Covid-19: les bénévoles veulent le vaccin afin de poursuivre leur engagement

Une femme passe devant un panneau d'information sur lequel est écrit en français "Centre de vaccination temporairement fermé par manque de doses mises à disposition par l'Etat" devant un centre de vaccination installé au "Palais des festivals" à Cannes, Côte d'Azur, le 23 janvier 2021. (Valery HACHE / AFP)
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Publié le Lundi 25 janvier 2021

Covid-19: les bénévoles veulent le vaccin afin de poursuivre leur engagement

  • Parmi ces acteurs de terrain, comme chez la plupart des 4,8 millions de bénévoles français, on retrouve beaucoup de retraités
  • Pour les experts de Recherches et Solidarités, "le vaccin est une façon de protéger les bénévoles, de donner de la sérénité et de la sécurité à leur engagement"

PARIS : Les bénévoles engagés dans le domaine de la solidarité auprès des populations les plus fragiles souhaitent se faire vacciner contre le Covid-19 afin de pouvoir poursuivre leurs actions de terrain, selon une enquête rendue publique lundi.

"Sans les bénévoles de la solidarité alimentaire, ce serait très compliqué pour les gens en cette période de crise. Il s'agit de se faire vacciner pour pouvoir continuer d'agir auprès d'eux", insiste Dominique Garcia, présidente de l'antenne du Secours populaire à Châteaudun (Eure-et-Loir), où une quarantaine de bénévoles (sur un total de 110 habituellement) s'activent depuis le début de la pandémie pour distribuer de l'aide alimentaire.

Parmi ces acteurs de terrain, comme chez la plupart des 4,8 millions de bénévoles français, on retrouve beaucoup de retraités. Ceux âgés de moins de 75 ans ne sont pas pour l'instant concernés par la campagne de vaccination contre le Covid-19.

Le réseau d'experts et universitaires Recherches et Solidarités (R et S) vient de mener une enquête auprès de 1.650 bénévoles associatifs. Une première exploitation des résultats a concerné une population cible de bénévoles âgés de 50 à 74 ans dont 34% interviennent dans le domaine social et 30% auprès de publics fragiles.

Un premier état des lieux montre que, en raison de la situation épidémique, près de quatre bénévoles sur dix (39%) sont "à l'arrêt alors que les besoins exprimés par les associations augmentent fortement": 17% ont vu leur association cesser momentanément son activité, 12% ont préféré d'eux-mêmes interrompre leurs actions sur le terrain et 10% les ont suspendues à la demande des dirigeants de l'association.

Il reste que 61% des bénévoles interrogés demeurent actifs sur le terrain.

Expérimentation en Eure-et-Loir

Concernant la vaccination, 71% des bénévoles se feront vacciner sans hésiter, 5% disent qu'ils ne se feront pas vacciner et 24% soit préfèrent attendre (15%) soit hésitent (9%). Parmi les hésitants, 12% déclarent que leur activité bénévole pourrait influer sur leur décision.

Pour les experts de Recherches et Solidarités, "le vaccin est une façon de protéger les bénévoles, de donner de la sérénité et de la sécurité à leur engagement" et "pour certains, une condition pour qu'ils reprennent leur action sur le terrain".

Toutefois, "on est conscient du fait que l'accès de cette population à la vaccination ne peut se faire que si cela ne pénalise pas les plus de 75 ans et que si des doses supplémentaires ne sont pas nécessaires", explique Jacques Malet, président de R et S.

Le réseau s'est donc associé à la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de l'arrondissement de Châteaudun, "Sud 28", pour lancer une expérimentation de vaccination des bénévoles de 50 à 74 ans.

Elle consiste à établir, en lien avec les associations sociales en première ligne, une liste de bénévoles exposés qui pourraient être appelés, quand des personnes inscrites pour se faire vacciner ne se présentent pas au rendez-vous, "un peu à l'image du créneau qui se libère chez un médecin", précise Jacques Malet. "Sans prendre la place de personne, cela permet de ne pas gaspiller les doses", ajoute Dominique Garcia.

