Le Drian rappelle Téhéran à l’ordre au sujet du nucléaire

Cheikh Abdallah ben Zayed et Jean-Yves Le Drian ont discuté de plusieurs questions du Moyen-Orient lors de discussions à Paris. (Photo, WAM)
Cheikh Abdallah ben Zayed et Jean-Yves Le Drian ont discuté de plusieurs questions du Moyen-Orient lors de discussions à Paris. (Photo, WAM)
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Publié le Vendredi 22 janvier 2021

Le Drian rappelle Téhéran à l’ordre au sujet du nucléaire

  • «Le Drian insiste à ce que l'Iran recommence à respecter immédiatement ses engagements nucléaires dans le cadre du PAGC afin de préserver la stabilité régionale»
  • Le diplomate français a discuté de la Libye et de la Covid-19 avec Cheikh Abdallah ben Zayed à Paris

RIYADH: Le ministre français des Affaires étrangères a appelé jeudi l’Iran à revenir immédiatement à ses engagements, conformément à l’accord international qui balise le programme nucléaire de Téhéran.

Les commentaires de Jean-Yves Le Drian surviennent au moment où les grandes puissances européennes attendent de voir quelles mesures Joe Biden, le nouveau président américain, compte prendre pour relancer le Plan d'action global commun (PAGC) signé en 2015.

Donald Trump a retiré les États-Unis de l'accord.

L'Europe veut sauver l’entente, mais beaucoup de pays dans le Golfe Arabique et en Occident trouvent que le document a donné à l'Iran une carte blanche pour poursuivre sa politique étrangère agressive dans la région, sans contrôle ni limite.

Lors d'une réunion avec le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, cheikh Abdallah ben Zayed, Le Drian a appelé l'Iran à cesser ses violations de l'accord, notamment l'enrichissement d'uranium bien au-delà des limites fixées.

«Le Drian insiste à ce que l'Iran recommence à respecter immédiatement ses engagements nucléaires dans le cadre du PAGC afin de préserver la stabilité régionale et d'éviter une grave crise de prolifération», a souligné le ministère français des Affaires étrangères.

Biden n’a pas choisi le secrétaire d’État, Antony Blinken au hasard. Ce dernier a déclaré mardi qu’empêcher l’Iran d’acquérir une arme nucléaire est une priorité pour les États-Unis.

Blinken a ajouté qu’un nouvel accord renégocié aborder les «activités perturbatrices» de l’Iran au Moyen-Orient ainsi que ses missiles, deux questions qui préoccupent particulièrement les pays du Golfe.

Au cours de la réunion, Le Drian et le Cheikh Abdallah ont passé en revue les pourparlers en cours en Égypte, et qui tentent de mettre fin au conflit Libyen.

Dans le dossier du conflit israélo-palestinien, les deux diplomates ont discuté des «moyens de faire avancer le processus de paix afin de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région», soutient le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale des Émirats Arabes Unis.

Ils ont aussi discuté de la pandémie de la Covid-19, et de l'importance de dérouler des vaccins à l’échelle mondiale.

Les relations entre les Émirats arabes unis et la France remontent aux années 70, et elles sont devenues de plus en plus solide au cours des quinze dernières années.

Les deux pays ont collaboré à de nombreux projets culturels dont le Louvre d’Abu Dhabi, le premier musée à porter le nom du Louvre hors de France, inauguré en 2017.

La France possède une base militaire à Abu Dhabi, la première à être construite hors de France ou d'Afrique.

Les deux ministres affirment par ailleurs qu'ils comptent élargir le partenariat franco-émirati avec des projets similaires au Louvre d’Abou Dhabi et l’Université Paris-Sorbonne Abu Dhabi, la branche émirienne du célèbre établissement universitaire français.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Emirats: deux morts et trois blessés à Abou Dhabi après l'interception d'un missile 

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi
  • "L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X

ABOU DHABI: Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient.

"L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X.

