En pleine pandémie, Dubaï attire les touristes fuyant les confinements

Le tourisme constitue l'un des piliers de l'économie de Dubaï qui avait accueilli 16 millions de visiteurs en 2019 et tablait, avant la pandémie, sur 20 millions en 2020 (Photo, AFP)
Le tourisme constitue l'un des piliers de l'économie de Dubaï qui avait accueilli 16 millions de visiteurs en 2019 et tablait, avant la pandémie, sur 20 millions en 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 18 janvier 2021

En pleine pandémie, Dubaï attire les touristes fuyant les confinements

  • «Je n'ai pas peur ici. Regardez, tout le monde porte un masque», fait remarquer Dimitri Melnikov, un touriste russe de 30 ans
  • Les touristes doivent présenter à l'arrivée un récent test PCR négatif et/ou en subir un à l'aéroport de Dubaï

DUBAÏ: Ni quarantaine, ni couvre-feu: le nombre des contaminations a beau augmenter, Dubaï garde ses portes grandes ouvertes aux touristes qui fuient les confinements imposés à travers le monde pour contenir la pandémie de nouveau coronavirus. 

Pendant que d'autres destinations touristiques appliquent de lourdes restrictions pour contrôler la crise sanitaire, le tapageur émirat du Golfe vibre au son du brouhaha des bars branchés et au rythme des photos de gratte-ciel ou de désert partagées sur Instagram. 

« Je n'ai pas peur ici. Regardez, tout le monde porte un masque », fait remarquer Dimitri Melnikov, un touriste russe de 30 ans. 

Depuis le début de la crise, les autorités de Dubaï se targuent d'avoir contrôlé la pandémie, avec pour armes les nouvelles technologies et de très lourdes amendes dissuasives contre le non port du masque. La distanciation physique est aussi largement de mise dans les lieux publics. 

Les touristes doivent présenter à l'arrivée un récent test PCR négatif et/ou en subir un à l'aéroport de Dubaï, où le personnel de santé enfonce à la chaîne les fins tampons dans le nez des voyageurs. 

Il n'existe pas de statistiques spécifiques sur les infections à Dubaï qui, avec ses quelque 2,9 millions d'habitants, est l'une des sept principautés formant les Emirats arabes unis.  

A l'échelle nationale, le nombre quotidien de contaminations, environ 3.400, a quasiment doublé depuis le 1er janvier.  

Au total, le pays, qui s'est lancé dans une vaste campagne de vaccination, a officiellement enregistré plus de 253 000 cas, dont 745 décès pour une population d'environ 10 millions d'habitants. 

« Prendre le risque » 

Dans le quartier historique d'Al-Fahidi, les visiteurs se pressent en nombre entre de petites bâtisses en pierre au bord d'un canal, un décor du Dubaï d'antan. Des antiseptiques sont disponibles partout et de nombreuses pancartes rappellent les mesures barrières. 

La protection de la population est prioritaire, assure Nasser Jomaa ben Suleiman, directeur du site. « Le nombre de touristes a été limité à 20 par guide au lieu de 100 pour réduire la fréquentation », explique-t-il. 

« Je me sens plus en sécurité ici qu'aux Etats-Unis car je pense que les gens respectent mieux le port du masque et la distanciation physique », confie Andi Pitman, une Américaine venue passer cinq semaines à Dubaï avec sa famille. 

« Nous avons de jeunes enfants qui ont besoin de sortir et de voir le monde, donc nous sommes prêts à prendre le risque », dit-elle. 

Sophia Amouch, 24 ans, est venue de France pour deux semaines de vacances qu'elle a décidé de prolonger pour passer un mois complet dans l'émirat, où « tout est fait pour éviter les contacts ». 

« La pandémie à Dubaï est beaucoup mieux gérée qu'à Paris », estime-t-elle, alors que la France impose un couvre-feu nocturne et des mesures exceptionnelles aux voyageurs pour tenter de freiner l'arrivée de nouvelles mutations du coronavirus. 

« Garder le contrôle » 

Le tourisme constitue l'un des piliers de l'économie de Dubaï qui avait accueilli 16 millions de visiteurs en 2019 et tablait, avant la pandémie, sur 20 millions en 2020. 

Pauvre en pétrole mais économie la plus diversifiée du Golfe, Dubaï a rouvert ses portes aux touristes en juillet dernier, après une période de strict confinement au printemps. 

« Dubaï semble se positionner comme la destination de choix pour ceux qui veulent échapper aux confinements », observe Scott Livermore, économiste en chef d'Oxford Economics Middle East, un centre d'analyse britannique. 

Selon lui, cette « stratégie de croissance », si elle réussit, aura des retombées positives sur l'organisation à l'automne prochain de l'Exposition universelle que l'émirat, qui a dépensé 8,2 milliards de dollars (6,8 milliards d'euros) pour cet événement, a dû reporter en 2020. 

