Une journaliste de Voice of America «punie» pour avoir tenté d'interroger Pompeo

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s’exprimait au siège de la radio à Washington le 12 janvier (Photo, AFP).
Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s’exprimait au siège de la radio à Washington le 12 janvier (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 13 janvier 2021

Une journaliste de Voice of America «punie» pour avoir tenté d'interroger Pompeo

  • La correspondante de VOA à la Maison Blanche Patsy Widakuswara a suivi Mike Pompeo après un discours et a tenté de lui poser des questions, notamment sur l'image des Etats-Unis dans le monde après l'assaut au Capitole
  • Dans la foulée, la journaliste a été réaffectée à un autre poste par sa direction

WASHINGTON: Une correspondante à la Maison Blanche de la radio publique internationale Voice of America (VOA) a été réaffectée à un poste moins prestigieux après avoir tenté de poser des questions au secrétaire d'Etat Mike Pompeo, une « punition » dénoncée par ses collègues et des élus.

Le chef de la diplomatie américaine avait été invité lundi à prononcer un discours au siège de la radio à Washington, sur fond d'accusations de reprise en main de la « Voix de l'Amérique » par le gouvernement de Donald Trump.

Michael Pack, le PDG nommé par Donald Trump, avait tenté en octobre de revenir sur la règle qui l'empêche d'intervenir sur les contenus éditoriaux. 

Sur place, Mike Pompeo a exhorté lundi les journalistes de la radio de cesser de « dénigrer » les Etats-Unis et de promouvoir « l'exceptionnalisme américain ».

Il a reconnu que plusieurs d'entre eux n'avaient pas voulu qu'il vienne s'exprimer, dénonçant un « instinct de censure dangereux », alors qu'une lettre de « lanceurs d'alerte » avait critiqué en interne une tentative de diffuser « de la propagande politique dans les derniers jours de l'administration Trump ».

A la fin de son discours, le secrétaire d'Etat a eu un échange très aimable et sans questions politiquement sensibles avec le directeur de la radio. En revanche, les journalistes de l'antenne n'ont pas eu le droit de l'interroger.

La correspondante de VOA à la Maison Blanche Patsy Widakuswara a alors suivi Mike Pompeo lors de sa sortie et a tenté de lui poser des questions, notamment sur l'image des Etats-Unis dans le monde après l'assaut donné la semaine dernière par des partisans de Donald Trump contre le Capitole. Elle a elle-même publié sur Twitter une vidéo de sa vaine tentative.

Dans la foulée, la journaliste a été réaffectée à un autre poste par sa direction.

La « punition » visant Patsy Widakuswara « pour avoir fait son travail, c'est-à-dire poser des questions, est un affront aux idéaux évoqués par le secrétaire d'Etat Pompeo lui-même dans son discours », a protesté dans un communiqué l'Association des correspondants à la Maison Blanche.

Un porte-parole de VOA a refusé de « commenter les questions internes de personnel ».

Dans un communiqué conjoint, les dirigeants de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, le démocrate Gregory Meeks et le républicain Michael McCaul, ont également dit avoir interrogé la radio sur « cette troublante information », sans obtenir de réponse.

« Une telle intervention serait une violation de la ‘Muraille de Chine’ instaurée par le Congrès » entre les dirigeants de la holding qui contrôle les médias publics internationaux des Etats-Unis et leurs journalistes, ont estimé les deux élus.

« Sans raison légitime pour cette décision, (...) nous pensons qu'elle doit retrouver son poste », ont-ils ajouté à propos de la journaliste. 

« Ce sont les Etats-Unis d'Amérique : nous ne punissons pas nos journalistes parce qu'ils cherchent des réponses à leurs questions. Une presse libre et équitable est au cœur de notre Constitution et de notre démocratie », ont-ils prévenu.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.