Les Rohingyas craignent un retard dans les efforts de rapatriement après le coup d'État en Birmanie

Réfugiés rohingyas au camp de Jamtoli à Cox’s Bazar, Bangladesh (Reuters)
Réfugiés rohingyas au camp de Jamtoli à Cox’s Bazar, Bangladesh (Reuters)
Short Url
Publié le Mardi 02 février 2021

Les Rohingyas craignent un retard dans les efforts de rapatriement après le coup d'État en Birmanie

  • La prise du pouvoir par les militaires en Birmanie pourrait «ralentir» les pourparlers avec le Bangladesh, préviennent les experts
  • Le Bangladesh accueille plus de 1,1 million de Rohingyas qui ont fui la persécution de l’armée birmane

DHAKA: Un jour après le renversement du gouvernement par les militaires birmans, les dirigeants rohingyas ont déclaré mardi qu'ils craignaient que cette action ne «retarde encore» les efforts de rapatriement des réfugiés au Bangladesh dans leur patrie de Rakhine. 

L’armée birmane, connue localement sous le nom de Tatmadaw, a pris le pouvoir aux premières heures de lundi et a arrêté la dirigeante du pays, Aung San Suu Kyi, et d’autres personnes. 

Le coup d’État fait suite à une victoire écrasante de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d’Aung San Suu Kyi aux élections générales de novembre dernier. 

L'armée a contesté les résultats, invoquant des irrégularités dans le scrutin ainsi que des fraudes. Lors de la prise de pouvoir de lundi, le chef de l'armée, le général Min Aung Hlaing, a déclaré l'état d'urgence dans le pays durant un an. 

Khin Maung, à la tête de l'association des jeunes Rohingyas, une organisation basée dans les camps de réfugiés de Cox's Bazar, déclare qu'il craint que le coup d'État n'ait un «énorme impact» sur le processus de rapatriement pacifique, car les militaires n’ont pas la «volonté politique de nous reprendre». 

«Ils nous ont tués, ont incendié nos villages. Cela signifie qu'ils ont l'intention de nous détruire. Ils sont occupés à prendre le pouvoir et à renforcer leur position dans les mécanismes étatiques», a expliqué Khin Maung à Arab News. 

Il ajoute que les militaires refusent de négocier avec le gouvernement bangladais pour rapatrier les Rohingyas, entraînant un retard supplémentaire. «Il est certain que les négociations de rapatriement seront retardées. Les gouvernements civil et militaire adoptent la même politique à l'égard des Rohingyas, et dans cette situation, les Rohingyas qui se trouvent dans l'État de Rakhine auront un avenir pire encore.» 

Le Bangladesh accueille plus de 1,1 million de Rohingyas qui ont fui la persécution de l’armée birmane dans ce pays à majorité bouddhiste. 

Les Rohingyas ont enduré des décennies de mauvais traitements en Birmanie, à partir des années 1970, lorsque des centaines de milliers de personnes ont trouvé refuge au Bangladesh. 

Entre 1989 et 1991, 250 000 personnes de plus ont fui lorsqu'une répression militaire a suivi un soulèvement populaire. En 1992, le Bangladesh et la Birmanie ont conclu un accord de rapatriement qui a conduit des milliers de Rohingyas à retourner dans l'État de Rakhine. 

Le dernier exode des Rohingyas vers le Bangladesh a repris en août 2017 à la suite d'une répression militaire contre ce groupe ethnique minoritaire. 

Selon les Nations unies, à la fin de 2020, 866 457 réfugiés Rohingyas ont été enregistrés dans 34 camps du district de Cox’s Bazar au Bangladesh, grâce à une initiative conjointe de Dhaka et de l’Agence des nations unie pour les réfugiés (HCR). 

«C’est une très mauvaise nouvelle. Nous sommes bouleversés. Il y a eu des discussions diplomatiques pour nous renvoyer dans les prochains jours, mais la situation actuelle en Birmanie constitue un obstacle», a affirmé Ro Yassin Abdumonab, un réfugié, à Arab News. 

Il précise: «C’est la troisième fois qu'une tentative de rapatriement des réfugiés échoue. Il semble que notre séjour au Bangladesh ait été prolongé. Nous condamnons fermement la situation en Birmanie.» 

Un autre réfugié dit que le destin a vengé les Rohingyas. «Aung San Suu Kyi est restée silencieuse sur les atrocités commises contre les Rohingyas. Maintenant, elle est détenue par l'armée. Je suis contente de son sort», a affirmé à Arab News Joinab Bibi, du camp de Kutupalang. 

Cependant, le gouvernement bangladais s'attend à ce que la Birmanie maintienne ses processus démocratiques et constitutionnels pour «un rapatriement durable des Rohingyas dès que possible.» 

