Otages à Gaza: les 20 Israéliens vivants libérés

Les derniers 20 otages israéliens vivants qui étaient retenus dans la bande de Gaza ont été libérés lundi, première étape-clé du plan présenté par Donald Trump pour faire taire les armes, deux ans après le début de la guerre entre Israël et le Hamas. (AFP)
Les derniers 20 otages israéliens vivants qui étaient retenus dans la bande de Gaza ont été libérés lundi, première étape-clé du plan présenté par Donald Trump pour faire taire les armes, deux ans après le début de la guerre entre Israël et le Hamas. (AFP)
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Publié le Lundi 13 octobre 2025

Otages à Gaza: les 20 Israéliens vivants libérés

  • Les derniers 20 otages israéliens vivants qui étaient retenus dans la bande de Gaza ont été libérés lundi
  • Le Hamas a publié, avant leur libération lundi matin, les noms de ces 20 personnes, sur un total de 48 otages qui étaient retenus captifs à Gaza

JERUSALEM: Les derniers 20 otages israéliens vivants qui étaient retenus dans la bande de Gaza ont été libérés lundi, première étape-clé du plan présenté par Donald Trump pour faire taire les armes, deux ans après le début de la guerre entre Israël et le Hamas.

La branche armée du mouvement islamiste palestinien a publié, avant leur libération lundi matin, les noms de ces 20 personnes, sur un total de 48 otages qui étaient retenus captifs à Gaza.

Voici leurs portraits:

Matan Angrest, 22 ans 

Sous-officier, Matan Angrest a été capturé dans son char en lisière de la bande de Gaza après avoir tenté d'empêcher l'infiltration des commandos du mouvement islamiste palestinien près de la base de Nahal Oz.

Les trois autres membres de l'équipage du char ont été tués et les corps de deux d'entre eux sont encore dans Gaza.

Sur une vidéo diffusée par sa famille en avril 2025, on voit le moment où il est enlevé de son char et victime d'un lynchage.

Matan Angrest, originaire de Kiryat Bialik, dans le nord d'Israël, est supporter de l'équipe de football du Maccabi Haïfa. Il devait fêter la fin prochaine de son service militaire.

Gali et Ziv Berman, 28 ans 

Les jumeaux Gali et Ziv Berman, aujourd'hui âgés de 28 ans, ont été enlevés du quartier des jeunes du kibboutz Kfar Aza, incendié par les commandos du Hamas.

Inséparables, les deux frères, qui ont également la nationalité allemande, travaillaient ensemble dans le domaine de la production musicale. Ils sont supporters des clubs de football Maccabi Tel-Aviv et Liverpool. Leurs parents et leur frère aîné ont survécu à l'attaque.

Elkana Bohbot, 36 ans 

Elkana Bohbot était l'un des producteurs du festival Nova, avec ses amis d'enfance, Michael et Osher Waknin, tués le 7 octobre avec près de 370 personnes dans cette fête techno. Une vidéo de lui menotté et blessé au visage emmené par ses ravisseurs a été diffusée le jour de l'attaque du Hamas.

Elkana Bohbot est marié à une Israélienne d'origine colombienne. Père d'un garçon, il vivait près de Jérusalem. Le président colombien Gustavo Petro lui a accordé la nationalité colombienne en novembre 2023.

Son épouse, Rebecca Gonzalez, avait indiqué mi-février 2025 avoir reçu une "preuve de vie" de la part d'Ohad Ben Ami, ex-otage libéré le 8 février et ayant été détenu avec son mari.

Avant son enlèvement, Elkana Bohbot était censé ouvrir un stand de glaces dans un marché de Tel-Aviv mi-octobre 2023, selon ses parents.

L'otage est apparu en mai dans une vidéo diffusée par le Hamas, en compagnie d'un autre otage, Yossef-Haïm Ohana. Elkana Bohbot y apparaît silencieux, visiblement affaibli et allongé sous une couverture.

