Syrie: défense antiaérienne contre des raids revendiqués par Israël

L’armée israélienne a mené lundi des exercices militaires dans le plateau du  Golan, au sud de la Syrie, zone annexée par Israël. (Photo Jalaa MAREY/AFP).
L’armée israélienne a mené lundi des exercices militaires dans le plateau du Golan, au sud de la Syrie, zone annexée par Israël. (Photo Jalaa MAREY/AFP).
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Publié le Mardi 04 août 2020

Syrie: défense antiaérienne contre des raids revendiqués par Israël

  • La défense antiaérienne de l'armée syrienne est entrée en action lundi soir contre des raids dans le sud du pays, revendiqués par Israël
  • L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a également fait état de "raids israéliens" sur la province de Qouneitra, sans être en mesure de préciser si les frappes ont tué des soldats syriens ou des combattants alliés

DAMAS : La défense antiaérienne de l'armée syrienne est entrée en action lundi soir contre des raids dans le sud du pays revendiqués par Israël, a rapporté l'agence de presse officielle syrienne Sana.

"A 22H40 aujourd'hui (19H40 GMT), des hélicoptères de l'ennemi israélien ont lancé des rafales de roquettes sur certaines de nos positions (...) vers Qouneitra", a indiqué Sana citant une source militaire, qui a fait état uniquement de "dégâts matériels".

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a également fait état de "raids israéliens" sur la province de Qouneitra, sans être en mesure de préciser si les frappes ont tué des soldats syriens ou des combattants alliés.   

La ville de Boukamal, dans le nord-est du pays près de la frontière irakienne, a également été prise pour cible par des missiles israéliens, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. 

La veille, des avions non identifiés dans cette ville ont tué 15 combattants pro-iraniens, dont une majorité d'Irakiens, selon l'OSDH.

Fait rare, Israël a revendiqué lundi soir les frappes sur Qouneitra, en représailles à des "tentatives" de placer des bombes artisanales le long de sa frontière contestée avec la Syrie.

"En réponse (à cette tentative), les jets de combat, des hélicoptères d'attaques et des avions des forces armées israéliennes ont frappé des cibles militaires dans le sud de la Syrie qui appartiennent aux forces armées syriennes", a annoncé dans un communiqué l'armée israélienne.

"Les cibles frappées comprennent des postes d'observation et des systèmes de collection de renseignement, des installations anti-aériennes et des systèmes de contrôles dans des bases des forces armées syriennes", a poursuivi l'armée israélienne dans cette rare admission de frappes aériennes en Syrie. 

"Les Forces armées israéliennes tiennent le gouvernement syrien responsable de toutes les activités sur le sol syrien et continueront à agir avec détermination contre toutes les violations de la souveraineté israélienne", a poursuivi l'armée sans plus de détails sur ces frappes aériennes. 

"Frapper quiconque nous attaque"

Depuis le début en 2011 du conflit en Syrie, Israël a mené de nombreux raids contre les forces du régime mais aussi contre ses alliés, l'Iran et le Hezbollah libanais, des ennemis de l'Etat hébreu.

L'Etat hébreu, qui confirme rarement ses opérations en Syrie, martèle régulièrement qu'il ne laissera pas la Syrie devenir la tête de pont de Téhéran.

Les frappes imputées à Israël ou revendiquées par l'armée israélienne visent régulièrement en Syrie des positions où sont stationnées des forces iraniennes ou des combattants du Hezbollah, faisant parfois des morts.

Le 20 juillet, cinq combattants pro-Iran, dont un membre du Hezbollah libanais, ont été tués dans des frappes israéliennes au sud de Damas, selon l'OSDH, qui a fait aussi état de onze blessés parmi lesquels sept soldats syriens.

Dimanche soir, l'armée israélienne avait tué quatre "terroristes" qui posaient selon elle des explosifs près d'une barrière de sécurité le long de la partie du Golan syrien occupée par Israël.

Ces hommes non identifiés "se trouvaient en territoire israélien mais au-delà de la barrière" et ont été attaqués par une unité israélienne, sous la couverture de snipers et de raids aériens, avait indiqué le lieutenant-colonel Jonathan Conricus.

Des responsables militaires israéliens ont récemment évoqué un "second front" du Hezbollah, mouvement chiite libanais allié de Téhéran, dans le Golan syrien.

