Le Red Sea Lodge, un soutien précieux aux jeunes cinéastes saoudiens et arabes

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Publié le Lundi 25 janvier 2021

Le Red Sea Lodge, un soutien précieux aux jeunes cinéastes saoudiens et arabes

  • La fondation du Festival international du film de la mer Rouge lance ce lundi la 2e édition du Red Sea Lodge
  • «Le Lodge offre une formation intensive, un tutorat, un développement créatif et professionnel et des opportunités industrielles de niveau supérieur à des cinéastes talentueux du monde arabe»

BEYROUTH: La fondation du Festival international du film de la mer Rouge lance ce lundi la 2e édition du Red Sea Lodge. Ce programme, lancé en partenariat avec TorinoFilmLab, a pour objectif de soutenir les jeunes talents du cinéma saoudien et arabe et de leur permettre de développer, produire et partager leur(s) histoire(s) avec un public national et international. 

Nous avons rencontré Jumana Zahid, la directrice du projet.

«Le Lodge offre une formation intensive, un tutorat, un développement créatif et professionnel et des opportunités industrielles de niveau supérieur à des cinéastes talentueux du monde arabe», déclare celle qui dirige le programme depuis son lancement.

Ce programme, proposé sur huit mois, a sélectionné douze professionnels du cinéma: six viennent d’Arabie saoudite et six d’autres pays du monde arabe. Red Sea Lodge est destiné aux réalisateurs, aux producteurs et aux scénaristes et a pour objectif d’approfondir tous les aspects de leur production. Tout au long de l’année, ils participent à cinq ateliers, sur place ou en ligne. Les sessions ont pour sujets le développement personnel et professionnel, la visualisation, les ventes et le marketing, ainsi que le développement de scripts. Elles permettent également aux jeunes professionnels sélectionnés d’échanger entre eux leurs visions et leurs expertises. 

Un engagement continu

«Chaque étape de la réalisation d’un film sera explorée. Les participants bénéficieront ainsi de la participation de directeurs de la photographie, de producteurs, de scénaristes, de concepteurs sonores et de spécialistes de la postproduction régionaux et internationaux. Sans oublier l’apprentissage de la gestion des volets financiers et commerciaux, éléments aujourd’hui essentiels à la préparation d’un film», explique Jumana Zahid.

«À la fin de l’atelier, les participants vont concourir dans chacune des deux catégories – locale ou régionale – dans le but de décrocher deux bourses de 100 000 dollars [82 138 euros] chacune», précise la directrice du projet.

«En 2019, nous avons découvert un réel potentiel chez les jeunes cinéastes saoudiens et arabes. Ce fut une expérience passionnante et c’est pour cela que nous allons offrir à l’ensemble des candidats sélectionnés la possibilité de financer leur projet, une fois le programme de résidence achevé, à travers une nouvelle structure mise en place par le festival. L’annonce sera faite très prochainement», confie-t-elle encore.

Un soutien aux femmes professionnelles du secteur 

En 2019, lors de sa première édition, le Lodge avait également sélectionné douze  projets de cinéastes émergents – six d'Arabie saoudite et six d’autres pays du monde arabe – parmi 120 candidatures provenant de 16 pays encourageant les femmes professionnelles du secteur à postuler. «Nous sommes également fiers d’avoir sélectionné de nombreuses professionnelles du cinéma, attachées aux différents projets en tant que réalisatrices, scénaristes ou productrices. Sur les douze projets sélectionnés en 2019, cinq sont dirigés par des femmes», ajoute Jumana Zahid.

Ce programme, même s’il se limite pour l’instant à douze  projets, se veut porteur d’espoir pour le festival et l’industrie régionale. «Aujourd'hui plus que jamais, dans ce moment difficile pour les industries culturelles partout dans le monde, nous tenons à accompagner les cinéastes saoudiens et arabes dans leur développement professionnel et les aider à se rapprocher de l'industrie et du public afin de permettre la construction et le développement d’une nouvelle culture cinématographique», insiste la directrice du projet. «La “normalité” reviendra, et nous aurons besoin de leur regard», conclut-elle, enthousiaste.

*Les candidatures pour les cinéastes qui réalisent leur premier ou deuxième long métrage sont ouvertes du dimanche 25 janvier au samedi 27 février via le site Web du Festival international du film de la mer Rouge.


