En Turquie, l'application qui séduit les défenseurs de la liberté d'expression

Des contestataires prennent des photos alors que des policiers turcs arrêtent des manifestants lors d'un rassemblement de soutien aux étudiants de l'université du Bosphore à Istanbul, le 4 février 2021. (AFP)
Des contestataires prennent des photos alors que des policiers turcs arrêtent des manifestants lors d'un rassemblement de soutien aux étudiants de l'université du Bosphore à Istanbul, le 4 février 2021. (AFP)
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Publié le Jeudi 18 février 2021

En Turquie, l'application qui séduit les défenseurs de la liberté d'expression

  • En Turquie, un nombre croissant de personnes se tournent vers une nouvelle application audio dédiée à la liberté d'expression
  • Clubhouse est une application fondée à San Francisco qui a été lancée l'année dernière

ANKARA: En Turquie, un nombre croissant de personnes se tournent vers une nouvelle application audio dédiée à la liberté d'expression et elles l'utilisent comme une source d'information directe.

Clubhouse, application fondée à San Francisco, a été lancée l'année dernière. Les nouveaux venus sur le réseau doivent être invités par les utilisateurs existants. Cette application propose une sélection de «salles» de conversations audio divisées par sujet. Les citoyens turcs ont été particulièrement attirés par celui de l’expression politique.

«Les discussions politiques reçoivent en général les meilleures audiences de toutes les émissions de télévision turques aux heures de grande écoute», indique le stratège politique Fatih Guner. «Ce que nous voyons sur Turkish Clubhouse n'est pas différent. Les salles les plus populaires ont pour sujet la politique.»

En Turquie, environ 125 000 personnes ont téléchargé l'application, selon l'université Kadir Has d'Istanbul. Elle est actuellement disponible dans 154 pays et se trouve être l’application la plus téléchargée en Allemagne, au Japon, en Slovaquie et en Turquie.

Cette application a également suscité l'intérêt de certaines des personnes les plus puissantes du monde. Ainsi, c’est sur cette plate-forme de réseautage social qu’Elon Musk, le cofondateur et PDG de Tesla, aurait invité le président russe, Vladimir Poutine, à le rejoindre pour discuter avec lui.

«Ce serait un grand honneur de parler avec vous», a twitté en russe Elon Musk, l’homme le plus riche du monde.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes lors d'une visioconférence: «En général, c'est une proposition très intéressante, bien entendu; mais nous devons comprendre ce que cela signifie, ce qui est proposé. Nous devons d'abord vérifier, puis nous réagirons.»

En Turquie, le Clubhouse a commencé à gagner en popularité le mois dernier, lorsque des manifestations ont éclaté dans tout le pays après la nomination d’un nouveau recteur, Melih Bulu, à la tête de la plus prestigieuse université du pays, celle du Bosphore.

En Turquie, des milliers de personnes se sont mises à fréquenter les salles de discussion de Clubhouse afin d’avoir accès à des nouvelles précises et en temps réel – des informations qu'elles n'ont pas pu trouver dans les médias grand public. Certaines salles ont rapidement atteint la limite des 5 000 personnes.

Ces salles sont composées d'étudiants, d'anciens élèves, de journalistes, d'avocats, d'universitaires et d'hommes politiques. Toutes ces personnes réclament leur droit à la liberté d'expression et de discussion. Ahmet Davutoglu, ancien Premier ministre turc, fondateur du mouvement dissident le Parti du futur et très critique à l’égard du gouvernement en place, est le premier homme politique turc à avoir évoqué le Clubhouse.

Plusieurs avocats ont partagé des informations spontanées au sujet des étudiants détenus pendant les manifestations destinées à empêcher la désinformation. Parallèlement, plusieurs modérateurs d’une salle du Clubhouse ont été détenus pendant quelques heures pour avoir organisé une discussion sur la manifestation des étudiants.

L'absence d’éléments visuels sur l'application donne aux gens plus de liberté pour interagir les uns avec les autres et se concentrer sur le contenu de la discussion. Ce nouvel outil de médias sociaux est également susceptible de déclencher une nouvelle vague de journalisme citoyen et de devenir un centre d'attraction pour l'activisme, en dépit de la censure stricte qui sévit dans le pays.

Les experts notent que la polarisation accélérée en Turquie – où des journalistes et des politiciens ont été emprisonnés pour avoir critiqué le gouvernement – ainsi que le manque de chaînes médiatiques indépendantes et objectives ont contribué à la nouvelle popularité de cette application dans le pays.

