontrer des obstacles qui les empêchent d'achever le voyage ou d'arriver plus tôt.

Un exemple en est le voyage d'un pèlerin libyen, Amir Qathafi, qui faisait partie du dernier groupe de pèlerins de son pays à partir pour La Mecque cette année.

Malheureusement, avant l'embarquement, il lui a fallu du temps pour passer les contrôles de sécurité en raison d'un problème avec son passeport. L'avion a donc décollé, le laissant derrière lui.

À la surprise générale, un problème est survenu quelques minutes après le décollage, obligeant le pilote à retourner à l'aéroport pour résoudre le problème.

Pour la deuxième fois, Amir s'est vu refuser l'autorisation d'embarquer, et l'avion a redécollé. Pourtant, miraculeusement, il était destiné à effectuer le Hajj cette année, et l'avion a rencontré un autre problème technique quelques minutes après le second départ.

Cette fois, le pèlerin libyen a été autorisé à monter à bord de l'avion pour rejoindre le reste de son équipe sur la route de La Mecque.

Comme Amir, des millions de musulmans apprécient sincèrement cette occasion unique. Le voyage du Hajj est plus qu'une expérience physique. Il s'agit d'un engagement profondément spirituel et émotionnel qui commence par une intention et se termine par une transformation tout au long de la vie. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Une frappe vise la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement israélien

Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
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  • Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits
  • Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues

BEYROUTH: Israël a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth, au lendemain de raids meurtriers sur la capitale et ses environs, alors que le bilan humain de la guerre avec le Hezbollah approche des 1.500 morts.

Un épais panache de fumée s'est élevé de la banlieue sud, sous contrôle du Hezbollah et vidée de la quasi-totalité de ses habitants depuis le 2 mars.

L'armée israélienne a affirmé avoir visé "des cibles terroristes du Hezbollah à Beyrouth".

Dans la banlieue sud, seuls quelques commerces restent ouverts, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits. Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues.

Une station-service de la compagnie al-Amana, accusée par Israël d'être contrôlée par le Hezbollah, est calcinée.

Des portraits de l'ayatollah Ali Khamenei, tué au début de la guerre dans une frappe américano-israélienne en Iran et présenté comme le "martyr de la nation", ornent les principales artères.

Le long de la route menant à la banlieue sud, des habitants ont installé des tentes où ils dorment, allant inspecter leurs maisons entre deux avertissements israéliens.

Dimanche, Israël avait intensifié ses bombardements sur la banlieue sud et la capitale elle-même. Une frappe en face du principal hôpital public du Liban avait fait cinq morts, selon le ministère de la Santé.

"Force al-Qods" 

Une autre frappe sur un appartement dans une zone à l'est de la capitale, jusque-là épargnée par les violences, a tué trois personnes, dont un responsable local des Forces libanaises (FL), un parti chrétien opposé au Hezbollah, et sa femme.

Le chef des FL Samir Geagea a affirmé que "les Israéliens visaient un membre de la force al-Qods", chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution iraniens, qui semble avoir échappé à la frappe.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam avait déclaré que les Gardiens de la Révolution dirigeaient les opérations du Hezbollah dans sa guerre contre Israël.

L'armée israélienne a affirmé lundi qu'elle avait frappé une "cible terroriste" à l'est de Beyrouth et ajouté qu'elle examinait l'incident "après des informations sur des victimes parmi des civils libanais non impliqués dans les combats".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles à la mort d'Ali Khamenei.

Depuis, Israël mène des frappes massives sur le pays ayant fait 1.497 morts et plus de 4.600 blessées, selon les autorités, et déplacé plus d'un million de personnes.

"Maisons inhabitables" 

Des frappes israéliennes ont également visé le sud et l'est du Liban. Dans le sud, quatre personnes ont été tuées dans un raid sur une voiture à Kfar Roummane, près de Nabatiyeh, a indiqué le ministère de la Santé.

Dans la localité de Bourj Rahal, près de Tyr, un correspondant de l'AFP a vu des immeubles détruits et des débris jonchant les rues.