Pour le Dr Bertrand Joseph, président de la CPTS Sud 28, "les dispositions sont prises avec les associations pour vacciner les bénévoles exposés, sans perturber la procédure".

Les listes concerneront des bénévoles "identifiés et proposés à l'avance par les responsables d'associations et en mesure de se déplacer rapidement", insiste R et S, qui espère que cette démarche trouvera un "encouragement au niveau national, régional et local".


Nouvelle-Calédonie: Lecornu pour un nouveau statut en cas de non au référendum sur l'indépendance

Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu (Photo, AFP).
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  • Le 3e référendum sur l'indépendance de l’île devrait se tenir d'ici septembre 2022
  • «Si, par trois fois, la Nouvelle-Calédonie confirmait son souhait de rester française, il conviendrait alors de lui donner un nouveau statut dans la République», a affirmé le ministre

PARIS: Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu se dit favorable à un « nouveau statut » pour la Nouvelle-Calédonie en cas de non au 3e référendum sur l'indépendance qui devrait se tenir d'ici septembre 2022, dans une tribune publiée dans le JDD.

« Le statu quo n'est pas possible, ni politiquement, ni juridiquement, ni même économiquement », assure le ministre qui prévient que les conséquences d'une « indépendance sèche, sans préparation », seraient « désastreuses ».

« Si, par trois fois, la Nouvelle-Calédonie confirmait son souhait de rester française, il conviendrait alors de lui donner un nouveau statut dans la République », a affirmé le ministre alors que les deux branches de la coalition indépendantiste du FLNKS sont en conflit pour désigner le président du gouvernement collégial.

Ces dissensions interviennent alors que les indépendantistes sont majoritaires au gouvernement pour la première fois depuis le début de l'accord de Nouméa (1998) et que la Nouvelle-Calédonie est confrontée à une crise économique et budgétaire, en partie due aux déboires de la filière nickel.

« L'État a engagé, en janvier, une grande consultation de la société civile » pour répondre aux « aspirations profondes des Calédoniennes et des Calédoniens », rappelle Lecornu pour lequel « l'horloge continue de tourner et les prochains jours seront décisifs ». 

L'indépendance, « personne ne la réclame », estime le ministre selon lequel « les indépendantistes s'accordent à souhaiter un partenariat avec la France. Encore faudrait-il pouvoir en discuter. Ceux qui appellent à voter oui doivent expliquer leur vision de l'avenir à ceux qui appellent à voter non et, pour cela, revenir à la table des discussions », réclame le ministre.

Les deux premiers référendum, le 4 novembre 2018 et le 4 octobre 2020, ont été gagnés par les partisans de la France, mais leur score s'est tassé en deux ans de 56,7% à 53,3%.

L'explosif dossier de la reprise de l'usine métallurgique du groupe Brésilien Vale est à l'origine de la chute du gouvernement le 2 février, provoquée par la démission en bloc des cinq « ministres » indépendantistes.

Le FLNKS et les chefferies kanak s'opposent au rachat par un consortium comprenant le négociant en matières premières suisse, Trafigura.


Covid-19: hospitalisations stables, toujours sur un plateau élevé

Une soignante traite un patient atteint du virus dans un hôpital de Nice (Photo, AFP).
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  • Les hôpitaux français accueillaient 24 995 patients atteints par le coronavirus samedi, contre 25 130 la veille. Une semaine auparavant, ils étaient 25 269
  • La barre des 3 millions de personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin sera bientôt franchie

PARIS: Le nombre de patients à l'hôpital pour cause de Covid-19 se maintenait autour des 25 000, dont quelque 3 400 en service de réanimation, selon les données hospitalières publiées samedi par Santé publique France, des chiffres stables par rapport à la veille.