 

 


Expulsion de l'ambassadeur d'Iran: le Hezbollah boycotte une réunion du gouvernement 

Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
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  • Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer
  • Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!"

BEYROUTH: Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth.

Le Hezbollah et son allié chiite, le mouvement Amal, ont fustigé la décision inédite des autorités sommant l'ambassadeur de partir d'ici dimanche, et lui ont demandé de demeurer dans le pays.

En signe de mécontentement, les deux ministres représentant le Hezbollah et les deux autres représentant Amal, dirigé par le président du Parlement Nabih Berri, ont décidé de ne pas se rendre à la réunion du gouvernement, a indiqué à l'AFP un responsable libanais sous couvert d'anonymat.

Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer.

Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!", selon une équipe de l'AFP.

"Nous sommes contre cette décision du gouvernement, qui ne passera pas", dit à l'AFP Elham al-Mokdad, une des protestataires, devant le bâtiment situé à la lisière de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah bombardé par Israël.

Le ministre des Affaires étrangères Youssef Raggi a pris la décision d'expulser l'ambassadeur pour "ingérence" dans les affaires intérieures libanaises.

"Nous réclamons que l'ambassadeur américain soit expulsé, ainsi que le ministre des Affaires étrangères", affirme une autre manifestante, Farida Noureddine, 43 ans.

La décision d'expulser l'émissaire iranien intervient dans le cadre des pressions des autorités libanaises sur le Hezbollah et son parrain iranien.

Elles ont interdit les activités militaires du Hezbollah, seul groupe non-étatique armé, ainsi que la présence et l'action des Gardiens de la Révolution iraniens qui, selon le Premier ministre Nawaf Salam, dirigent les opérations du groupe contre Israël.

Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, après une attaque du Hezbollah contre Israël en solidarité avec l'Iran. L'armée israélienne mène depuis une campagne de frappes aériennes qui a fait plus de 1.000 morts et un million de déplacés.


Le Conseil du Golfe veut participer à toutes les discussions sur la guerre avec l’Iran

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
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  • Le chef du CCG a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe
  • Le Conseil du Golfe a indiqué que ses membres souhaitent être impliqués dans toute discussion sur la guerre avec l’Iran

DUBAÏ : Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi, a accusé jeudi l’Iran d’alimenter l’escalade régionale et a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe, tout en exhortant à inclure les États du Golfe dans tout effort diplomatique visant à résoudre la crise.

Dans une série de déclarations, Jasem Mohamed Al-Budaiwi a affirmé que l’Iran était responsable de la récente escalade et a averti que ses actions constituaient une menace directe pour la stabilité régionale.

Il a indiqué que des attaques iraniennes avaient visé des raffineries de pétrole en Arabie saoudite, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Koweït, qualifiant ces frappes de « systématiques » et dirigées contre des installations énergétiques critiques.

« Nous insistons sur la nécessité d’impliquer les pays du CCG dans toute discussion ou accord visant à résoudre cette crise, de manière à renforcer leur sécurité et leur stabilité », a déclaré Al-Budaiwi dans une allocution télévisée, ajoutant que si les États du Golfe ont le droit de se défendre, ils privilégient la voie diplomatique.

« La communauté internationale doit adresser un message unifié à l’Iran pour qu’il mette fin à ses attaques », a-t-il ajouté, appelant à une pression mondiale coordonnée pour éviter une nouvelle escalade.

Le secrétaire général a également rejeté toute tentative de redessiner la carte de la région après le conflit, mettant en garde contre toute modification des frontières géopolitiques une fois la crise terminée.

Al-Budaiwi a en outre accusé l’Iran d’exiger des paiements de la part des navires transitant par le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle par laquelle transite une part importante du pétrole mondial.

Le chef du CCG est le premier haut responsable régional à formuler publiquement une telle accusation.

Al-Budaiwi, qui dirige le bloc composé de Bahreïn, du Koweït, d’Oman, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, a fait ces déclarations lors d’une conférence de presse à Riyad. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com