Le CCG et l’Iraq font le point sur l’électricité et le commerce dans le Golfe

Le dirigeant irakien Moustafa al-Kazimi et Nayef al-Hajraf se sont aussi entretenus au sujet de la reconstruction de l'Irak dans l’ère post-Daech. (Photo, PMO Irak)
Le dirigeant irakien Moustafa al-Kazimi et Nayef al-Hajraf se sont aussi entretenus au sujet de la reconstruction de l'Irak dans l’ère post-Daech. (Photo, PMO Irak)
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Publié le Mardi 02 février 2021

Le CCG et l’Iraq font le point sur l’électricité et le commerce dans le Golfe

  • L’entente prévoit la construction d’une ligne électrique qui importerait 500 mégawatts d'électricité
  • Une conférence de donateurs au Koweït en 2018, tenue en vue d’aider le pays à se reconstruire, a permis d’amasser 30 milliards de dollars en promesses

RIYAD: Le premier ministre irakien et le secrétaire général du CCG se sont rencontrés à Bagdad lundi pour discuter des moyens de stimuler le commerce bilatéral et d’acheminer l’électricité à partir du Golfe.

Le dirigeant irakien Moustafa al-Kazimi et Nayef al-Hajraf se sont aussi entretenus au sujet de la reconstruction de l'Irak dans l’ère post-Daech.

Le pays souffre d’un approvisionnement en électricité pitoyable depuis des années, une situation qui continue d’alimenter la colère du peuple contre un gouvernement incapable de fournir des services de base.

L'Irak a signé un accord en 2019 avec le CCG. L’entente prévoit la construction d’une ligne électrique qui importerait 500 mégawatts d'électricité.

Au cours de la réunion, Al-Hajraf a fait le point sur le progrès de la ligne qui doit relier l’Irak au réseau électrique du Golfe via le Koweït.

Le premier ministre irakien, élu en mai de l'année dernière dans un contexte de crise et de manifestations massives, affirme qu'il souhaite renforcer les relations avec les pays du CCG «dans le but d’atteindre une croissance économique et commerciale et d’autres objectifs».

Al-Kazimi a souligné l'importance de maintenir le dialogue entre le CCG et l'Irak, selon un communiqué.

Al-Hajraf a pour sa part insisté sur l’importance d’aider Bagdad à se relever,  ainsi que de l’appuyer dans sa lutte contre le terrorisme.

L'Irak ne s’est pas encore remis de la période dévastatrice entre 2014 et 2017, quand le groupe extrémiste Daech a occupé une partie du territoire irakien.

Les relations entre l'Irak et les pays du Golfe se sont nettement améliorées ces dernières années. Une conférence de donateurs au Koweït en 2018, tenue en vue d’aider le pays à se reconstruire, a permis d’amasser 30 milliards de dollars en promesses.

L'année dernière, le CCG et l'Irak ont signé un accord pour renforcer la coopération entre les deux nations et améliorer le développement économique, la sécurité et l'investissement.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.