Syrie: premiers vaccins anti-Covid attendus d'ici mars à Idleb

Le 30 septembre 2020, des travailleurs désinfectent un halway dans une zone de quarantaine faisant partie d'un centre de traitement communautaire pour les patients atteints de coronavirus dans la ville syrienne d'Ariha, dans la province du nord-ouest d'Idlib (Photo, AFP)
Le 30 septembre 2020, des travailleurs désinfectent un halway dans une zone de quarantaine faisant partie d'un centre de traitement communautaire pour les patients atteints de coronavirus dans la ville syrienne d'Ariha, dans la province du nord-ouest d'Idlib (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mardi 23 février 2021

Syrie: premiers vaccins anti-Covid attendus d'ici mars à Idleb

  • La région d'Idleb et ses environs vont recevoir 336 000 doses du vaccin, «couvrant environ 4% de la population totale du Nord-Ouest»
  • Dans une Syrie morcelée par la guerre, les autorités locales dans les territoires insurgés du Nord-Ouest avaient réclamé l'inscription de leurs régions au programme Covax

BEYROUTH: Le Nord-Ouest de la Syrie, dominé par des jihadistes et des rebelles, doit recevoir d'ici mars les premières doses du vaccin anti-Covid AstraZeneca, a assuré mardi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), une initiative intervenant dans le cadre du programme mondial de vaccination Covax. 

La région d'Idleb et ses environs vont recevoir 336 000 doses du vaccin, « couvrant environ 4% de la population totale du Nord-Ouest », a indiqué le bureau de l'OMS en charge de la Syrie. 

Quelque « 35-40% des vaccins seront disponibles au cours du premier trimestre et 60-65% au deuxième trimestre », précise l'organisation. 

Environ 120 000 doses du vaccin AstraZeneca devraient arriver d'ici mars dans le secteur, a indiqué un porte-parole de la Direction de la Santé locale. 

« Elles couvriront 60 000 personnes » parmi le personnel médical, les personnes âgées et les malades souffrant de maladies chroniques, a précisé le porte-parole Imad Zahran. 

Dans une Syrie morcelée par la guerre, les autorités locales dans les territoires insurgés du Nord-Ouest avaient réclamé l'inscription de leurs régions au programme Covax, mis en place par l'OMS pour distribuer les vaccins anti-Covid aux pays défavorisés. 

Quelque 4 millions de personnes vivent dans le Nord-Ouest syrien, selon l'ONU. La région a officiellement enregistré 21 136 cas de Covid-19, dont 408 décès. 

Elle englobe le bastion d'Idleb, dominé par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, mais aussi des petites poches insurgées à la frontière turque, gérées par des rebelles pro-Ankara. 

De son côté, le gouvernement à Damas a adhéré au programme Covax en janvier, autorisant par ailleurs lundi l'utilisation sur son territoire du vaccin de l'allié russe, Spoutnik V. 

Le régime a été accusé par le passé d'empêcher l'arrivée d'aides vitales à des bastions de l'opposition qui échappent à son contrôle. 

Début février, l'ONG Human Rights Watch avait plaidé pour une distribution « équitable » des vaccins, rappelant que « le gouvernement syrien ne s'est jamais gêné pour entraver l'accès aux soins médicaux ». 

Les zones kurdes en particulier, dans le Nord-Est, sont à la merci du régime, ne bénéficiant plus du dispositif d'aides transfrontalières parrainé par l'ONU qui permettait autrefois d'y faire entrer plus librement des aides internationales. 

« Des discussions sont en cours avec l'OMS pour se fournir en vaccins anti-Covid », a assuré un responsable local kurde. 


Le ministre iranien des Affaires étrangères appelle son homologue saoudien avant les pourparlers nucléaires avec les États-Unis

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
Short Url
  • Ils ont discuté de l’importance de résoudre les différends par le dialogue et la diplomatie
  • Des puissances régionales ont œuvré en faveur de ces pourparlers, prévus vendredi à Oman, entre Téhéran et Washington

​​​​​​LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à la veille de discussions nucléaires cruciales entre Téhéran et Washington.

Selon l’Agence de presse saoudienne, les deux responsables ont souligné l’importance de régler les différends par le dialogue et la diplomatie, ainsi que les efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région.

Des puissances régionales ont encouragé la tenue de ces pourparlers, programmés vendredi à Oman, entre l’Iran et les États-Unis, dans le but de parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran et d’éviter une nouvelle escalade dans la région.

Dans un message confirmant ces discussions, publié mercredi sur la plateforme X, Abbas Araghchi a écrit :
« Les négociations nucléaires avec les États-Unis doivent se tenir à Mascate vendredi vers 10 heures. Je remercie nos frères omanais pour avoir pris toutes les dispositions nécessaires. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Short Url
  • Lors d’une réunion, Merz et le prince héritier ont examiné les relations saoudo-allemandes, les domaines de coopération et les perspectives de leur développement

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Une cérémonie d’accueil a été organisée en l’honneur de Merz, avant la tenue d’une session officielle de discussions entre les deux dirigeants.

Au cours de la rencontre, Merz et le prince héritier ont passé en revue les différents aspects des relations entre l’Arabie saoudite et l’Allemagne, les domaines de coopération bilatérale ainsi que les opportunités de leur développement dans plusieurs secteurs.

Ils ont également examiné les derniers développements régionaux et internationaux, ainsi que les efforts déployés à cet égard.

Friedrich Merz est arrivé plus tôt mercredi à Riyad dans le cadre d’une visite officielle en Arabie saoudite, accompagné d’une délégation de haut niveau.

Il a été accueilli à l’aéroport international du roi Khaled par le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de Riyad, en présence de hauts responsables saoudiens, de diplomates et de représentants des deux gouvernements, dont le ministre saoudien des Finances, Mohammed Al-Jadaan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Short Url
  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)