Environ 90% de l’environnement médiatique traditionnel et politiquement «verrouillé» de la Turquie appartient à des conglomérats progouvernementaux.

Guner reste prudent quant à l'impact immédiat du Turkish Clubhouse.

«La barrière à l’entrée est le premier défi», explique-t-il à Arab News. «Les premiers utilisateurs, qui possèdent les modèles d'iPhone les plus récents, dont le prix est déraisonnablement élevé en raison de taxes extravagantes, semblent avoir des opinions modérées sur la démocratisation et sur d’autres questions de société.»

Selon Guner, c’est en raison de cette barrière à l’entrée que toutes les opinions politiques n'ont pas encore été exprimées sur cette plate-forme.

«Lorsque Clubhouse disposera d’une version pour Android, nous pourrons certainement dire que la profonde polarisation du pays atteindra également le Clubhouse turc», affirme-t-il.

L'autre défi, pour Guner, concerne la relation créateur-consommateur. Lorsque des salles sont créées dans le Clubhouse, 5 000 personnes au maximum peuvent écouter les groupes et la discussion qui peut porter sur des sujets sensibles. Mais le stratège révèle que seuls 60 à 70 individus prennent la décision de participer à la discussion.

«Contrairement à une croyance populaire, tout le monde ne souhaite pas dire ce qui lui vient à l'esprit», confie Guner.

Pour le Dr Sarphan Uzunoglu, un expert en communication numérique qui travaille à l'université de Bilgi, une application qui n'est ouverte qu'à l'écosystème iOS est peu susceptible d’apporter une solution au problème de la liberté d'expression du pays.

«Cependant, cela ne signifie pas que la propagation rapide de cette pratique est une coïncidence», confie-t-il à Arab News. «Dans cet écosystème étroit, on peut dire qu'il y a pour l'instant des conversations créatives et confortables dans certaines chambres d'écho. C’est cela aussi qui attire les gens.»

Mais Uzunoglu pense qu'avec le temps, à mesure que le nombre d'utilisateurs augmentera, les gens perdront leur «privilège de parole». Il prédit que cela conduira à écouter des voix différentes, ce que la plupart éviteront de faire, et que le médium perdra de son dynamisme.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Au Liban, un demi-million d'élèves privés d'école à cause de la guerre et des déplacements forcés

Une photographie prise depuis la région de Marjayoun, dans le sud du Liban, montre de la fumée s’élevant du site d’une frappe aérienne israélienne visant le village de Deir al-Zahrani, le 28 mars 2026. (AFP)
Une photographie prise depuis la région de Marjayoun, dans le sud du Liban, montre de la fumée s’élevant du site d’une frappe aérienne israélienne visant le village de Deir al-Zahrani, le 28 mars 2026. (AFP)
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  • La guerre au Liban prive près de 500.000 élèves d’école, beaucoup étant déplacés et contraints de suivre des cours à distance dans des conditions précaires
  • Les difficultés d’accès à internet et le manque de ressources aggravent les inégalités, faisant craindre abandon scolaire, fracture numérique et risques accrus pour les élèves les plus vulnérables

BEYROUTH: Dans une salle d'un lycée transformé en centre d'accueil pour déplacés, Ahmad Melhem essaye tant bien que mal de suivre sur sa tablette un cours préenregistré. Comme des centaines de milliers d'élèves libanais, il est privé d'école en raison de la guerre.

"Nous essayons, avec les moyens du bord, de continuer à étudier pour réaliser nos rêves", explique à l'AFP cet adolescent de 17 ans, alors que certains cours à distance ont repris.

Avec sa famille, ils ont dû fuir la banlieue sud de Beyrouth, pilonnée par l'armée israélienne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, lorsque le Hezbollah a commencé à tirer des roquettes sur Israël, pour venger l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei au premier jour de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran le 28 février.

Avec d'autres familles, ils ont trouvé refuge dans cette salle du lycée Abdel Kader, au coeur de la capitale.

"On a pris des risques pour aller chercher nos livres scolaires", alors que les frappes israéliennes sont quotidiennes sur la banlieue sud, raconte encore Ahmad Melhem, qui veut à tout prix terminer le lycée.

- "La guerre a tout détruit" -

Au total, près de 500.000 élèves ont dû cesser de se rendre en classe depuis le 2 mars, selon l'Unicef; quelque 350 écoles publiques ont été transformées en centre d'accueil, et les établissements scolaires dans les quartiers et localités bombardés par Israël ont fermé leurs portes pour une durée indéterminée.

Les frappes israéliennes ont tué plus de 1.100 personnes, dont 122 enfants, et déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités libanaises.

