Un Britannique détenu en Iran «complètement coupé du monde» après avoir perdu l'accès à son téléphone

Un homme ayant la double nationalité anglo-iranienne et retenu prisonnier en Iran a perdu l'accès à son téléphone, le privant de sa planche de salut pour sa santé mentale et pour le contact avec le monde extérieur, selon sa femme. (Fichier/AFP)
Un homme ayant la double nationalité anglo-iranienne et retenu prisonnier en Iran a perdu l'accès à son téléphone, le privant de sa planche de salut pour sa santé mentale et pour le contact avec le monde extérieur, selon sa femme. (Fichier/AFP)
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Publié le Samedi 20 février 2021

Un Britannique détenu en Iran «complètement coupé du monde» après avoir perdu l'accès à son téléphone

  • L'épouse d'Anoosheh Ashoori: «Les conversations téléphoniques quotidiennes contribuaient au maintien de son équilibre mental»
  • Les groupes de défense des droits humains et l'ONU ont longtemps critiqué Téhéran pour avoir considéré la double nationalité comme un «effet de levier diplomatique»

LONDRES: Un homme ayant la double nationalité anglo-iranienne et retenu prisonnier en Iran a perdu l'accès à son téléphone, le privant de sa planche de salut pour sa santé mentale et pour le contact avec le monde extérieur, selon sa femme.

Anoosheh Ashoori «est complètement coupé du monde, alors que les conversations téléphoniques quotidiennes contribuaient au maintien de son équilibre mental ainsi qu’au contact avec le monde extérieur, notamment la façon dont se déroulait la campagne pour sa libération. Il est complètement dépendant de ces appels», a confié sa femme Sherry au journal The Guardian.

Ashoori, 66 ans, purge une peine de dix ans de prison pour avoir prétendument espionné en faveur d’Israël - accusations qu'il nie. Ce père de deux enfants, qui insiste sur le fait qu'il est retenu en otage, a tenté de se suicider en prison.

Il avait précédemment adressé des appels au Premier ministre britannique Boris Johnson pour qu'il agisse davantage pour obtenir sa libération de la prison d'Evin - tristement célèbre pour son rôle dans la détention de prisonniers politiques et de ressortissants étrangers.

Au cours de sa détention, Ashoori a donné des témoignages directs d'une journée typique à Evin, et a également parlé de la propagation du coronavirus dans la prison.

Les autorités iraniennes se seraient fermement opposées à un message qu'il a envoyé en décembre et qui a été repris par les médias persans, évoquant la pandémie et son traitement.

Il avait enregistré deux autres messages qui traitaient de l’impact de la prison sur la division des familles, et du somptueux train de vie des enfants de responsables iraniens vivant à l’étranger - bien que sa femme ne les ait pas distribués pour protéger sa sécurité. Il est possible que les autorités aient entendu ces enregistrements.

Les groupes de défense des droits humains et l’ONU critiquent depuis longtemps la détention vraisemblablement arbitraire d’étrangers et de binationaux par Téhéran.

Dans un rapport de 2019, le rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits humains en Iran, Javaid Rehman, a exprimé sa profonde préoccupation face aux «arrestations arbitraires, détentions, mauvais traitements et refus de traitement médical approprié à l’encontre des binationaux et des étrangers.» Il a précisé qu'ils étaient souvent soumis à des simulacres de procès et utilisés pour obtenir un «effet de levier diplomatique.»

L'Iran détient actuellement un certain nombre de binationaux. L’Anglo-Iranienne Nazanin Zaghari-Ractliffe approche de la fin de sa peine de cinq ans, mais elle a déjà été menacée de nouvelles accusations. Son mari affirme que Téhéran la tient en otage.

La germano-iranienne Nahid Taghavi est détenue à Evin depuis octobre 2020. Elle souffre de graves problèmes de santé, notamment de diabète et d'hypertension artérielle, accentuant son risque de contamination à la Covid-19.

Amnesty International a qualifié sa détention d '«arbitraire», déclarant: «C’est une prisonnière d'opinion, et elle doit être libérée immédiatement et sans conditions.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.