Rom Braslavski, 21 ans 

Originaire de Jérusalem, Rom Braslavski, également citoyen allemand, assurait la sécurité du festival Nova. Entre 10h30, heure de son dernier contact avec sa mère, et 13h30, heure à laquelle il a disparu, le vigile est resté sur place, venant en aide à de nombreux festivaliers, selon des rescapés. Il a été blessé aux deux mains pendant l'assaut.

En août 2025, le Jihad islamique, un mouvement allié du Hamas, a publié une vidéo montrant Rom Braslavski s'exprimant manifestement sous la contrainte, où il semble très affaibli et amaigri.

Nimrod Cohen, 21 ans 

Stationné le 7 octobre près du kibboutz de Nahal Oz avec son unité de blindés, Nimrod Cohen a été trahi par son char d'assaut, immobilisé par des freins défectueux.

Le soldat a été extirpé de son véhicule par les assaillants, en compagnie de trois autres membres de l'équipage, selon des vidéos publiées par le Hamas.

Ses trois compagnons d'armes, Omer Neutra, Oz Daniel et Shaked Dahan, sont morts le 7 octobre et leurs corps ont été emmenés à Gaza.

Nimrod Cohen est originaire de Rehovot, au sud de Tel-Aviv.

Ses parents Yehouda et Viki Cohen sont de toutes les manifestations, brandissant des pancartes ou des photos pour exiger la libération des otages en Israël et aux Etats-Unis.

Nimrod Cohen ne se séparait jamais d'un Rubik's Cube et sa mère garde précieusement celui que l'armée lui a donné, retrouvé brûlé en partie dans le char de son fils.

David et Ariel Cunio, 35 et 28 ans 

Les frères israélo-argentins David et Ariel Cunio ont été enlevés avec leur famille élargie alors qu'ils se cachaient dans la pièce sécurisée du domicile de David Cunio au kibboutz Nir Oz. Pour les en déloger, les assaillants ont mis le feu à la maison.

Leur famille est celle qui a compté le plus d'otages (huit). Sharon Aloni Cunio, 34 ans, la femme de David Cunio, et leurs jumelles de trois ans, ainsi que Danielle Aloni, 44 ans, la soeur de Sharon Aloni Cunio, et sa fille de cinq ans avaient été libérées pendant la trêve de novembre 2023. La fiancée d'Ariel Cunio, Arbel Yehoud, 28 ans, a été libérée le 30 janvier.

Le réalisateur israélien Tom Shoval a présenté en février à la Berlinale le film "Lettre à David", qui rend hommage à David Cunio. En 2013, David Cunio et son frère jumeau Eitan avaient présenté au festival de Berlin le film "Youth", dans lequel ils jouaient les personnages principaux sous la direction de M. Shoval.

Eitan Cunio a échappé au Hamas en se cachant dans son abri de Nir Oz. Les deux frères ont le même tatouage de trois petites étoiles vert sombre à l'intérieur du poignet.

A l'ouverture de la Berlinale en février, la directrice, Tricia Tuttle, et une rangée d'acteurs et de réalisateurs ont brandi sur le tapis rouge la photo de David Cunio.

Le film "Lettre à David" a reçu en septembre l'Ophir (Oscar israélien) du meilleur film documentaire.

Evyatar David, 24 ans 

C'est par une photo reçue sur le réseau social Telegram que les parents d'Evyatar David ont découvert que leur fils était otage à Gaza. Le jeune homme y apparaît le visage éclairé par une lampe de poche.

Le 7 octobre, il assistait avec son ami d'enfance Guy Gilboa Dalal au festival Nova. Ce dernier a également été enlevé et est toujours présumé vivant dans la bande de Gaza.

Sa famille est originaire de Kfar Saba, dans le centre d'Israël. Passionné de musique, il travaillait dans un café pour rassembler assez d'argent pour un voyage en Thaïlande.

En août 2025, le Hamas a diffusé une vidéo montrant Evyatar David gravement sous-alimenté et visiblement affaibli.