Dans la salle de classe où s'étalent matelas et couvertures, Ahmad, qui espère plus tard suivre des études d'ingénieur, s'est aménagé un coin avec ses livres et un écran d'ordinateur, mais il ne dispose pas de connexion internet.

Son école privée de la banlieue sud de Beyrouth a fini par reprendre des cours à distance, deux semaines après le début de la guerre, mais avec des aménagements: les matières facultatives restent suspendues, et les cours durent moins longtemps.

Une ONG a installé une connexion internet dans la cour, qui grouille d'enfants en train de jouer et d'adultes qui discutent autour de narguilés, mais Ahmad dit avoir a du mal à se concentrer.

"Les travaux de groupe et les projets scientifiques me manquent", confie le lycéen, qui décrit les cours en présentiel comme "plus stimulants".

Sa mère, Amira Salameh, 41 ans, tente d'aider son fils cadet, huit ans, à suivre lui aussi l'école en ligne.

"Si je laisse tout seul, il se met à rêvasser", dit-elle.  "La guerre a tout détruit, l'éducation est la seule chose qu'il reste à mes enfants."

- "Fracture numérique" -

L'Unicef s'est en particulier inquiété pour les lycéens comme Ahmad qui doivent passer le baccalauréat cette année, craignant qu'ils ne puissent rejoindre les rangs de l'université l'an prochain.

Autre sujet d'inquiétude: un possible abandon de l'école par les filles et adolescentes sous la menace de "mariages forcés", explique le directeur de l'éducation de l'Unicef au Liban, Atif Ratique.

Dans un lycée professionnel de la banlieue nord de Beyrouth, à Dekwaneh, Aya Zahran, 17 ans, passe ses journées "à cuisiner et à travailler à rendre l'endroit vivable", après avoir elle aussi fui la banlieue sud avec sa famille.

"Nous n'avons qu'un téléphone que l'on partage avec mes frères et soeurs" pour suivre les cours en ligne, et souvent, les liens transmis par l'école publique ne fonctionnent pas, dit l'adolescente.

Une illustration du manque de moyens de ces établissements publics, qui n'ont pas les ressources pour donner des cours à distance, et de la "fracture numérique" entre élèves, notamment ceux du sud du pays, les plus affectés par la guerre, selon M. Rafique.

Ces lacunes ont poussé le ministère de l'Education et l'Unicef à lancer une plateforme en ligne de cours préenregistrés. Un service d'assistance par téléphone où les élèves peuvent joindre un professeur sans avoir besoin de connexion internet a aussi été mis en place par l'Unicef et une ONG libanaise.

"Mes enfants sont d'excellents élèves, je ne veux pas qu'ils arrêtent l'école comme nous quand nous étions enfants", clame Nassima Ismaël, déplacée de l'est du pays, en évoquant sa propre enfance pendant la guerre civile (1975-1990).


L'armée israélienne dit faire face à un tir de missile du Yémen

Les Houthis manifestent en solidarité avec l’Iran et le Liban dans la capitale yéménite Sanaa le 27 mars 2026. (AFP)
Les Houthis manifestent en solidarité avec l’Iran et le Liban dans la capitale yéménite Sanaa le 27 mars 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a détecté un missile tiré depuis le Yémen par les Houthis, première menace directe depuis un mois de conflit, déclenchant l'activation des systèmes de défense anti-aérienne
  • Les Houthis, alliés à l'Iran et à l'"axe de la résistance", menacent d'intervenir militairement contre Israël et les États-Unis en cas d'escalade régionale

JERUSALEM: L'armée israélienne a indiqué samedi avoir détecté un tir de missile depuis le Yémen, une première en un mois de guerre au Moyen-Orient, après que les rebelles Houthis soutenus par Téhéran ont menacé de se joindre au conflit.

Les forces israéliennes ont "identifié le tir d'un missile depuis le Yémen en direction du territoire israélien, les systèmes de défense anti-aérienne sont en action pour intercepter cette menace", a indiqué l'armée sur Telegram.

Les Houthis sont alliés à Téhéran au sein de ce que l'Iran a baptisé "axe de la résistance", aux côtés du Hezbollah libanais, du Hamas palestinien et de groupes armés irakiens pro-iraniens.

"Nous sommes prêts à une intervention militaire directe en cas de nouvelle alliance avec les Etats-Unis et Israël contre l'Iran (...), de conduite d'opérations hostiles à l'Iran ou tout pays musulman depuis la mer Rouge (...), et en cas de poursuite de l'escalade contre la République islamique" d'Iran, a déclaré vendredi le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, dans une vidéo diffusée sur X.

