Chypre accuse la Turquie de la "surcharger" de demandeurs d'asile

Les demandeurs d'asile séjournant au centre d'hébergement temporaire de Pournara protestent contre les retards dans leur procédure de demande et leurs conditions de vie à Kokkinotrimithia, à environ 20 kilomètres de la capitale chypriote Nicosie, le 1er février 2021. (Christina Assi/ AFP)
Les demandeurs d'asile séjournant au centre d'hébergement temporaire de Pournara protestent contre les retards dans leur procédure de demande et leurs conditions de vie à Kokkinotrimithia, à environ 20 kilomètres de la capitale chypriote Nicosie, le 1er février 2021. (Christina Assi/ AFP)
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Publié le Vendredi 19 février 2021

Chypre accuse la Turquie de la "surcharger" de demandeurs d'asile

  • En raison de la fermeture d'autres routes migratoires vers l'Europe, les demandes d'asile ont été multipliées par six au cours des cinq dernières années à Chypre - un pays de moins d'un million d'habitants - passant de 2265 en 2015 à 13650 en 2019, selon
  • "L'écrasante majorité des flux migratoires provenait de la Turquie, qui ne met pas en œuvre tous les accords concernant les migrations vers Chypre", ont déclaré les ministères chypriotes des Affaires étrangères et de l'Intérieur dans un communiqué conjoin

NICOSIE : Chypre a critiqué la Turquie vendredi soulignant sa responsabilité dans la création d'une nouvelle route migratoire qui l'a "surchargée de manière disproportionnée" avec le pourcentage le plus élevé de demandeurs d'asile dans l'Union européenne par rapport à sa population.

La République de Chypre, membre de l'UE depuis 2004, a connu une augmentation du nombre de demandeurs d'asile ces derniers mois.

Beaucoup entrent en traversant illégalement la zone tampon surveillée par l'ONU qui divise l'île entre la République de Chypre (sud) et la "République turque de Chypre-Nord" (RTCN), reconnu uniquement par Ankara.

Les autorités chypriotes disent avoir enregistré la plus forte proportion de demandes d'asile dans l'UE ces quatre dernières années, à 4% de sa population, contre une moyenne de près de 1% dans le reste de l'UE.

"L'écrasante majorité des flux migratoires provenait de la Turquie, qui ne met pas en œuvre tous les accords concernant les migrations vers Chypre", ont déclaré les ministères chypriotes des Affaires étrangères et de l'Intérieur dans un communiqué conjoint.

"En fait, la position de la Turquie a conduit à la création, plutôt qu'à la prévention, d'une nouvelle route migratoire dans l'Est de la Méditerranée, qui surcharge de manière disproportionnée Chypre et met une pression énorme sur le système d'asile national".

Le gouvernement chypriote souhaite que le sujet soit prioritaire lors de la téléconférence du 15 mars des ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur de l'UE, ainsi que dans "les discussions à venir sur la Turquie", selon le communiqué.

Nicosie soulèvera "l'ampleur de la crise migratoire à laquelle Chypre est confrontée" à Bruxelles pour s'assurer qu'elle "reçoit l'assistance nécessaire pour y faire face efficacement".

Chypre a enregistré 1.640 nouvelles demandes d'asile au troisième trimestre de 2020, soit le plus grand nombre de demandes enregistré par rapport à sa population de quelque un million d'habitants, a déclaré Eurostat.

En décembre, M. Nouris avait déclaré qu'en 2019, Chypre avait reçu au total environ 17.000 demandes d'asile, soit une augmentation de plus de 500% par rapport à 2015.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.