Mali: Le dilemme de la France face à l’effervescence djihadiste au Sahel

La mort, en une semaine, fin 2020, de cinq militaires français au Mali pose la question de la poursuite de l’engagement français dans la région (Photo, AFP)
La mort, en une semaine, fin 2020, de cinq militaires français au Mali pose la question de la poursuite de l’engagement français dans la région (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 14 janvier 2021

Mali: Le dilemme de la France face à l’effervescence djihadiste au Sahel

  • La mort, en une semaine (décembre 2020-janvier 2021), de cinq militaires français au Mali pose la question de la poursuite de l’engagement français dans la région
  • Face aux djihadistes et aux rebelles, la supériorité tactique française n’est pas à même d’assurer une stabilisation durable. Une solution politique s’impose pour que la mission française n’échoue pas

PARIS: L’intervention militaire française au Mali entre dans sa neuvième année. L’opération Serval a été lancée par François Hollande en janvier 2013, pour «arrêter la progression de colonnes djihadistes» au nord du pays. Rebaptisée Barkhane en 2014, elle mobilise désormais quelques 5 000 militaires français dans la bande sahélo-saharienne. La récente multiplication des actes terroristes et rebelles au Mali, au Niger voire au Burkina Faso, fait de plus en plus craindre un enlisement français au Sahel.  

Ni l’expérience du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), ni le soutien européen timide qui a permis l’implication de forces spéciales, ni le soutien logistique américain, ne semblent être suffisants pour stabiliser cette zone agitée. Le décideur français est placé devant un dilemme cornélien: évacuer les forces françaises ou augmenter leur présence sur place. Face à l’absence de solutions satisfaisantes se profilant à l’horizon, la France devrait manœuvrer pour adapter ses réponses à la situation malienne qui évolue sur le terrain et faire face à l’effervescence djihadiste au Sahel.  

Le Sahel, un nouveau foyer terroriste  

Ces derniers mois, la bande sahélo-saharienne connaît une recrudescence d’activité des groupes terroristes. En 2020, l'armée française a porté de sérieux coups aux groupes djihadistes: l'émir d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droukdel, a été abattu en juin, suivi de Bah Ag Moussa, le chef du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, également affilié à Al-Qaïda), en novembre.  

Face aux djihadistes et aux rebelles, la supériorité tactique française n’est pas à même d’assurer une stabilisation durable. Une solution politique s’impose pour que la mission française n’échoue pas.

Mais la présence de groupes rebelles locaux (sensibilités Touareg ou peuls) et la complémentarité entre Al-Qaïda et l’État islamique (Daech) compliquent l’équation. «L'expansion des filiales de l'État islamique en Afrique subsaharienne a conduit à une montée en flèche du terrorisme dans de nombreux pays de la région», affirme le Global Terrorism Index (publié en novembre 2020). «Sept des dix pays ayant connu la plus forte augmentation du terrorisme se trouvent en Afrique subsaharienne: le Burkina Faso, le Mozambique, la RDC,  le Mali, le Niger, le Cameroun et l’Éthiopie», poursuit le rapport. On remarque bien que le Sahel bascule dans une situation insurrectionnelle, malgré une vie politique dynamique du Mali au Burkina Faso. 

La mort, en une semaine (décembre 2020-janvier 2021), de cinq militaires français (dont une femme) au Mali pose la question de la poursuite de l’engagement français dans la région. Même si depuis le début de l’intervention,  51 soldats ont perdu la vie (un chiffre «acceptable» dans une guerre asymétrique selon les spécialistes), l’opinion publique française s’interroge sur les objectifs et craint la répétition d’autres scénarios qui se sont produits en Afghanistan et en Irak. 

Face aux djihadistes et aux rebelles, la supériorité tactique française n’est pas à même d’assurer une stabilisation durable. Une solution politique s’impose pour que la mission française n’échoue pas. Au fil des mois, la France constate de plus en plus sa solitude. En effet, les Maliens et les membres du G5 se montrent incapables de se défendre eux-mêmes. De plus, l’aide européenne est à peu près inexistante et le pari français d’utiliser la G5 Sahel comme relais ne semble pas réaliste en raison de l’incapacité structurelle des pays du Sahel. 