Ces insurgés pro-iraniens, qui contrôlent une grande partie du Yémen, avaient mené de nombreuses attaques contre Israël et les navires commerciaux en mer Rouge pendant la guerre entre Israël et le Hamas palestinien à Gaza, entre 2023 et 2025.

Leurs tirs de missiles et de drones avaient fortement perturbé le trafic dans cette voie maritime stratégique, aujourd'hui utilisée notamment par l'Arabie saoudite pour exporter son pétrole sans passer par le détroit d'Ormuz, où la navigation est bloquée par Téhéran.


Liban: frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth, combats à la frontière

De la fumée s’élève après une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, le 27 mars 2026. Plus de 1 100 morts et plus d’un million de déplacés depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, après des tirs de roquettes du Hezbollah, soutenu par Téhéran, sur Israël. (AFP)
De la fumée s’élève après une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, le 27 mars 2026. Plus de 1 100 morts et plus d’un million de déplacés depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, après des tirs de roquettes du Hezbollah, soutenu par Téhéran, sur Israël. (AFP)
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  • Israël intensifie ses frappes au Liban, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et le sud du pays
  • Le bilan humain s’alourdit (civils, enfants, secouristes), la situation humanitaire se dégrade fortement avec plus d’un million de déplacés

BEYROUTH: L'aviation israélienne a lancé vendredi une nouvelle série de frappes notamment sur la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah pro-iranien, qui a dit livrer des combats "au corps à corps" contre des troupes israéliennes à la frontière.

L'aviation israélienne a bombardé dans l'après-midi, sans avertissement préalable, un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani) et des images de l'AFPTV. Ce même quartier avait déjà été visé une première fois à l'aube, faisant deux morts selon les autorités libanaises.

L'armée israélienne a ensuite annoncé avoir "entamé une série de frappes contre l'infrastructure terroriste du Hezbollah", et a adressé un avis d'évacuation aux habitants de sept quartiers principaux de la banlieue sud de la capitale.

Dans la soirée, l'Ani a rapporté une nouvelle frappe sur la banlieue sud.

Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités au début du mois.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne en Iran le 28 février.

Vendredi, l'aviation israélienne a également mené une nouvelle série de frappes dans le sud du Liban, selon Ani.

Dans un bilan actualisé, le ministère de la Santé a indiqué qu'un raid mené dans la ville de Saksakiyeh, dans le sud du Liban, avait fait six morts, dont trois enfants, et 17 blessés.

En outre, selon le ministère, un secouriste a été tué et quatre autres blessés par une frappe israélienne contre une ambulance appartenant au Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, à Kfar Tibnit, dans la même région.

Dans la plaine de la Bekaa, dans l'est du pays, une frappe a tué une femme enceinte de jumeaux, et blessé sept autres personnes, selon la même source.

- Situation humanitaire -

Alors qu'Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire contre le Hezbollah, ses troupes mènent une profonde incursion terrestre dans le sud du Liban en vue d'élargir une "zone tampon" et d'éloigner la menace du mouvement islamiste.

Le Hezbollah a affirmé pour sa part que ses combattants avaient lancé un missile sol-air sur un avion de guerre israélien au-dessus de Beyrouth, et se livraient à des combats "au corps à corps avec des forces de l'armée israélienne ennemie dans les localités de Bayada et Chamaa".

Ces deux localités de la région de Tyr, la principale ville du sud du Liban, se situent à environ 8 km de la frontière.

Le Hezbollah a aussi revendiqué une série d'attaques contre des positions et localités israéliennes frontalières.

Le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l'armée israélienne, a estimé de son côté que les "attaques" du Hezbollah contrastaient avec les affirmations du gouvernement libanais sur un désarmement du mouvement dans le sud du Liban, selon les termes du cessez-le-feu de novembre 2024.

"Si le gouvernement ne désarme pas le Hezbollah, l'armée israélienne le fera", a-t-il prévenu.

"La situation humanitaire s'aggrave, et les civils paient comme d'habitude le prix lourd" au Liban, a de son côté mis en garde le directeur régional du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Nicolas Von Arx.

"Les civils doivent être protégés où qu'ils soient, qu'ils restent chez eux ou qu'ils soient contraints de fuir", a-t-il ajouté, à l'issue d'une rencontre avec le président libanais Joseph Aoun.

Selon le dernier bilan officiel vendredi, la guerre a fait 1.142 morts et plus d'un million de déplacés.