Une artiste saoudienne au volant d'un nouveau projet d'art de rue à Djeddah

Shalimar Sharbatly réalisera des peintures sur une nouvelle série de véhicules dans le cadre de l'initiative « Draw a Nation » (Dessiner la Nation) (Photo, fournie).
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  • L'évènement « Draw a Nation » (ou Dessiner la Nation) s'inscrit dans le cadre des initiatives destinées à embellir le paysage urbain de Djeddah
  • L'objectif de cette initiative est de peindre des voitures et des véhicules anciens et abandonnés et de les transformer en œuvres d'art

RIYAD: Shalimar Sharbatly, peintre abstraite saoudienne qui a acquis une renommée mondiale pour sa peinture personnalisée sur carrosseries, réalisera une nouvelle série de peintures pour une édition prolongée de l'initiative « Draw a Nation »  (Dessiner la nation). Dans cette optique, elle a conclu un accord avec la municipalité de Djeddah.

Sharbatly est une pionnière de l'école « Moving Art » (l’Art en Mouvement).  Parmi ses œuvres personnalisées et peintes à la main figurent une Porsche 911, présentée au Mondial de l'automobile de Paris ainsi qu’une voiture de Formule 1, la « Torq » qui a été dévoilée lors du Grand Prix de Monaco 2017.

Les deux véhicules ont également été exposés au musée du Louvre à Paris, dans le cadre de l'exposition « Moving Art » en 2017.

Cependant, c'est surtout l'initiative « Draw a Nation » qui a valu à Sharbatly sa notoriété dans le Royaume, où elle a présenté nombre de ses véhicules décorés et peints à la main lors de la fête nationale saoudienne de l'année dernière.

C'est un accident dont elle a été témoin sur la plage de Djeddah qui lui a donné l'idée de recycler de vieilles voitures. Elle a auparavant confié à Arab News que la peinture sur les véhicules lui a permis de se donner un but.


La chanteuse américaine Alicia Keys chante une sérénade à des élèves en Arabie saoudite

La chanteuse détentrice d’un Grammy Award a visité l’Arabie saoudite à plusieurs reprises (Photo, Instagram).
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  • La chanteuse américaine Alicia Keys a présenté une prestation improvisée aux étudiants et au personnel saoudien de Madrasat AdDeera à AlUla
  • . La chanteuse primée a interprété son tube « Fallin' » devant les élèves et le personnel d'une école de filles

DUBAÏ: La chanteuse américaine Alicia Keys a présenté une prestation improvisée aux étudiants et au personnel saoudien de Madrasat AdDeera à AlUla.

La performance a été postée sur Instagram vendredi par le ministre saoudien de la Culture, le prince Badr ben Abdallah. La chanteuse primée a interprété son tube « Fallin' » devant les élèves et le personnel d'une école de filles.

La lauréate des Grammy Awards a effectué de nombreuses visites en Arabie saoudite.

En effet, Keys figurait parmi les têtes d'affiche de la Saison de Riyad 2019 (Riyadh Season 2019), aux côtés de Bruno Mars, Pitbull et John Legend qui ont tous donné des concerts dans la capitale.

Une photo récente, qui circule sur Twitter, montre que la chanteuse de « Girl on Fire » a séjourné dans le Royaume à une date encore plus récente.

La photo en question, publiée sur Twitter par le compte @dcantiheroes, est une capture d'écran datant du 9 avril et tirée des Instagram Stories de Hassan Ghoneim, personnalité médiatique saoudienne. On y voit ce dernier aux côtés d'Alicia Keys.

La photo qui a probablement été prise le week-end signifie que Keys se trouvait dans la ville quand le ténor italien Andrea Bocelli a donné un concert à AlUla, ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Le Point de vue de Larissa Aoun: "On ne vit pas"

Larissa Aoun, journaliste libanaise, correspondante à Beyrouth de Sky News Arabia (capture d'écran)
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  • Laryssa Aoun ne cache pas sa colère contre les « responsables irresponsables, incompétents » du Liban
  • Une interview exclusive pour Arab News en Français

Larissa Aoun ne cache pas sa colère contre les « responsables irresponsables, incompétents » du Liban, dans une interview exclusive pour Arab News en Français. La journaliste libanaise, correspondante à Beyrouth de Sky News Arabia garde cependant espoir pour son pays, grâce au peuple et surtout aux jeunes. D’ailleurs, c’est auprès de ses deux filles qu’elle se réfugie, pour une thérapie antistress.