Le coup d’État au Mali et ses conséquences ont été l’un des développements majeurs de l’année 2020. En effet, malgré les victoires militaires de l’opération Barkhane, les deux tiers du territoire malien continuent d'échapper au contrôle du pouvoir central, alors que l'ex-président Ibrahim Boubacar Keïta a été renversé par les militaires le 18 août dernier et que le pouvoir n'a toujours pas été rendu à la société civile.  

Compte tenu de cette nouvelle situation, on évoque de plus en plus de possibles négociations entre des groupes rebelles qui continuent à grignoter des territoires, et un pouvoir central de plus en plus affaibli. Dans ce cadre, la libération de l'otage française Sophie Pétronin en octobre 2020 a été l’aboutissement de discussions entre le gouvernement malien et le Groupe du soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).  

Soulignons que Moctar Ouane, Premier ministre de la transition du Mali, n’a pas caché sa volonté d’envisager des échanges de prisonniers avec Iyad Ag Ghali, le chef du GSIM et Amadou Koufa, le chef de la Katiba Macina (affiliée au GSIM). Notons aussi que la position de la France évolue: elle passe de l’opposition à toute négociation avec de tels groupes djihadistes, qui n’avaient pas signé les accords de paix d'Alger en 2015 à des positions plus pragmatiques tenant compte des nouvelles réalités du terrain, en demandant aux partenaires sahéliens de ne jamais discuter avec les chefs d'Al-Qaïda ou de l'État islamique. Avec ces péripéties, certaines spécialistes du Sahel n’excluent pas que cette négociation puisse offrir à la France une honorable porte de sortie du guêpier malien.  

Les choix cornéliens français  

Dans les autres contrées du Sahel, il faut aussi tenir compte des situations politiques locales: le Burkina Faso a élu récemment un président en dépit de certains problèmes; au Niger, la continuité démocratique est assurée. Mais, parallèlement à ces progrès tangibles, le terrorisme et l’instabilité continuent à sévir et mettre la France dans l’embarras. Pour certains cercles, cet engagement français a été vital pour freiner l’influence islamiste et limiter le risque terroriste. Mais pour d’autres spécialistes renommés de la zone (comme Jean-Dominique Merchet), cette intervention française permet certes de maintenir une continuité politique dans cette zone contestée, mais il n’est pas sûr que le «rôle international de la France justifie nos pertes et la continuité de l’implication militaire».  

Ainsi, face à une situation sécuritaire préoccupante dans une région minée par les violences djihadistes, les insurrections, les conflits intercommunautaires et l'instabilité politique, la ministre des Armées Florence Parly met l’accent sur le dilemme français: «Nous n'avons pas vocation à rester éternellement», avait-elle admis devant la Commission des Affaires étrangères du Sénat en juin 2020. «Mais nous n'avons pas vocation non plus à quitter tout de suite le Sahel, car notre présence reste indispensable pour les Sahéliens», avait-elle précisé.  

De surcroît, on souligne qu’aucune menace terroriste contre le territoire national n’est jamais venue du Sahel (à en croire les chefs du renseignement et la plupart des spécialistes), contrairement à la menace directe venant du territoire contrôlé par Daech en Syrie. Ces derniers plaident pour un choix français en faveur de négociations entre pouvoirs sahéliens avec ces «groupes terroristes», qui sont (selon eux) en réalité des insurrections renouant avec l’histoire précoloniale du Sahel. 

Historiquement parlant, la colonisation française au Sahel fut tardive. Elle remonte à 1898-1899 sur le territoire dénommé «Soudan français (Mali et Niger)», où Gao abritait la première base française. Soixante-dix ans après, la décolonisation s’est faite selon ce qu’on a appelé la «Françafrique»: les États récemment «indépendants» ont copié l’État – nation jacobine à la française. Mais, l’échec de constructions étatiques, l’explosion démographique, la pauvreté extrême, la dégradation environnementale (déforestation désertique) et la montée de l’islamisme, de revendications identitaires et du terrorisme…nous font revenir un siècle en arrière.  

Tout s’effondre presque et on constate un retour aux schémas traditionnels d’une zone sans frontières qui possédait une histoire politique bien particulière. En effet, le Sahel du Moyen-Âge était constitué de trois empires, d’un royaume des Touaregs et aussi plus tardivement d’un califat islamique. Ce retour en arrière nous permet de mieux saisir les complexités et les difficultés de la phase historique dans laquelle se trouve cette zone, où la réponse militaire aux insurrections et au terrorisme n’est pas tenable à moyen ou à long terme.  