Guy Gilboa Dalal, 24 ans 

Guy Gilboa Dalal participait avec trois amis à sa première rave party lorsqu'il a été enlevé au festival Nova. Sa famille a rapidement appris son enlèvement en visionnant une vidéo de lui et de son meilleur ami Evyatar David, ligotés dans un tunnel à Gaza.

Selon le témoignage d'un otage libéré en juin lors d'une opération de l'armée israélienne, leurs geôliers lui ont fait subir des sévices.

Guy Gilboa Dalal et Evyatar David ont été vus en février sur une vidéo du Hamas, regardant une des cérémonies de libération des otages à Gaza avant d'être enfermés dans la voiture, suppliant pour être libérés.

Il apparaît dans une vidéo du Hamas le 5 septembre. Il est filmé avec un autre otage, Alon Ohel, dans un tunnel.

Amoureux du Japon, Guy Gilboa Dalal en a appris la langue pour y voyager un jour. Il travaillait dans l'informatique.

Maxim Herkin, 37 ans 

Israélo-russe, Maxim Herkin vit à Tirat Carmel, dans le nord d'Israël, et est père d'une petite fille âgée aujourd'hui de cinq ans, qui vit avec sa mère en Russie. Il avait immigré avec sa mère d'Ukraine.

Avant d'être enlevé au festival Nova, il a écrit à sa mère: "tout va bien, je rentre".

Au printemps 2025, la branche armée du Hamas a diffusé une vidéo dans laquelle Maxim Herkin apparaît allongé, la tête et le bras gauche couverts de bandages avec des taches marron.

Eitan Horn, 39 ans 

Eitan Horn, qui vit dans la ville de Kfar Saba (centre), a été enlevé au domicile de son frère aîné Yaïr Horn au kibboutz Nir Oz. Egalement enlevé le 7 octobre, son frère, diabétique, a été libéré en février 2025. Avant la libération de l'aîné, les deux frères étaient retenus ensemble en captivité.

La famille Horn avait émigré d'Argentine il y a des années.

Educateur, Eitan Horn a longtemps travaillé avec différents mouvements de jeunesse, pour qui il a été en mission au Pérou.

Segev Kalfon, 27 ans 

Segev Kalfon, qui vit à Dimona (sud), travaillait avec son père dans la boulangerie familiale à Arad dans le désert du Néguev.

Son ami d'enfance, qui était avec lui au festival Nova, a raconté sa capture, alors qu'il était caché dans un buisson sur le bord de la route 232 reliant les kibboutz en bordure de Gaza.

Un des otages libérés en février a raconté avoir été un temps en captivité avec lui, selon sa famille.

Bar Kuperstein, 23 ans 

Avant d'être enlevé au festival Nova, Bar Kuperstein est resté sur place pour secourir les festivaliers touchés par balles. Infirmier dans l'armée, il n'était pas en service ce jour-là, mais faisait partie du personnel du festival.

Des vidéos le montrant ligoté ont été diffusées peu après son enlèvement.

Bar Kuperstein est originaire de Holon, près de Tel-Aviv.

Son père Tal Kuperstein, secouriste bénévole, est handicapé, privé de parole et de mouvements, depuis un accident, et son fils a joué le rôle de père de famille depuis ses 17 ans.

Depuis quelques mois, M. Kuperstein arrive à s'exprimer, difficilement, et a expliqué à l'AFP qu'il voulait en faire la surprise à son fils à son retour.

Devenu secouriste comme son père, le jeune homme avait sauvé la vie de son grand-père Michael Kuperstein, victime d'un accident cardiaque chez eux deux mois avant le 7 octobre 2023.

Omri Miran, 48 ans 

Masseur-thérapeute également de nationalité hongroise, Omri Miran a été enlevé au kibboutz Nahal Oz, où il vivait, en présence de sa femme Lichay Miran-Lavi et de leurs deux fillettes, laissées libres.

Son père, Dani Miran, se laisse pousser la barbe dans l'attente du retour de son fils, après l'avoir vu, barbu, dans une vidéo publiée par le Hamas en avril 2024, estimant que si son fils ne peut pas se raser, il ne se rasera pas non plus.

