Covid: la Banque mondiale va distribuer des vaccins au Liban d'ici début février

Un médecin soigne un patient COVID-19 à l'hôpital Sheikh Ragheb Harb, soutenu par le Croissant rouge iranien, dans la ville de Nabatiyeh, au sud du Liban, le 18 janvier 2021. (Mahmoud ZAYYAT / AFP)
Un médecin soigne un patient COVID-19 à l'hôpital Sheikh Ragheb Harb, soutenu par le Croissant rouge iranien, dans la ville de Nabatiyeh, au sud du Liban, le 18 janvier 2021. (Mahmoud ZAYYAT / AFP)
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Publié le Jeudi 21 janvier 2021

Covid: la Banque mondiale va distribuer des vaccins au Liban d'ici début février

  • Le Liban enregistre un nombre record de quelque 5.500 cas par jour depuis le début de l'année, souligne l'institution internationale
  • Outre le bilan humain, la pandémie aggrave la crise économique au Liban, fait valoir la banque mondiale qui ne précise par quel est le laboratoire pharmaceutique qui fournira le vaccin

WASHINGTON: La Banque mondiale a annoncé jeudi qu'elle allait mener, d'ici le début du mois de février, au Liban, une opération de distribution de vaccins contre le Covid-19 alors que le pays fait face à une augmentation sans précédent du nombre de cas d'infections.

"Il s'agit de la première opération financée par la Banque mondiale pour acquérir des vaccins Covid-19", a-t-elle indiqué dans un communiqué, précisant que le financement de 34 millions de dollars fournira des vaccins à plus de 2 millions de personnes. 

Le Liban enregistre un nombre record de quelque 5.500 cas par jour depuis le début de l'année, souligne l'institution internationale.

Les vaccins devraient arriver au Liban d'ici le début du mois de février.

Les 34 millions de dollars font partie d'un projet sanitaire de 95,8 millions (The Lebanon Health Resilience Project) de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). 

Outre le bilan humain, la pandémie aggrave la crise économique au Liban, fait valoir la banque mondiale qui ne précise par quel est le laboratoire pharmaceutique qui fournira le vaccin. 

Le vaccin sera déployé en priorité auprès des agents de santé à haut risque, la population de plus de 65 ans, le personnel épidémiologique et de surveillance et la population de 55 à 64 ans souffrant de comorbidités. 

"Un accès juste, large et rapide aux vaccins Covid-19 est essentiel pour protéger des vies et soutenir la reprise économique", a commenté le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass, cité dans le communiqué. 

"Il s'agit d'une première opération importante et j'ai hâte de continuer à soutenir de nombreux autres pays dans leurs efforts de vaccination", a-t-il ajouté. 

Le déploiement du vaccin au Liban se fera en coordination avec notamment le gouvernement libanais.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.