Séparatisme : manifestation à Paris contre les «discriminations anti-musulmanes»

Une femme tient une pancarte indiquant «islamophobie ça suffit» le 14 février 2021 (Photo, AFP)
Une femme tient une pancarte indiquant «islamophobie ça suffit» le 14 février 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 14 février 2021

Séparatisme : manifestation à Paris contre les «discriminations anti-musulmanes»

  • Près de 200 personnes ont manifesté dimanche à Paris contre le projet de loi « séparatisme » du gouvernement, accusé de « renforcer les discriminations envers les musulmans »
  • «On a juste envie de vivre ensemble avec les autres, comme les autres, sans qu'on nous empêche»

PARIS : Près de 200 personnes ont manifesté dimanche à Paris contre le projet de loi « séparatisme » du gouvernement, accusé de « renforcer les discriminations envers les musulmans », et pour le droit de ces derniers à « être des citoyens comme les autres ». 

Le rassemblement, sans incidents, a eu lieu dans l'après-midi place du Trocadéro à Paris, à l'appel d'une coordination rassemblant plusieurs militants des droits de l'homme et associations telles que l'Union des démocrates musulmans français (UDMF), le Parti des Indigènes de la République (PIR), ou l'Union juive française pour la paix (UJFP). 

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Un membre de la brigade anti-négrophobie (BAN) nommé Issa lors de la manifestation contrele projet de loi « séparatisme » , à Paris le 14 février 2021 (Photo, AFP)

« Le projet de loi +séparatisme+ donne au gouvernement la possibilité de dissoudre ou interdire des associations comme il l'entend. Or on a vu qu'il a déjà dissous abusivement des associations humanitaires ou des droits de l'homme comme BarakaCity ou le CCIF, qui n'avaient rien à se reprocher et aidaient concrètement les gens. C'est un signal terrible pour les musulmans », a déclaré Medhi Meftah, du PIR, en dénonçant un « racisme d'Etat ».    

« Je ne fais partie d'aucune association, mais je suis venue aujourd'hui pour réclamer la fin des discriminations contre les musulmans, qui se sont accentuées depuis les attentats de 2015 et nous empêchent d'être des citoyens comme les autres », a expliquée Nour, 39 ans, venue de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) et qui travaille dans les assurances.  

« On a juste envie de vivre ensemble avec les autres, comme les autres, sans qu'on nous empêche, parce qu'on porte tel nom ou qu'on vient de tel quartier, d'avoir accès à tel emploi ou tel logement, ou qu'on se fasse sans cesse contrôler ou, comme ça nous arrive régulièrement, traiter de +sale bougnoule+ », a-t-elle ajouté. 

« Après la présidentielle de 2017, on ne pensait pas que ce gouvernement ferait la politique de Marine Le Pen, en instrumentalisant le terrorisme pour masquer son incompétence à gérer les crises sanitaire, sociale et économique », a déploré Najib Azergui, fondateur de l'Union des Démocrates Musulmans Français (UDMF). 


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.