S'exprimant vraisemblablement sous la contrainte, Omri Miran décrivait dans cette vidéo "une situation difficile" en raison de "nombreux bombardements" israéliens sur la bande de Gaza. Il disait espérer pouvoir retrouver sa famille pour la fête de l'Indépendance d'Israël, le 14 mai.

Il est réapparu dans une autre vidéo diffusée par le Hamas le 23 avril 2025.

Eitan Mor, 25 ans 

Aîné de huit enfants d'une famille religieuse de la colonie de Kyriat Arba, en Cisjordanie occupée, Eitan Mor était à Nova comme vigile avec des amis.

Son père Tzvika Mor est le fondateur du Forum de l'espoir, un collectif de parents d'otages opposés à tout accord avec le Hamas et exigeant des autorités israéliennes plus de pression militaire afin que le Hamas capitule et libère les otages.

Eitan Mor travaillait dans un café à Jérusalem et rêvait d'ouvrir son propre restaurant. Il gardait le contact avec ses parents bien qu'il ait pris ses distances avec la religion.

Yossef-Haïm Ohana, 25 ans 

Yossef-Haim Ohana, originaire de Kyriat Malakhi (sud), voulait faire des études de coaching. Il a été enlevé au festival Nova où il était barman. Il a été vu en train d'aider des blessés avant de s'enfuir avec un ami.

De parents divorcés, M. Ohana a perdu pendant son enfance son frère Acher-Yitzhak, emporté par un cancer à l'âge de 7 ans.

L'otage est apparu en mai dans une vidéo diffusée par le Hamas, en compagnie d'un autre captif, Elkana Bohbot.

Alon Ohel, 24 ans 

Pianiste de talent, Alon Ohel, qui devait commencer des études de musique à la prestigieuse école Rimon de Ramat Hasharon (centre), était revenu d'une excursion en Asie quelque semaines avant d'être enlevé au festival Nova.

Il a été capturé dans un abri sur la route 232, qui relie les kibboutz en bordure de Gaza, avec trois autres jeunes hommes. Il vit à Lavon, un village du nord d'Israël, et a aussi les nationalités serbe et allemande.

La famille d'Alon Ohel avait déclaré en février 2025 avoir reçu une première preuve de vie, grâce aux témoignages d'autres captifs récemment libérés. "Il est évident qu'Alon perd la vue de son oeil droit, et il apparaît amaigri et en détresse", avaient dit ses parents après la diffusion par le Hamas d'une vidéo de leur fils en septembre.

Avinatan Or, 32 ans

Fils d'une famille religieuse de la colonie de Shilo en Cisjordanie occupée, Avinatan Or est le deuxième d'une fratrie de sept enfants.

En couple avec Noa Argamani, qui a été enlevée en même temps que lui au festival Nova puis libérée par une opération militaire israélienne en juin 2024, il devait s'installer avec elle à Beersheva (sud), où il avait fait des études d'ingénieur.

Il possède aussi la nationalité britannique.

Matan Zangauker, 25 ans 

Matan Zangauker a été enlevé à son domicile du kibboutz Nir Oz.

Enlevée avec lui, Ilana Gritzewsky, sa compagne israélo-mexicaine, a été libérée le 30 novembre 2023, au dernier jour de la première trêve. Avec la mère de son compagnon, Einav Zangauker, elle est devenue l'une des figures de proue du combat pour la libération des otages. Mme Zangauker a menacé en septembre 2025 le Premier ministre Benjamin Netanyahu de le poursuivre en justice pour "meurtre" si son fils n'était pas libéré vivant.

Matan Zangauker, enfant de parents divorcés, est passionné de numismatique et d'aéromodélisme. Il travaillait à la ferme de cannabis médical de Nir Oz.


