Turquie: un employé d'un consulat iranien détenu en lien avec le meurtre d'un dissident

Les autorités turques ont arrêté onze personnes soupçonnées d'espionnage et d'enlèvement d'un dissident pour le compte de l'Iran, selon la police turque, sur fond de brusque montée de tensions entre Ankara et Téhéran (Photo, AFP/TV)
Les autorités turques ont arrêté onze personnes soupçonnées d'espionnage et d'enlèvement d'un dissident pour le compte de l'Iran, selon la police turque, sur fond de brusque montée de tensions entre Ankara et Téhéran (Photo, AFP/TV)
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Publié le Samedi 13 février 2021

Turquie: un employé d'un consulat iranien détenu en lien avec le meurtre d'un dissident

  • L'employé, identifié par les initiales M.R.N, est soupçonné d'avoir fourni un faux document de voyage à une personne ayant pris part à l'assassinat pour lui permettre de rentrer en Iran
  • L'enquête en question porte sur le meurtre à Istanbul en novembre 2019 d'un Iranien, Mesut Molavi, qui dirigeait un réseau d'informations opposé au pouvoir de Téhéran

ISTANBUL: Un employé du consulat iranien à Istanbul a été placé en détention provisoire vendredi par un tribunal turc après son arrestation dans le cadre d'une enquête sur l'assassinat d'un dissident iranien en Turquie en 2019, selon l'agence étatique Anadolu. 
L'employé, identifié par les initiales M.R.N par Anadolu, est soupçonné d'avoir fourni un faux document de voyage à une personne ayant pris part à l'assassinat pour lui permettre de rentrer en Iran, a précisé Anadolu. 
L'enquête en question porte sur le meurtre à Istanbul en novembre 2019 d'un Iranien, Mesut Molavi, qui dirigeait un réseau d'informations opposé au pouvoir de Téhéran. 
Molavi, décédé des suites de ses blessures après qu'un homme a tiré une dizaine de coups de feu sur lui, dirigeait depuis mars 2018 un groupe sur l'application cryptée Telegram appelé »Boîte Noire » qui rassemblait des documents prétendant « révéler la corruption, les meurtres, et les dossiers secrets de la République islamique » d'Iran.  
Il affirmait disposer de contacts au sein des Gardiens de la Révolution iraniens. 
Dans un tweet posté plusieurs mois avant son assassinat, Molavi s'inquiétait de ce qu'il risquait d'être tué avant de pouvoir « éradiquer les dirigeants de cette mafia corrompue ». 
Le quotidien progouvernemental turc Sabah avait annoncé jeudi l'arrestation de l'employé du consulat iranien en révélant son identité: Muhammad Reza Naserzadeh, âgé de 43 ans. 
Selon le journal, l'homme à qui il est accusé d'avoir fourni le faux document de voyage s'appelle Ali Esfanjani et il serait le « cerveau » de l'assassinat du dissident. 
En décembre, les autorités turques avaient arrêté onze Turcs soupçonnés d'espionnage et d'enlèvement d'un autre dissident, Habib Chaab, pour le compte de l'Iran. 
Habib Chaab était le leader en Suède d'un groupe séparatiste arabe iranien, l'ASMLA (le Mouvement arabe de lutte pour la libération d'Ahvaz). 
Les suspects auraient enlevé M. Chaab à Istanbul avant de l'emmener à Van, à la frontière iranienne, et de le faire remettre aux autorités de Téhéran, selon la police turque. 
La révélation de ces arrestations était survenue alors que les relations turco-iraniennes, d'habitude amicales, étaient traversées par une brusque montée de tensions après que le président turc Recep Tayyip Erdogan a récité un poème qui selon Téhéran laissait entendre que les provinces du nord-ouest de l'Iran faisaient partie de l'Azerbaïdjan. 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.