Virus: Dubaï ralentit les vaccinations face aux retards de livraison de Pfizer

Plus de deux millions de doses ont été injectées, pour une population de 10 millions d'habitants, selon les chiffres officiels (Photo, AFP/Bureau des médias de Dubaï)
Plus de deux millions de doses ont été injectées, pour une population de 10 millions d'habitants, selon les chiffres officiels (Photo, AFP/Bureau des médias de Dubaï)
Short Url
Publié le Dimanche 24 janvier 2021

Virus: Dubaï ralentit les vaccinations face aux retards de livraison de Pfizer

  • «La DHA travaille à la reprogrammation des injections de première dose du vaccin Pfizer-BioNTech», a déclaré l'organisme public sur Twitter
  • Mais face à la hausse des cas d'infection, les autorités ont annoncé jeudi la limitation de certaines activités de divertissements et la suspension des opérations chirurgicales «non essentielles»

DUBAI: L'émirat de Dubaï a annoncé ce week-end un ralentissement du déploiement du vaccin Pfizer-BioNTech en raison d'un retard annoncé dans les livraisons qui affectent d'autres pays, notamment européens. 

Dubaï, l'une des sept principautés qui forment les Emirats arabes unis, a lancé une campagne de vaccination à la mi-décembre après l'approbation du vaccin chinois Sinopharm et celui de l'alliance américano-allemande Pfizer-BioNTech. 

Mais l'Autorité de santé de Dubaï (DHA) a indiqué samedi qu'elle ralentissait l'administration des vaccins Pfizer en raison de retards de livraisons. 

« La DHA travaille à la reprogrammation des injections de première dose du vaccin Pfizer-BioNTech », a déclaré l'organisme public sur Twitter, sans remettre en cause la prise de la deuxième dose pour ceux ayant déjà reçu la première.  

Les retards annoncés la semaine dernière dans les livraisons du vaccin Pfizer-BioNtech ont provoqué les inquiétudes de nombreux pays européens. 

Ces derniers mois, Dubaï avait largement assoupli les restrictions liées à la pandémie pour attirer les touristes, une industrie dont l'économie de l'émirat dépend largement. 

Mais face à la hausse des cas d'infection, les autorités ont annoncé jeudi la limitation de certaines activités de divertissements et la suspension des opérations chirurgicales « non essentielles » pour laisser la place aux « cas urgents ». Elles ont également imposé des mesures de distanciation sociale plus strictes. 

Il n'existe pas de chiffres spécifiques sur le nombre de contaminations à Dubaï, l'émirat le plus peuplé du pays. Mais le nombre a quasiment doublé à l'échelle de la fédération depuis le début de l'année, pour atteindre environ 3 500 nouveaux cas quotidiens. 

Plus de deux millions de doses ont été injectées, pour une population de 10 millions d'habitants, selon les chiffres officiels. Le pays se classe deuxième derrière Israël en termes de pourcentage de la population vaccinée, estime le site allemand de recueil de données Statista. 

Depuis le début de la pandémie, les Emirats ont enregistré plus de 274 000 cas de personnes infectées au Covid-19, dont 783 sont décédées. 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Short Url
  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Short Url
  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Short Url
  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.