"Le premier bilan est de 15 maisons endommagées, qui ne sont plus habitables", a dit à l'AFP le maire de la ville Daoud Ezzedine.

"Les habitants veulent revenir chez eux, mais ils ne pourront pas malheureusement", a-t-il ajouté.

Le ministère de la Santé a aussi annoncé que deux secouristes du Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, avaient été tués par une frappe israélienne dimanche, portant à 57 le nombre de secouristes tués depuis le début de la guerre.

Le chef de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé sur X que l'OMS avait enregistré "92 attaques contre des établissements de santé, des véhicules médicaux, du personnel soignant et des entrepôts" depuis le début de la guerre.

Par ailleurs, le principal poste-frontière reliant le Liban à la Syrie, point de passage vital entre les deux pays, était toujours fermé lundi, après des menaces israéliennes de le viser samedi soir.

Ce passage "restera fermé, jusqu'à ce qu'on reçoive des garanties qu'il ne sera pas visé", a dit à l'AFP un responsable du ministère libanais des Transports, Ahmad Tamer.

 


Frappes israéliennes sur le plus grand complexe pétrochimique iranien

Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
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  • Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar
  • Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan

JERUSALEM: Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer.

L'agence iranienne Fars a par ailleurs affirmé qu'un autre complexe pétrochimique, cette fois près de Chiraz (centre-sud) avait été visé par des frappes, évoquant des "dégâts mineurs".

Israël n'a pas évoqué cette opération à ce stade. Mais le ministre de la Défense Israël Katz a déclaré que l'armée avait lundi "frappé avec force le plus grand complexe pétrochimique en Iran, situé à Assalouyeh, une cible clé qui assure environ la moitié de la production pétrochimique du pays".

Juste avant, Téhéran avait rapporté une série d'explosions sur le site, déjà frappé le 18 mars par Israël.

Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar.

Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan.

"Les deux sites, représentant 85% des exportations pétrochimiques iraniennes, sont désormais hors service", a déclaré Israël Katz. "Cela représente un coup sévère se montant à des dizaines de milliards de dollars pour le régime iranien", a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tard, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est également félicité des frappes.

"Aujourd'hui nous avons détruit la plus grande usine pétrochimique en Iran. Ce qui veut dire que nous éliminons systématiquement la machine à financer des Gardiens de la Révolution", l'armée idéologique de la République islamique, a-t-il déclaré dans une vidéo.

"Sous contrôle" 

Les médias officiels iraniens ont affirmé que la situation à Assalouyeh était "sous contrôle".

"L'incendie a été maîtrisé. La situation est actuellement sous contrôle et les aspects techniques ainsi que l'étendue des dégâts font l'objet d'une enquête", a indiqué l'agence Irna, citant un communiqué de la compagnie pétrochimique iranienne, ajoutant qu'aucun blessé n'était à déplorer.

Le champ offshore de South Pars, essentiel pour le secteur énergétique iranien, sert pour l'exploitation commune avec le Qatar du plus grand gisement de gaz naturel au monde.

Ehsan Jahanian, gouverneur adjoint de la province iranienne de Bouchehr (sud-ouest), a indiqué que "deux infrastructures dans le secteur de Pars avaient été touchées par un raid aérien ennemi".

L'agence Tasnim a elle indiqué que "les entreprises Mobin et Damavand, qui fournissent de l'électricité, de l'eau et de l'oxygène" à Assalouyeh "ont été visées".

Il n'y a pas eu de dégâts du côté de l'entreprise pétrochimiques de Pars, selon cette source.

En mars, le président Donald Trump avait demandé à Israël de ne plus attaquer les infrastructures énergétiques iraniennes après les premières frappes contre le champ de South Pars.

Mais le président américain avait aussi menacé de détruire "massivement l'intégralité du gisement" si Téhéran continuait ses attaques dans la région.

 


Iran: le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution tué dans une frappe 

Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
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  • "Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste à l'aube"
  • Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran

TEHERAN: Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran.

"Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste (...) à l'aube aujourd'hui", ont déclaré les Gardiens dans une publication sur leur chaîne Telegram.