Ainsi, face à une situation sécuritaire préoccupante dans une région minée par les violences djihadistes, les insurrections, les conflits intercommunautaires et l'instabilité politique, la ministre des Armées Florence Parly met l’accent sur le dilemme français: «Nous n'avons pas vocation à rester éternellement», avait-elle admis devant la Commission des Affaires étrangères du Sénat en juin 2020. «Mais nous n'avons pas vocation non plus à quitter tout de suite le Sahel, car notre présence reste indispensable pour les Sahéliens», avait-elle précisé.  

Une question se pose sans cesse: quelles sont les portes de sortie envisageables  pour la France? Les réponses ne sont pas aisées et le retrait progressif et réfléchi semble le choix le plus convenable, mais exige un courage politique en donnant confiance aux Africains pour qu’ils puissent régler les problèmes entre eux, et construire une relation plus saine entre la France et l’Afrique.  


Barrot rencontre son homologue qatari, Paris réaffirme son opposition à un rôle syrien au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, rencontre aujourd’hui, lundi, son homologue qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al Thani, lors d’un entretien qui portera sur les relations bilatérales et la situation régionale. Prévue initialement à Doha, la rencontre aura finalement lieu en Suisse. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, rencontre aujourd’hui, lundi, son homologue qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al Thani, lors d’un entretien qui portera sur les relations bilatérales et la situation régionale. Prévue initialement à Doha, la rencontre aura finalement lieu en Suisse. (AFP)
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  • La France et le Qatar affichent une convergence de vues sur une question particulièrement sensible : celle du désarmement du Hezbollah
  • Pour Paris comme pour Doha, le désarmement du parti relève avant tout de la souveraineté libanaise et doit être conduit par les institutions de l’État

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, rencontre aujourd’hui, lundi, son homologue qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al Thani, lors d’un entretien qui portera sur les relations bilatérales et la situation régionale. Prévue initialement à Doha, la rencontre aura finalement lieu en Suisse, où se tiennent les négociations entre les États-Unis et l’Iran, selon une source du ministère français des Affaires étrangères.

Cette rencontre reflète l’intensité diplomatique du moment et l’imbrication des crises qui traversent le Moyen-Orient. Les deux pays entendent renforcer leur coordination autour de plusieurs dossiers majeurs. Le premier axe de discussion concerne le Liban, théâtre d’une instabilité persistante aggravée par les tensions régionales.

Consolidation du cessez-le-feu

L’enjeu immédiat porte sur la consolidation du cessez-le-feu et la relance des négociations entre Beyrouth et Israël, attendues dans les prochains jours à Washington. Dans ce contexte, la France et le Qatar affichent une convergence de vues sur une question particulièrement sensible : celle du désarmement du Hezbollah. Les deux capitales rejettent clairement l’idée d’une externalisation de ce processus, notamment les propos du président américain Donald Trump évoquant une implication de la Syrie dans le désarmement du Hezbollah.

Pour Paris comme pour Doha, le désarmement du parti relève avant tout de la souveraineté libanaise et doit être conduit par les institutions de l’État. Il s’agit d’une approche visant à éviter toute escalade supplémentaire dans un pays déjà fragilisé et à préserver un équilibre interne extrêmement précaire. Le fragile cessez-le-feu, qui peine à être véritablement respecté, est considéré par la diplomatie française comme une fenêtre d’opportunité qu’il convient d’exploiter pour avancer vers un règlement durable. Pour parvenir à cette fin, plusieurs pistes concrètes sont évoquées. Parmi elles figure le renforcement du soutien aux forces armées libanaises. Une conférence internationale, initialement prévue à Paris au printemps, devrait être remise à l’ordre du jour. Le Qatar, déjà fortement engagé dans ce domaine, est considéré comme un partenaire clé pour consolider les capacités de l’armée libanaise et contribuer à la stabilisation du pays. Le deuxième grand volet de l’entretien porte sur la Syrie et la transition engagée depuis la chute de l’ancien président Bachar el-Assad. Dans un contexte encore marqué par les incertitudes, la France et le Qatar entendent poursuivre leur coordination afin de soutenir un processus politique fragile. L’objectif est d’accompagner la reconstruction institutionnelle du pays tout en évitant les dynamiques de fragmentation ou les ingérences susceptibles de compromettre la transition.

