Le patient «1» du coronavirus en Europe s'exprime: «je n'ai infecté personne»

Une fois la Covid confirmée, M. Chu s'est retrouvé 25 jours en chambre d'isolement en réanimation au CHU de Bordeaux, entouré de soignants vêtus d'hyper-protections (Photo, AFP).
Une fois la Covid confirmée, M. Chu s'est retrouvé 25 jours en chambre d'isolement en réanimation au CHU de Bordeaux, entouré de soignants vêtus d'hyper-protections (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 22 janvier 2021

Le patient «1» du coronavirus en Europe s'exprime: «je n'ai infecté personne»

  • A son retour en Gironde, dès qu'il a senti monter la fièvre et commencé à tousser, même si cela semblait un «gros rhume», il a «pensé à ce virus»
  • «Ce qui m’est arrivé, être le premier Européen touché par ce virus, est indépendant de ma volonté», il aurait bien aimé «expérimenter le vaccin le premier»

BORDEAUX: Le premier patient Covid d'Europeun conseiller commercial du monde du vin, hospitalisé il y a un an exactement à Bordeaux au retour de Chine, a raconté comment il «tremblait», de sa chambre d'isolement, en voyant «l'affolement du monde», et veut qu'on sache qu'il n'a «infecté personne».

«Je n’ai infecté personne. J’ai été le premier malade oui, mais je n’ai infecté personne», déclare dans une interview au quotidien Sud-Ouest de vendredi, Laurent Chu, Girondin de 49 ans originaire de Wuhan (Chine), où il s'était rendu pour le travail, et avait aussi vu sa famille.

«J’ai embrassé ma mère, mon frère. Nous avons partagé des repas ensemble, ils n’étaient pas inquiets, d’ailleurs ni les uns ni les autres n'ont contracté le virus», souligne-t-il. 

Il présume, «après avoir réfléchi et discuté avec les infectiologues sur (son) itinéraire», qu'il a attrapé le virus en gare de Wuhan. «J’avais pris le train, et la gare se trouve à côté du fameux marché où le virus a été détecté la première fois».

A son retour en Gironde, dès qu'il a senti monter la fièvre et commencé à tousser, même si cela semblait un «gros rhume», il a «pensé à ce virus». Et il a «fait sa valise», avant d'aller consulter. Tout a été désinfecté après son passage, les autres patients tracés et placés en quarantaine, mais aussi «ceux qui étaient avec moi dans l'avion, tous ceux qui m'ont approché».

Une fois la Covid confirmée, M. Chu s'est retrouvé 25 jours en chambre d'isolement en réanimation au CHU de Bordeaux, entouré de soignants vêtus d'hyper-protections.

«Le plus difficile, le plus insupportable a été cet emprisonnement, se souvient-il. Tous ces jours, sans voir dehors. La toux, la fièvre d’accord, c'était dur. Je regardais les infos, ça me faisait trembler. Je voyais l'affolement du monde, et moi, enfermé».

«Ils ne savaient pas comment me soigner», se souvient le »patient zéro» d'un virus alors encore mal connu. Paracétamol pour faire tomber la fièvre, mais aussi antibiotiques, Remdesivir. «Je savais qu’ils expérimentaient des traitements, mais je n’avais pas peur (...). j’ai subi des examens répétés, réguliers, j’étais scanné, observé... Mais seul».

S'il dit aujourd'hui aller bien, lui qui n'avait «jamais été malade jusque là», il avoue ne pas «être à l’intérieur de tous (ses) organes pour connaître les séquelles». Mais est ravi de «servir à quelque chose», via un accord avec l'Inserm pour six mois de suivi de ses données médicales.

«Ce qui m’est arrivé, être le premier Européen touché par ce virus, est indépendant de ma volonté. Je n’ai à en tirer ni de la honte, ni de la fierté… Je ne suis pas un champion de ski !», plaisante-t-il. Ajoutant tout de même qu'après avoir expérimenté des traitements, il aurait bien aimé «expérimenter le vaccin le premier». 


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.