Le président syrien n'entend pas intervenir au Liban (sources proches)

Le président syrien Ahmed al-Chareh. (REUTERS)
Le président syrien Ahmed al-Chareh. (REUTERS)
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  • Le président syrien Ahmad al-Chareh a démenti toute intention d’intervention au Liban, qualifiant ces rumeurs d’infondées
  • Damas affirme privilégier la coordination avec Beyrouth et la stabilité du Liban, dans un contexte régional tendu lié au Hezbollah et au conflit israélo-libanais

DAMAS: Le président syrien Ahmad al-Chareh a déclaré à des visiteurs que Damas n’avait aucune intention d’intervenir au Liban, démentant des rumeurs à ce sujet, ont indiqué vendredi à l'AFP deux personnes ayant assisté à l'entretien.

L’un des participants, qui a requis l’anonymat, a affirmé que le dirigeant syrien avait dit à une délégation de près de 70 notables et dignitaires de la province de Damas, en visite jeudi au palais présidentiel, que "ce qui se dit au sujet d'une intervention de la Syrie au Liban n’est qu'une rumeur".

L'autre personne a confirmé ces propos.

Le communiqué officiel publié à l'issue de cette visite, centrée autour de questions locales de développement, n'a fait aucune mention des propos d'Ahmad al-Chareh sur le Liban.

Le président américain Donald Trump avait affirmé lors d'une interview le 7 juin à NBC que le président syrien était prêt à aider à affaiblir le Hezbollah, contre lequel Israël mène une campagne de frappes aériennes et une offensive terrestre.

Dans une interview télévisée jeudi, le porte-parole du ministère syrien de l’Intérieur, Noureddine al-Baba, a déclaré que Damas se tient aux côtés du président libanais Joseph Aoun pour " préserver la sécurité du Liban et la souveraineté de l’Etat libanais".

"La coordination avec (...) le Liban est le fondement de tout rôle que la Syrie peut jouer dans la résolution des dossiers libanais", a-t-il ajouté.

Réagissant aux propos de Donald Trump, Noureddine al-Baba a déclaré que "les parties syrienne et libanaise sont les mieux placées pour (les) interpréter et se mettre d’accord sur une formule qui serve les deux pays dans le cadre d'une vision arabe commune".

Selon un diplomate qui a requis l'anonymat, la Syrie est sous pression des Etats-Unis depuis le début de la guerre entre Israël et le Liban le 2 mars pour intervenir contre la formation pro-iranienne dans le pays voisin, avec lequel elle partage une longue frontière terrestre.

La Syrie est dirigée depuis fin 2024 par des autorités islamistes hostiles au Hezbollah, qui était l'allié du président renversé Bachar al-Assad.

M. Chareh a dit vouloir ouvrir une nouvelle page avec le Liban.

Le président syrien Hafez al-Assad, père de Bachar al-Assad, était intervenu au Liban en pleine guerre civile en 1976 et ses troupes ne s'en étaient définitivement retirées que près de 30 ans plus tard.


Le CCG déclare que les hostilités iraniennes compromettent le dialogue et les relations régionales

Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
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  • Le communiqué indique que la poursuite de l'agression iranienne ne fera qu'accentuer l'isolement de l'Iran
  • Affirmation du droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international

LONDRES : Un communiqué du Conseil de coopération du Golfe a déclaré mercredi que les hostilités iraniennes sapaient la confiance et fermaient la porte au dialogue.

Le communiqué souligne que "l'agression ne permet pas d'établir des relations ni de favoriser la compréhension ou le rapprochement".

La déclaration ajoute que la poursuite de l'approche agressive de l'Iran ne fera qu'accentuer son isolement, avertissant que de telles politiques affaiblissent la stabilité régionale.

Elle précise également que la porte de la compréhension reste ouverte à ceux "qui choisissent le langage de la sagesse et du bon voisinage".

Le Conseil a réaffirmé son entière solidarité avec le Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, soulignant que la sécurité des États du Golfe est indivisible et que toute attaque contre un membre constitue une attaque contre tous.