Mais le pari est risqué, estime le spécialiste, car une deuxième vague de Covid-19 mettrait à mal cette stratégie. Pour réussir son pari, l'émirat doit rester « ouvert et connecté, mais surtout garder le contrôle du Covid-19 », ajoute M. Livermore. 

En attendant, la compagnie aérienne de Dubaï, Emirates, la plus importante du Moyen-Orient, a repris une bonne partie de ses dessertes à travers le monde. L'aéroport de Dubaï a vu passer, selon les statistiques officielles, un demi million de voyageurs au cours de la première semaine de janvier. 


Le premier ministre libanais dit qu'il ne laissera pas son pays être entrainé dans un nouveau conflit

Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
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  • Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé que le Liban ne serait pas entraîné dans un nouveau conflit, après des déclarations du Hezbollah liées à une éventuelle attaque américaine contre l’Iran
  • Il a souligné le contrôle de l’État sur le sud du Liban et appelé au soutien arabe pour renforcer l’armée libanaise, en amont d’une conférence internationale prévue le 5 mars à Paris

DUBAI: Le premier ministre libanais a affirmé mardi qu'il "ne permettra(it)" pas que son pays soit entrainé dans un nouveau conflit, après que le Hezbollah a dit qu'il se sentirait visé par toute éventuelle attaque américaine contre l'Iran.

"Nous ne permettrons jamais à quiconque d'entrainer le pays dans une nouvelle aventure", a dit Nawaf Salam lors d'une conférence à Dubai, en réponse à une question sur les déclarations récentes du chef du Hezbollah pro-iranien.

La guerre menée par le Hezbollah contre Israël en soutien au Hamas a couté "très cher" au Liban et "personne n'est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre", a-t-il ajouté.

Le chef du groupe islamiste, Naïm Qassem, a dit la semaine dernière que sa formation se sentirait "visé" par une éventuelle attaque américaine contre l'Iran, et "choisira(it) en temps voulu comment agir".

Ce mouvement chiite est sorti affaibli d'un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024. Il n'est pas intervenu pendant la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël en juin 2025.

Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre ses bastions et ses militants, l'accusant de tenter de se réarmer.

M.Salam a affirmé que son gouvernement avait "aujourd'hui un contrôle opérationnel du sud du pays", où l'armée avait annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël.

Il a appelé les pays arabes à le soutenir, à l'occasion de la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris et destinée à lever des fonds pour l'armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d'équipements face au Hezbollah, qu'elle cherche à désarmer sur l'ensemble du pays.

"J'espère que tous nos frères arabes y participeront activement, car c'est la clé de la sécurité", a-t-il déclaré.


Rafah: douze personnes entrées en Egypte de Gaza au premier jour de la réouverture du passage

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
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  • "Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun
  • Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés"

RAFAH: Douze personnes, des blessés et leurs accompagnants, sont entrées en Egypte de la bande de Gaza, au premier jour lundi de la réouverture très limitée du passage de Rafah, a déclaré mardi à l'AFP une source à la frontière.

"Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun, selon trois sources officielles à la frontière égyptienne.

Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés."

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens.

Quelque "20.000 patients, dont 4.500 enfants" ont "un besoin urgent de soins", selon Mohammed Abou Salmiya, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, Al-Chifa.

Le nombre de personnes ayant pu rentrer dans la bande de Gaza n'a pas été communiqué officiellement.

Lundi, des bus blancs, qui avaient acheminé plus tôt dans la journée des Palestiniens d'Egypte vers le territoire palestinien ont retraversé le poste-frontière à vide, selon des images de l'AFP.

Fermé depuis mai 2024 par l'armée israélienne, le passage de Rafah a rouvert lundi au compte-gouttes dans les deux sens, avec d'importantes restrictions imposées par Israël, mais sans ouverture à l'entrée d'aide humanitaire internationale.

Ce seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sans passer par Israël a été rouvert au surlendemain de frappes israéliennes sur le territoire palestinien qui ont fait des dizaines de morts, selon la Défense civile dans la bande de Gaza, l'armée affirmant avoir riposté à la sortie de combattants palestiniens d'un tunnel dans la zone qu'elle contrôle à Rafah.

La réouverture de Rafah constitue une "fenêtre d'espoir" pour les habitants de Gaza, a estimé lundi Ali Shaath, chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) chargé de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

La réouverture de la frontière devrait aussi permettre l'entrée à Gaza, à une date encore inconnue, des 15 membres qui constituent le NCAG.

 

 


Le prince héritier saoudien reçoit le président turc à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une séance de pourparlers au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah, à Riyad.

Une cérémonie officielle d’accueil a été organisée en l’honneur du président Erdogan, à l’issue de laquelle les deux dirigeants ont tenu une séance de discussions.

Le président turc est arrivé plus tôt dans la journée en Arabie saoudite pour une visite officielle.

Il a été accueilli à l’aéroport international King Khalid par le vice-gouverneur de la région de Riyad, le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, ainsi que par plusieurs hauts responsables saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com