Libye: la liste des candidats à la présidence de transition dévoilée

Le ministre de l'Intérieur Fathi Bachagha, du Gouvernement d'union nationale (GNA) basé à Tripoli (Ouest), candidat au poste de Premier ministre (Photo, AFP)
Le ministre de l'Intérieur Fathi Bachagha, du Gouvernement d'union nationale (GNA) basé à Tripoli (Ouest), candidat au poste de Premier ministre (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 31 janvier 2021

Libye: la liste des candidats à la présidence de transition dévoilée

  • Les participants au dialogue politique interlibyen, entamé en novembre sous l'égide de l'ONU, se réuniront du 1e au 5 février en Suisse
  • La liste comprend 45 noms - dont trois femmes seulement-, parmi lesquels des poids-lourds de la politique locale aussi bien à l'Ouest qu'à l'Est

TRIPOLI: La mission de l'ONU en Libye a dévoilé samedi la liste des candidats au futur Conseil présidentiel intérimaire et au poste de Premier ministre, qui devront être nommés la semaine prochaine en Suisse pour assurer la transition d'ici les élections de décembre.    

Les participants au dialogue politique interlibyen, entamé en novembre sous l'égide de l'ONU, se réuniront du 1e au 5 février en Suisse pour « voter sur la composition du Conseil de la présidence, qui serait formé de trois membres, et d'un Premier ministre, assisté de deux adjoints », selon l'ONU. 

Ce conseil transitoire devra « réunifier les institutions de l'État et assurer la sécurité » jusqu'aux élections du 24 décembre, selon la même source. 

La liste comprend 45 noms -dont trois femmes seulement-, parmi lesquels des poids-lourds de la politique locale aussi bien à l'Ouest qu'à l'Est, les deux grandes régions qui se disputent le pouvoir, mais aussi dans le Sud. 

A commencer par le puissant ministre de l'Intérieur Fathi Bachagha, du Gouvernement d'union nationale (GNA) basé à Tripoli (Ouest), candidat au poste de Premier ministre.  

Très respecté dans son fief, la ville côtière de Misrata dotée de puissantes milices, son nom était souvent cité parmi les successeurs potentiels de l'actuel Premier ministre Fayez al-Sarraj. La relation entre les deux hommes est décrite comme conflictuelle.  

Un autre Misrati, l'ambitieux homme d'affaires et vice-président du Conseil présidentiel de Tripoli, Ahmed Meitig, brigue lui aussi le poste de Premier ministre de transition, alors que le ministre de la Défense Salaheddine al-Namrouche est candidat au Conseil présidentiel. 

Toujours en Tripolitaine, au Conseil présidentiel, on trouve l'actuel président du Haut Conseil d'Etat (l'équivalent d'une chambre haute), Khaled Al-Mechri, ainsi qu'Oussama Jouili, l'un des commandants ayant participé au soulèvement contre le régime de Mouammar Kadhafi en 2011.  

A l'Est figurent parmi les candidats les plus notables le président du Parlement de Tobrouk, Aguila Saleh, un discret juriste issu d'une influente tribu de Cyrénaïque, la province orientale, et Mohamad al-Barghathi, ambassadeur de Libye en Jordanie. Tous deux sont candidats au Conseil présidentiel.  

La Libye est plongée dans le chaos depuis 2011. Deux autorités s'y disputent le pouvoir: le GNA reconnu par l'ONU, et un pouvoir parallèle à l'Est incarné par le maréchal Khalifa Haftar. 

Depuis l'échec des pro-Haftar à s'emparer de Tripoli l'an dernier, au terme de plus d'un an de combats aux portes de la capitale, les tentatives de médiations se multiplient. Un accord de cessez-le-feu est observé depuis l'automne. 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.