En Algérie, le Hirak se remet en marche face au pouvoir

« Comme si le temps était resté suspendu pendant un an, les mêmes foules, les mêmes drapeaux et les mêmes chants ont réinvesti les rues d'Alger vendredi » (Photo, Arab News en français)
« Comme si le temps était resté suspendu pendant un an, les mêmes foules, les mêmes drapeaux et les mêmes chants ont réinvesti les rues d'Alger vendredi » (Photo, Arab News en français)
« Comme si le temps était resté suspendu pendant un an, les mêmes foules, les mêmes drapeaux et les mêmes chants ont réinvesti les rues d'Alger vendredi » (Photo, Arab News en français)
« Comme si le temps était resté suspendu pendant un an, les mêmes foules, les mêmes drapeaux et les mêmes chants ont réinvesti les rues d'Alger vendredi » (Photo, Arab News en français)
Vue de la manifestation du Hirak à Alger (©Sarah Ben Ali Cherif)   
Vue de la manifestation du Hirak à Alger (©Sarah Ben Ali Cherif)   
Vue de la manifestation du Hirak à Alger (©Sarah Ben Ali Cherif)   
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Vue de la manifestation du Hirak à Alger (©Sarah Ben Ali Cherif)   
Vue de la manifestation du Hirak à Alger (©Sarah Ben Ali Cherif)   
Vue de la manifestation du Hirak à Alger (©Sarah Ben Ali Cherif)   
Vue de la manifestation du Hirak à Alger (©Sarah Ben Ali Cherif)   
Vue de la manifestation du Hirak à Alger (©Sarah Ben Ali Cherif)   
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En Algérie, le Hirak se remet en marche face au pouvoir

  • Des milliers de partisans du Hirak sont redescendus dans la rue vendredi à Alger, après un an d'arrêt des manifestations à cause de la pandémie de Covid-19
  • « C'est grandiose. C'est comme les grands vendredis du Hirak », a confié un protestataire

ATHENES : Une semaine jour pour jour après la libération d’une partie des prisonniers politiques incarcérés par le gouvernement algérien, parmi lesquels le journaliste correspondant de TV5Monde et de Reporters sans frontières (RSF) en Algérie Khaled Drareni, des milliers d'Algériens sont descendus dans la rue vendredi, marquant un retour spectaculaire des marches hebdomadaires du mouvement de protestation populaire Hirak face à un pouvoir sur ses gardes.

Malgré l'interdiction des rassemblements pour raisons sanitaires, plusieurs imposants cortèges se sont formés sitôt après la prière dans des quartiers d'Alger, notamment à Bab El Oued, pour rejoindre le centre-ville. Selon des informations recueillies sur place, l’impressionnant dispositif de sécurité est maintenu à travers la capitale.

      

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Bejaia en Kabylie est également le théâtre de manifestations importantes. (Photo Hakima Bedouani).

Ces derniers jours, les gestes de bonne volonté du président se sont multipliés, notamment en libérant certains prisonniers politiques parmi lesquels Khaled Drareni. Ce dernier a d’ailleurs vu son pourvoi en cassation renvoyé au 25 mars alors qu’il se trouve en ce moment en liberté provisoire. Attendu par ses collègues et les défenseurs des droits humains, l'examen du cas de Drareni, devenu le symbole du combat pour la liberté de la presse, était initialement programmé jeudi 25 février. Aucune explication sur ce report n'a été donnée par la Cour. Malgré cette position quelque peu conciliante du pouvoir, la rue algérienne demeure déterminée à réclamer ses droits dans la rue – de manière pacifique puisque le slogan le plus récurrent reste « Selmya selmya » (pacifique, pacifique) -  et à mettre fin à ce qu’elle qualifie de « régime militaire », en faveur d’un Etat civil.

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 Manifestations à Bejaia en Kabylie. (Photo Hakima Bedouani)

 

Finalement, des milliers de partisans du Hirak sont redescendus dans la rue, après un an d'arrêt des manifestations à cause de la pandémie de Covid-19, marquant la reprise des marches hebdomadaires du mouvement de protestation antirégime.

"C'est grandiose. C'est comme les grands vendredis du Hirak", a confié un protestataire, à propos des marches hebdomadaires interrompues le 13 mars 2020 en raison de la crise sanitaire.