«En tant que voisins immédiats et amicaux, nous aimerions voir la paix et la stabilité en Birmanie. Nous avons continué à développer des relations mutuellement bénéfiques avec le pays, et à travailler avec lui pour le rapatriement volontaire, sûr et durable des Rohingyas réfugiés au Bangladesh. Nous espérons que ces processus se poursuivront», a indiqué lundi un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Bangladesh. 

Les experts sont toutefois loin d'être optimistes. «Les militaires birmans ont organisé les atrocités contre les Rohingyas, et ils sont maintenant au pouvoir. On s'attend donc à ce que les pourparlers concernant le rapatriement soient à nouveau bloqués», a déclaré à Arab News la professeure Amena Mohsin, du département des relations internationales de l'université de Dhaka. 

«Le Bangladesh doit poursuivre ses efforts dans divers domaines diplomatiques afin d’exercer davantage de pression internationale sur la Birmanie pour un rapatriement rapide des Rohingyas», ajoute-t-elle. 

L'ambassadeur Touhid Hossain, ancien ministre des Affaires étrangères du Bangladesh, déclare que le pays devait «observer» un peu plus l’évolution pour mieux comprendre la situation politique en Birmanie. 

«Auparavant, l'armée faisait partie du gouvernement de Birmanie et y exerçait une très forte emprise. Elle est de nouveau présente, et il n'y a pas de séparation entre les deux. Nous allons maintenant avoir des discussions directes avec les autorités militaires sur les questions du rapatriement des Rohingyas», a précisé Touhid Hossain à Arab News. 

«Je ne pense pas que le changement de pouvoir en Birmanie aura beaucoup d’impact sur les relations bilatérales avec le Bangladesh», ajoute l’ambassadeur.  

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Guerre au Moyen-Orient: Trump menace d'«anéantir» des infrastructures énergétiques iraniennes

Donald Trump a haussé le ton vis-à-vis de l'Iran lundi, en menaçant d'"anéantir" ses centrales électriques, ses puits de pétrole ainsi que l'île de Kharg, point névralgique de son industrie pétrolière, si les discussions avec Téhéran n'aboutissent pas "rapidement". (AFP)
Donald Trump a haussé le ton vis-à-vis de l'Iran lundi, en menaçant d'"anéantir" ses centrales électriques, ses puits de pétrole ainsi que l'île de Kharg, point névralgique de son industrie pétrolière, si les discussions avec Téhéran n'aboutissent pas "rapidement". (AFP)
Short Url
  • Le conflit au Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts depuis son déclenchement le 28 février par une attaque américano-israélienne sur l'Iran, continue par ailleurs de souffler le chaud et le froid sur les marchés financiers
  • Le G7 Finances-Energie, réuni par la France lundi en visioconférence, s'est dit prêt "à prendre toutes les mesures nécessaires" pour assurer la stabilité du marché de l'énergie

WASHINGTON: Donald Trump a haussé le ton vis-à-vis de l'Iran lundi, en menaçant d'"anéantir" ses centrales électriques, ses puits de pétrole ainsi que l'île de Kharg, point névralgique de son industrie pétrolière, si les discussions avec Téhéran n'aboutissent pas "rapidement".

Le président américain avait déjà évoqué dimanche une possible opération terrestre pour s'emparer du terminal de Kharg, qui assure environ 90% des exportations de brut du pays, et "prendre le pétrole" iranien.

Dans un message sur son réseau Truth Social lundi, il a durci le ton vis-à-vis de l'Iran, affirmant que sans réouverture du détroit d'Ormuz, par où transite d'ordinaire un cinquième des hydrocarbures mondiaux, les Etats-Unis feraient "exploser" et anéantiraient "toutes leurs centrales électriques, leurs puits de pétrole et l'île de Kharg".

Cela pourrait aussi concerner "toutes les usines de dessalement", a affirmé le président américain.

Samedi, le commandement militaire américain avait annoncé l'arrivée la veille au Moyen-Orient d'un navire d'assaut amphibie, à la tête d'un groupe naval comprenant "quelque 3.500" marins et soldats du corps des Marines.

"Discussions sérieuses" 

Le conflit au Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts depuis son déclenchement le 28 février par une attaque américano-israélienne sur l'Iran, continue par ailleurs de souffler le chaud et le froid sur les marchés financiers.

Le G7 Finances-Energie, réuni par la France lundi en visioconférence, s'est dit prêt "à prendre toutes les mesures nécessaires" pour assurer la stabilité du marché de l'énergie.

Vers 14H50 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord montait de 2,55% à 115,44 dollars.