L'armée israélienne avait d'ailleurs déployé en juillet de nouveaux renforts le long de sa frontière nord, au carrefour du Liban et de la Syrie, soutenant avoir "élevé son niveau de préparation contre diverses actions ennemies potentielles".

Lundi dernier, une rare poussée de fièvre a eu lieu à la frontière avec le Liban, Tsahal affirmant avoir déjoué "une tentative d'infiltration d'une cellule terroriste" en référence au Hezbollah, qui a démenti toute implication dans les affrontements annoncés par Israël.   

"Nous allons frapper quiconque nous attaque (...)", a martelé lundi le Premier ministre israélienne Benjamin Netanyahu.

Déclenché par la répression de manifestations pro-démocratie, le conflit en Syrie s'est complexifié avec l'intervention de plusieurs acteurs étrangers. Il a fait plus de 380.000 morts.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.

 

 


Sous des chaleurs extrêmes, le hajj met les pélerins à rude épreuve

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
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  • Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation
  • Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins

LA MECQUE: Sous des températures dépassant les 40°C, Inas Gamal s'est résolue à rester dans la chambre, climatisée, de son hôtel, pour faire, entre le lever et le coucher du soleil les prières du hajj, qui débute lundi en Arabie saoudite.

"Il fait très chaud, beaucoup plus que je ne l'imaginais", dit à l'AFP cette Egyptienne mère de quatre enfants, qui effectue pour la première fois le grand pèlerinage annuel musulman.

"Je n'arrive pas à m'adapter" à la chaleur extrême de la péninsule arabique, admet avec gêne cette quadragénaire, en ajustant ses lunettes de soleil.

"J'avais prévu de faire toutes mes prières à la Grande Mosquée", au coeur de laquelle trône la Kaaba, ce cube noir géant vers lequel les musulmans du monde entier se tournent pour prier, "mais je n'ai pas pu y aller pour les prières qui se tiennent en journée", explique-t-elle.

Le Centre national de météorologie prévoit des températures diurnes comprises entre 42 et 47 degrés pendant le hajj et sa série de rites codifiés se déroulant, souvent en plein air, sur plusieurs jours à la Mecque et dans ses environs.

Sous un soleil brûlant et dans une atmosphère étouffante, les pèlerins s'exposent aux coups de chaleur, malaises et même arrêts cardiaques.

Comme Mme Gamal, 1,5 million de fidèles sont déjà arrivés en Arabie saoudite pour effectuer ce pèlerinage, un des cinq piliers de l'islam, qui doit être entrepris par tout musulman au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens.

"Le seul obstacle" 

Pour beaucoup, la chaleur et l'aridité du climat sont un choc.

"Je veille à boire de grandes quantités d'eau et des boissons riches en sels et en minéraux, parce que nous transpirons en permanence et que nous sommes constamment en mouvement", assure à l'AFP Imad Ahmed, venu du Royaume-Uni.

Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation, que la télévision d'Etat saoudienne vante comme sans équivalent au monde.

Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins.

Mais quand même "il fait vraiment très chaud", souffle sous son chapeau Mohamed Nabil, Algérien venu d'Oran, où les températures ne dépassent actuellement pas les 25°C.

Pour ce professeur de 43 ans, qui explique parcourir plus de 30.000 pas par jour, la chaleur constitue "le seul obstacle" au plaisir d'accomplir les rites à La Mecque, berceau de l'islam.

Coups de chaleur 

Les stands de glaces sont pris d'assaut, les pèlerins faisant la queue pour obtenir un pot vendu environ deux euros.

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures.

Certains rites du hajj restent particulièrement éprouvants, comme l'étape phare du Mont Arafat, mardi, où les pèlerins seront exposés au soleil brûlant sur un promontoire rocheux.

Le ministère saoudien de la Santé a annoncé samedi que ses équipes médicales avaient déjà pris en charge 144 personnes souffrant de coups de chaleur.

En 2024, plus de 1.300 pèlerins avaient péri sous des températures dépassant les 50°C, d'après les autorités.

Dans la vallée de Mina, près de La Mecque, où le pèlerinage doit se conclure avec le rituel de la lapidation de Satan, un hôpital se tient prêt à accueillir les personnes souffrant de coups de chaleur.

Sans cacher sa préoccupation, Jamil Abualenain, directeur général exécutif du Centre national de gestion des crises et des catastrophes sanitaires, y répète pour l'AFP les consignes de base: "consommer suffisamment d'eau, utiliser des parapluies et éviter toute exposition prolongée aux rayons du soleil".