Les forces de l'ordre ont utilisé matraques et gaz lacrymogènes sur une grande artère de la capitale quand des manifestants ont forcé un barrage de police pour rejoindre la Grande Poste, lieu emblématique des rassemblement des manifestants antirégime, selon une vidéo publiée sur le site Interlignes.

"Ni islamiste, ni laïc mais hirakiste", pouvait-on lire sur une affiche brandie par la foule qui scandait "Un État civil et pas militaire", slogan phare de la contestation.

Des camions de la police ont pris position à proximité des principales places du centre-ville et des barrages filtrants ont été installés sur plusieurs axes routiers menant à la capitale.

A Alger, les manifestants semblaient au moins aussi nombreux que lundi dernier quand des milliers de personnes avaient défilé à l'occasion du deuxième anniversaire du Hirak, selon des témoins.

Des rassemblements étaient également en cours en province, notamment à Bejaïa, en Kabylie (nord-est), et à Oran (nord-ouest), où un pilier des droits de l'Homme, l'universitaire Kadour Chouicha, a été interpellé, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Finalement, des milliers de partisans du Hirak sont redescendus dans la rue vendredi après midi à Alger, après un an d'arrêt des manifestations à cause de la pandémie de Covid-19, marquant la reprise des marches hebdomadaires du mouvement de protestation antirégime.

Malgré l'interdiction des rassemblements pour des raisons sanitaires, plusieurs cortèges se sont formés en début d'après-midi dans des quartiers populaires, notamment à Bab El Oued, pour rejoindre le centre-ville, selon des témoignages.

"C'est grandiose. C'est comme les grands vendredis du Hirak", a confié un protestataire, à propos des marches hebdomadaires interrompues le 13 mars 2020 en raison de la crise sanitaire.

Matraques et lacrymogènes

Les forces de l'ordre ont utilisé matraques et gaz lacrymogènes sur une grande artère de la capitale quand des manifestants ont forcé un barrage de police pour rejoindre la Grande Poste, lieu emblématique des rassemblement des manifestants antirégime, selon une vidéo publiée sur le site Interlignes.

"Ni islamiste, ni laïc mais hirakiste", pouvait-on lire sur une affiche brandie par la foule qui scandait "Un État civil et pas militaire", slogan phare de la contestation.

Des camions de la police ont pris position à proximité des principales places du centre-ville et des barrages filtrants ont été installés sur plusieurs axes routiers menant à la capitale.

A Alger, les manifestants semblaient au moins aussi nombreux que lundi dernier quand des milliers de personnes avaient défilé à l'occasion du deuxième anniversaire du Hirak, selon des témoins.

Des rassemblements étaient également en cours en province, notamment à Bejaïa, en Kabylie (nord-est), et à Oran (nord-ouest), où un pilier des droits de l'Homme, l'universitaire Kadour Chouicha, a été interpellé, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).    

 

 


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.


Le Liban fait état de huit morts dans une frappe israélienne à Saïda

Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
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  • Une frappe israélienne à Saïda, au Liban, a fait au moins 8 morts et 22 blessés parmi les civils, causant d’importants dégâts sur le front de mer
  • L’attaque survient malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, dont l’application au Liban reste floue et contestée

BEYROUTH: Une frappe israélienne a fait huit morts dans la ville libanaise de Saïda, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé, alors que Washington et ses alliés se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu avec l'Iran.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Saïda, dans le sud du Liban, a fait, selon un bilan provisoire, huit morts parmi la population civile et 22 blessés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Un photographe de l'AFP présent sur les lieux de l'attaque, qui a touché le front de mer de cette ville côtière, a vu des flammes s'élever d'un café aux vitres brisées qui jonchaient la chaussée.

Les pompiers s'efforçaient d'éteindre l'incendie tandis que l'armée bouclait le secteur. Des voitures stationnées à proximité ont également été endommagées.

"Nous avons été informés d'une frappe sur la route du front de mer à Saïda. Nous avons envoyé deux équipes, mais celles-ci ont demandé des renforts en raison du nombre élevé de victimes", a indiqué à l'AFP Louay Sabeh, secouriste au sein d'une association locale.

Les équipes de secours ont transporté au moins six blessés depuis les lieux de l'attaque, a-t-il précisé.

Cette frappe est survenue peu avant que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu de deux semaines "partout", y compris au Liban.

Le Pakistan a joué le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.