Vulnérabilité de l’ensemble des acteurs régionaux

Cette approche prudente reflète la complexité du dossier syrien, où les équilibres restent mouvants et les risques de déstabilisation nombreux. À cet égard, Paris et Doha partagent la volonté de favoriser une transition inclusive, capable de garantir, à terme, la stabilité du pays et de la région. Le troisième axe majeur concerne Gaza et, plus largement, le conflit israélo-palestinien. Dans ce dossier, le Qatar, qui a joué un rôle central dans les médiations récentes, apparaît comme un interlocuteur incontournable pour la France.

Toutefois, la mise en œuvre des initiatives en cours reste incertaine, et le plan en 20 points proposé par Donald Trump tarde à produire des résultats concrets, tandis que la situation sur le terrain continue de se dégrader. En Cisjordanie, les violences se multiplient et la politique de colonisation alimente les tensions. Cela incite la France et le Qatar, qui condamnent cette colonisation, à relancer une dynamique politique crédible. Paris insiste sur l’urgence de redonner un horizon au processus de paix et de dépasser la seule gestion de crise afin d’esquisser une solution durable au conflit. Au-delà de ces crises régionales, l’entretien doit également aborder les enjeux bilatéraux entre Paris et Doha, dans un contexte profondément bouleversé par les récentes évolutions géopolitiques.

L’escalade entre l’Iran, Israël et les États-Unis a en effet mis en évidence la vulnérabilité de l’ensemble des acteurs régionaux, y compris du Qatar, qui n’a pas été épargné. Des frappes ont visé ses infrastructures stratégiques, notamment dans le secteur gazier, pilier de son économie, et le pays a également subi des perturbations affectant ses capacités de transport. Ces événements, estime Paris, ont rappelé qu’aucun État de la région n’est totalement à l’abri d’une extension du conflit. Cette situation amène la France et le Qatar à renforcer leur coopération, tant sur le plan économique que sécuritaire. Il s’agit notamment de consolider la résilience des infrastructures critiques, de sécuriser les échanges et de préserver les flux commerciaux dans un environnement de plus en plus incertain


Canicule: Pécresse recommande aux voyageurs de «ne pas se déplacer» et de privilégier le télétravail

Lundi, 49 départements sont placés "en vigilance rouge canicule", un record selon le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre. (AFP)
Lundi, 49 départements sont placés "en vigilance rouge canicule", un record selon le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre. (AFP)
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  • "Nos transports vont énormément souffrir. Ils vont souffrir parce que les rails ne supportent pas une chaleur au-dessus de 50 degrés. Donc on va avoir beaucoup de perturbations dans les transports
  • A 8H00, le site d'IDFM signalait des perturbations sur deux lignes de tramway (T4 et T12), les RER D et E ainsi que la ligne L du Transilien pour des raisons techniques (panne des trains, incidents d'exploitation ou défaillance du matériel)

PARIS: La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a recommandé lundi aux voyageurs "de ne pas se déplacer" et de privilégier le télétravail, en raison des perturbations qui vont affecter les transports franciliens à cause de la canicule.

"Nos transports vont énormément souffrir. Ils vont souffrir parce que les rails ne supportent pas une chaleur au-dessus de 50 degrés. Donc on va avoir beaucoup de perturbations dans les transports", a prévenu sur RTL Mme Pécresse, également présidente d'Ile-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité régulatrice des transports en région parisienne.

"Il va y avoir des réductions d'offre qui seront malheureusement en fonction des conditions climatiques, de l'état du matériel, de l'état des rails", a-t-elle ajouté, sans donner de détails sur les lignes perturbées.

A 8H00, le site d'IDFM signalait des perturbations sur deux lignes de tramway (T4 et T12), les RER D et E ainsi que la ligne L du Transilien pour des raisons techniques (panne des trains, incidents d'exploitation ou défaillance du matériel).

Pour le RER D, les perturbations sont dues aux "conditions météorologiques", selon IDFM.

Dimanche, IDFM avait annoncé que des suppressions de trains étaient à prévoir, notamment sur les RER B, C, D et E - mais pas pour le RER A -, ainsi que les lignes de Transilien H, J, K, L, N, P, R et U.