La poursuite des bombardements ce weekend et lundi en Iran, dans le Golfe et au Liban, et les déclarations inflexibles des belligérants alimentent la flambée des cours du pétrole, qui ont grimpé de plus de 50% depuis le début de la guerre.

La Bourse de New York évoluait elle en petite hausse lundi, les investisseurs voulant croire aux propos de Donald Trump qui a aussi évoqué dans son message "d'énormes progrès" réalisés lors de "discussions sérieuses" avec "un régime nouveau et plus raisonnable" en Iran -- sans toutefois préciser de quels interlocuteurs il s'agit.

"Le marché attend désespérément une issue à cette guerre", remarque auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a appelé lundi Donald Trump à "stopper la guerre", et souligné lors d'un discours au Caire les "conséquences graves" d'une poursuite du conflit.

Au Liban, trois membres du Hezbollah ont été tués et trois autres gravement blessés dans une frappe israélienne qui a visé lundi un immeuble résidentiel près de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du groupe pro-iranien, a indiqué une source de sécurité à l'AFP.

Plusieurs Casques bleus ont par ailleurs été blessés lors d'un "incident" dans une ville frontalière du sud du Liban, où des affrontements opposent le Hezbollah à l'armée israélienne, a annoncé lundi à l'AFP la porte-parole de la Finul, Kandice Ardiel.

Ces derniers jours, le Pakistan, voisin de l'Iran, s'est proposé pour "accueillir et faciliter" des "pourparlers significatifs" entre les deux pays.

De son côté l'armée israélienne a annoncé lundi avoir bombardé une université de Téhéran dirigée par les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, affirmant que "des activités de recherche et développement sur des armes de pointe" y étaient menées.

Elle avait indiqué un peu plus tôt avoir de nouveau frappé des sites militaires à Téhéran, en réponse à une attaque de missiles venus d'Iran.

"Vie d'avant-guerre" 

Après une accalmie la semaine dernière, les bombardements semblent s'être intensifiées ce weekend sur la capitale iranienne, provoquant notamment des coupures temporaires d'électricité, selon des journalistes de l'AFP sur place.

L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a dénombré au moins 360 attaques en 24 heures dans 18 provinces du pays ce weekend.

Pour des habitants de Téhéran, joints par l'AFP depuis Paris, plus rien n'est normal.

"Les jours ordinaires me manquent. Une vie où je n'avais pas à penser constamment aux explosions et à la mort", raconte Shahrzad, 39 ans, femme au foyer, qui dit "ne sortir que si c'est absolument nécessaire". "La seule chose qui me reste de ma vie d'avant-guerre et qui m'aide à garder le moral, c'est la cuisine" mais "parfois, je me surprends à pleurer en plein milieu", poursuit-elle.

L'ONG Acled, qui compile les données sur les conflits, a fait état lors du premier mois de guerre de près de 2.300 bombardements américains et israéliens, et de 1.160 frappes iraniennes en représailles.

Au total depuis le début du conflit, l'organisation HRANA a recensé près de 3.500 morts en Iran.

 


Interdiction d'accès au Saint-Sépulcre à Jérusalem: l'Espagne convoque la chargée d'affaires israélienne

L'Espagne a convoqué lundi la chargée d'affaires israélienne à Madrid après que la police israélienne a interdit la veille l'accès à l'église du Saint-Sépulcre au patriarche latin de Jérusalem pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux, a annoncé son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
L'Espagne a convoqué lundi la chargée d'affaires israélienne à Madrid après que la police israélienne a interdit la veille l'accès à l'église du Saint-Sépulcre au patriarche latin de Jérusalem pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux, a annoncé son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
Short Url
  • Pour justifier cette interdiction dimanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait évoqué des raisons de sécurité, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient
  • Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, avait de son côté dénoncé dimanche soir "une attaque injustifiée contre la liberté religieuse" et une action menée "sans raisons ni motifs"

MADRID: L'Espagne a convoqué lundi la chargée d'affaires israélienne à Madrid après que la police israélienne a interdit la veille l'accès à l'église du Saint-Sépulcre au patriarche latin de Jérusalem pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux, a annoncé son ministre des Affaires étrangères.

"Ce matin, nous avons convoqué la chargée d'affaires d'Israël au ministère des Affaires étrangères pour lui faire part de notre protestation, pour lui indiquer que cela ne peut pas se reproduire", a déclaré José Manuel Albares dans un entretien à la radio RAC1.

"C'est une mesure très préoccupante, car la liberté religieuse, la liberté de culte est une liberté fondamentale", a-t-il appuyé, disant "s'opposer" à la décision prise dimanche par la police israélienne, qui a provoqué des réactions indignées à l'étranger.