Les hôpitaux français accueillaient 24 995 patients atteints par le coronavirus, contre 25 130 vendredi. Une semaine auparavant, ils étaient 25 269.


Reims: un photo-journaliste agressé et grièvement blessé dans un quartier prioritaire

Le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette, le 11 juillet 2019 (Photo, AFP)
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  • Le photographe, âgé de 65 ans, «a été pris en charge par le Samu et transféré au CHU de Reims, avec un pronostic vital engagé»
  • «Mes pensées accompagnent le photo-journaliste grièvement blessé dans le cadre de son travail à Reims», a tweeté le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin

LILLE: Un photo-journaliste du quotidien régional L'Union a été grièvement blessé samedi à Reims, alors qu'il couvrait des regroupements de jeunes dans le quartier prioritaire Croix Rouge, et une enquête est ouverte pour tentative de meurtre, a-t-on appris auprès de la préfecture, du parquet et du journal. 

Aux alentours de 15H00, « un journaliste du journal l'Union a été agressé et grièvement blessé dans des circonstances encore indéterminées, mais de manière volontaire. J'ai donc ouvert une enquête pour tentative de meurtre, confiée à la sûreté départementale », a indiqué le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette. 

Le photographe, âgé de 65 ans, « a été pris en charge par le Samu et transféré au CHU de Reims, avec un pronostic vital engagé », a-t-il précisé.  

« Il semblerait » qu'il couvrait »des regroupements de jeunes, a poursuivi le procureur, indiquant qu'aucune interpellation n'est intervenue à ce stade. 

Le journaliste « a été retrouvé au sol, aux alentours de 15H30 dans le quartier Croix Rouge (...). Les forces de l'ordre étaient sur place, avaient identifié des mouvements de jeunes, dont certains portaient des battes de base-ball, et des renforts avaient été appelés » pour sécuriser le quartier, a déclaré le préfet de la Marne Pierre N'Gahane. 

Les autorités n'ont pour le moment « pas d'informations précises sur ce qui s'est passé, s'il a reçu des coups ou un projectile. Mais il était au sol, saignait au niveau des oreilles », a-t-il déploré. 

Christian Lantenois, « était avec une consœur de la locale de Reims », alertée « d'un évènement dans le quartier », qu'il a rejoint « avec une voiture floquée » du logo du journal, a expliqué l'une des deux rédactrices en chef du journal, Géraldine Baehr-Pastor. 

« On ne sait pas s'il est sorti seul, ni si quelqu'un l'a sorti de la voiture », a précisé la co-rédactrice en chef Carole Lardot.  

La consœur a « seulement entendu une altercation », avant de retrouver le photographe. 

« L'entreprise condamne avec la plus grande fermeté cette agression. Rien ni personne n'entravera jamais notre volonté d'informer ni notre liberté d'agir », a réagi le directeur général du journal Daniel Picault, exprimant ses « pensées » pour la victime et ses proches ». 

« Le quartier reste un quartier sensible. Il y a un an, juste avant le confinement, il y a eu deux séries d'affrontements entre les jeunes de ce quartier et d'un autre quartier », a noté le préfet de la Marne. 

« Mes pensées accompagnent le photo-journaliste grièvement blessé dans le cadre de son travail à Reims. Solidarité avec la rédaction de L’Union-L'Ardennais et l’ensemble de la profession. La police nationale est  pleinement mobilisée pour identifier et interpeller les auteurs », a tweeté samedi soir le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. 

« Aujourd’hui, le seuil de l’inacceptable a été dépassé (...) Au delà de l’ignominie d’un tel acte, je veux exprimer mon ras le bol devant ce ramassis de vauriens qui pourrissent la vie de nos quartiers » a de son côté déclaré sur Facebook le maire LR de Reims Arnaud Robinet. 

La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot s'est aussi émue d'une « lâche agression » dans un tweet, faisant part de la « solidarité » avec le photographe et sa rédaction.