"Nous recommandons bien sûr à tous les voyageurs qui peuvent éviter de se déplacer de ne pas le faire. Nous recommandons à tous ceux qui peuvent télétravailler de télétravailler. Et surtout, nous demandons à tous les voyageurs, avant de prendre les transports, de vérifier si leur transport est bien là", a dit Mme Pécresse, qui a aussi évoqué les 130 fontaines à eau déployées sur les réseaux de transport en commun.

"Le problème, c'est que la climatisation dans les transports, c'est une climatisation douce et c'est une climatisation qui n'est pas capable d'absorber les heures de pointe à 40 degrés", a expliqué la présidente d'IDFM.

Interrogé lundi matin sur Franceinfo, le ministre des Transports Philippe Tabarot a nié un manque d'anticipation. "Ce week-end, la grande majorité des trains a circulé, le réseau a tenu", a-t-il souligné.

Pour prévenir les "pannes potentielles de climatisation liées aux très hautes températures", la SNCF supprime depuis jeudi plusieurs trains Intercités (notamment sur la ligne Bordeaux-Marseille ou Paris-Clermont-Ferrand).

Selon M. Tabarot, les problèmes de climatisation sur ces lignes vieillissantes seront résolus à partir de l'été 2027, grâce à l'arrivée de matériel neuf. "Les Intercités sont les lignes où aujourd'hui il y a le plus d'investissements", a-t-il noté.

Lundi, 49 départements sont placés "en vigilance rouge canicule", un record selon le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre.


Canicule: 784 écoles et collèges en France concernés par des aménagements horaires

Un total de 784 écoles et collèges, sur 60.000 établissements scolaires en France, sont concernés par des aménagements horaires ou des fermetures temporaires alors qu'une vague de chaleur submerge la France, a annoncé vendredi le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray. (AFP)
Un total de 784 écoles et collèges, sur 60.000 établissements scolaires en France, sont concernés par des aménagements horaires ou des fermetures temporaires alors qu'une vague de chaleur submerge la France, a annoncé vendredi le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray. (AFP)
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  • Un total de 784 écoles et collèges, sur 60.000 établissements scolaires en France, sont concernés par des aménagements horaires ou des fermetures temporaires
  • Le ministre a également annoncé que les oraux du baccalauréat de 4.000 candidats prévus lundi et mardi après-midi ont été "décalés de quelques jours"

LUCE: Un total de 784 écoles et collèges, sur 60.000 établissements scolaires en France, sont concernés par des aménagements horaires ou des fermetures temporaires alors qu'une vague de chaleur submerge la France, a annoncé vendredi le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray.

Ce chiffre comprend les quelque 150 établissements qui ferment complètement, a précisé le ministère à l'AFP.

Le ministre a également annoncé que les oraux du baccalauréat de 4.000 candidats prévus lundi et mardi après-midi ont été "décalés de quelques jours".

"On a 57 centres d'examen", sur les 2.300 présents en France, "pour lesquels les autorités académiques ont décidé de décaler les épreuves de lundi après-midi et de mardi après-midi pour certaines d'entre elles à la semaine suivante", a précisé M. Geffray.

Cinq académies sont concernées par des reports d'examens, selon le ministère: Bordeaux, Lyon, Montpellier, Normandie, Poitiers.

Edouard Geffray a fait ces annonces lors de la visite d'un collège à Lucé (Eure-et-Loir), près de Chartres, alors que 53 départements sont en vigilance orange canicule.

L'épisode de chaleur s'annonce "durable et intense", avertit Météo-France. L'organisme prévoit dans son bulletin de 06H00 que la vigilance sera "très probablement encore étendue dans les prochains jours".

Les aménagements horaires des établissements scolaires, ou leur fermeture complète, sont décidés "au niveau local" par les "maires et les préfets", a rappelé le ministre.

Lors de la vague de chaleur de l'année dernière, "2.200 entités scolaires avaient été fermées. On n'est pas sur une situation nouvelle et celle-ci se reproduira pour des années à venir".

"Il faut adapter nos pratiques: c'est pour ça qu'il n'y aura à l'avenir au baccalauréat ou au brevet plus d'épreuves les après-midi", a-t-il souligné.