Le Conseil a condamné les actions de l'Iran, a tenu Téhéran pour responsable de leurs conséquences sur la sécurité régionale, la navigation internationale et l'approvisionnement en énergie, et a appelé la communauté internationale à demander des comptes aux responsables.

Il a également affirmé le droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international et à la charte des Nations unies.

Cette déclaration a été faite alors que les ministres des affaires étrangères du CCG participaient à la 167e session du conseil ministériel du CCG à Bahreïn.

La réunion du CCG pour les États arabes du Golfe s'est tenue à Manama sous la présidence du ministre des affaires étrangères de Bahreïn, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani.


Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud

Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
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  • Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud
  • "Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël"

BEYROUTH: Israël a poursuivi mercredi ses frappes au Liban, faisant au moins 12 morts, selon une source médicale à l'AFP, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, appelant les Libanais à "rejoindre" la lutte de son pays contre le Hezbollah pro-iranien.

L'armée israélienne a en outre arrêté et enlevé en Israël, pour interrogatoire, deux habitants d'un village frontalier du sud, avant leur remise en liberté dans la soirée.

Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud.

"Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël", a déclaré M. Netanyahu dans un message en anglais adressé au peuple libanais.

Dans le même temps, Donald Trump a douché mercredi les espoirs d'un accord avec Téhéran pour mettre fin à la guerre régionale. Il a affirmé que son armée allait "attaquer" l'Iran dès mercredi, l'accusant de duplicité.

Dans le sud, près de Tyr, huit personnes ont été tuées dans des frappes sur le village de Tayr Debba et quatre autres dans la localité de Deir Qanoun an-Nahr, a indiqué une source médicale à l'AFP.

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a aussi rapporté d'autres bombardements sur une trentaine de localités dans le sud et l'est du Liban, dont trois villages méridionaux dont Israël avait ordonné plus tôt l'évacuation.

La veille, de violents raids sur la ville de Tyr avaient fait 11 morts et Israël avait ordonné à l'ensemble des habitants de la ville millénaire et de ses environs d'évacuer, provoquant un exode précipité.

Plus au nord, une frappe israélienne a visé une voiture dans le centre de la grande ville côtière de Saïda, porte du sud du Liban, a indiqué l'Ani.

Un correspondant de l'AFP y a vu des secours retirer deux personnes d'un véhicule en feu.

Villages chrétiens isolés 

De son côté, le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des troupes israéliennes dans des localités qu'elles occupent dans le sud.

Dans la zone frontalière, une patrouille israélienne a enlevé "un membre du conseil municipal de Kfar Chouba et un employé de la municipalité alors qu'ils effectuaient des travaux de pompage d'eau", selon l'Ani.

L'armée israélienne a indiqué pour sa part avoir interpellé et "transféré sur le territoire israélien pour y être interrogés", deux "suspects" qui "s'étaient approchés de la zone où les soldats israéliens mènent des opérations".

La municipalité de Kfar Chouba a annoncé qu'ils étaient revenus libres au village dans la soirée. Affirmant qu'ils "n'avaient aucune intention de s’approcher des forces israéliennes", elle a condamné un "acte hostile envers deux innocents qui accomplissaient une mission humanitaire".

Kfar Chouba est l'un des rares villages frontaliers dont les habitants sont restés malgré les ordres d'évacuation de l'armée israélienne, qui occupe désormais une partie du sud du pays.

Parmi ces villages figure une poignée de localités chrétiennes, dont les représentants ont appelé mardi soir l'État libanais à "ouvrir des couloirs humanitaires".

Le communiqué du "Rassemblement des villages chrétiens frontaliers" souligne que les routes les desservant sont désormais "coupées ou extrêmement dangereuses".

Depuis le début, le 2 mars, de la nouvelle guerre au Liban entre le Hezbollah et Israël, les frappes israéliennes ont fait 3.696 morts, selon le dernier bilan des autorités.

Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans cette guerre régionale pour soutenir l'Iran, qui exige que tout accord de paix avec Washington inclut la fin des hostilités sur le front libanais.