Pour justifier cette interdiction dimanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait évoqué des raisons de sécurité, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, avait de son côté dénoncé dimanche soir "une attaque injustifiée contre la liberté religieuse" et une action menée "sans raisons ni motifs".

"Sans tolérance, il est impossible de coexister", avait appuyé sur le réseau social X le chef du gouvernement espagnol, fermement opposé à la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran depuis plus d'un mois.

Lundi, Benjamin Netanyahu a annoncé que le patriarche latin de Jérusalem allait retrouver un accès "total et immédiat" à l'église du Saint-Sépulcre.

Israël a rappelé son ambassadrice basée à Madrid en 2024 après la reconnaissance par l'Espagne de l'État palestinien, et est depuis seulement représenté par une chargée d'affaires.

 


Trump vante un «changement de régime» en Iran, annonce le passage de 20 pétroliers à Ormuz

Donald Trump s'est vanté dimanche d'avoir obtenu un "changement de régime en Iran", grâce aux frappes aériennes des Etats-Unis et d'Israël, et a assuré avoir négocié le passage de 20 cargos pétroliers à travers le détroit d'Ormuz "dans les prochains jours" avec les nouveaux responsables de la République islamique. (Reuters)
Donald Trump s'est vanté dimanche d'avoir obtenu un "changement de régime en Iran", grâce aux frappes aériennes des Etats-Unis et d'Israël, et a assuré avoir négocié le passage de 20 cargos pétroliers à travers le détroit d'Ormuz "dans les prochains jours" avec les nouveaux responsables de la République islamique. (Reuters)
Short Url
  • Les objectifs de la guerre déclenchée par le milliardaire républicain sont toujours flous, et des milliers de soldats américains ont été envoyés dans la région ces derniers jours
  • Malgré ce déploiement de militaires autour de l'Iran, M. Trump agite toujours la possibilité d'un accord de paix imminent

WASHINGTON: Donald Trump s'est vanté dimanche d'avoir obtenu un "changement de régime en Iran", grâce aux frappes aériennes des Etats-Unis et d'Israël, et a assuré avoir négocié le passage de 20 cargos pétroliers à travers le détroit d'Ormuz "dans les prochains jours" avec les nouveaux responsables de la République islamique.

Ces annonces du président américain interviennent alors que les inquiétudes grandissent aux Etats-Unis sur un possible enlisement américain au Moyen-Orient. Les prix du pétrole ont repris leur flambée et Wall Street a accusé un repli marqué la semaine dernière.

Les objectifs de la guerre déclenchée par le milliardaire républicain sont toujours flous, et des milliers de soldats américains ont été envoyés dans la région ces derniers jours.

Malgré ce déploiement de militaires autour de l'Iran, M. Trump agite toujours la possibilité d'un accord de paix imminent.

"Je pense que nous allons conclure un accord avec eux, j'en suis presque sûr", a-t-il affirmé lors d'un point presse à bord d'Air Force One.

Le président a également tenté de rassurer, en estimant avoir déjà obtenu un changement de la nature du pouvoir à Téhéran, grâce aux frappes qui ont tué le Guide suprême Ali Khamenei et de nombreux hauts responsables de la République islamique.

"Nous avons eu un changement de régime, on le voit déjà, parce que le premier régime a été décimé, détruit, ils sont tous morts", a estimé le président américain lors d'un point presse. "Le régime suivant", nommé dans la foulée de la mort de l'ayatollah Khamenei "est en grande partie mort" également, a-t-il remarqué.

Désigné pour lui succéder, son fils Mojtaba Khamenei n'a pas été aperçu depuis qu'il est censé être à la tête du pays. Les autorités iraniennes ne diffusent que des messages écrits de sa part.

"Personne n'a entendu parler de lui. Il est peut-être vivant, mais il est de toute évidence dans une situation très, très grave", a estimé M. Trump.

Cette situation a conduit de facto à la mise en place d'un "troisième régime" en Iran, selon le président américain.

"Nous avons affaire à des personnes différentes de celles auxquelles quiconque a eu affaire auparavant", a-t-il résumé. "C'est tout un autre groupe de personnes, donc je considérerais que c'est un changement de régime."

Le locataire de la Maison Blanche a également annoncé que ces responsables iraniens ont accepté de desserrer légèrement l'étau autour du détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale par laquelle transite habituellement 20% du pétrole mondial et qui est paralysée depuis le début de la guerre.

"Ils nous ont donné, par respect je pense, 20 bateaux de pétrole de grands, grands bateaux de pétrole qui vont passer par le détroit d'Ormuz, et ça commence demain matin, pour les prochains jours", a-t-il assuré.