Un important dispositif de sécurité attend le «pèlerin de la paix» en Irak

Les forces spéciales du ministère de l'Intérieur et l'armée mettront en place un cordon de sécurité autour du pape dans tous ses déplacements. (Photo, AFP)
Les forces spéciales du ministère de l'Intérieur et l'armée mettront en place un cordon de sécurité autour du pape dans tous ses déplacements. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 05 mars 2021

Un important dispositif de sécurité attend le «pèlerin de la paix» en Irak

  • L'homme de 84 ans doit visiter quatre villes, dont Mossoul, l'ancien bastion de Daech
  • Le pontife va rencontrer le plus haut religieux chiite d’Irak, le grand ayatollah Ali Al-Sistani

ROME: L’Irak déploie des milliers d’agents de sécurité supplémentaires afin de protéger le pape François au cours de sa visite de quatre jours, une visite qui survient après une vague de frappes à la roquette et d’attentats suicides qui suscitent la crainte pour la sécurité du leader catholique. Un haut responsable de la sécurité au courant du dispositif de sécurité confie que les forces ont été formées pour faire face aux pires scénarios, des batailles de rue aux bombardements en passant par les roquettes.

Des exercices de simulation de menaces à grande échelle ont précédé la visite, la toute première d'un pape en Irak, et qui doit durer du 5 au 8 mars. En plus des préoccupations concernant la violence, le pays a connu une augmentation des cas de la Covid-19, qui a compliqué davantage ces préparatifs.

L'homme de 84 ans doit visiter quatre villes, dont Mossoul, l'ancien bastion de Daech où les églises et autres bâtiments portent encore les cicatrices du conflit. Il se rendra également à Ur, lieu de naissance du prophète Abraham, vénéré par les chrétiens comme par les musulmans et les juifs.

Le pontife va rencontrer le plus haut religieux chiite d’Irak, le grand ayatollah Ali Al-Sistani, 90 ans.

Les forces spéciales du ministère de l'Intérieur et l'armée mettront en place un cordon de sécurité autour du pape dans tous ses déplacements, tandis que l'armée de l'air surveillera ses itinéraires en utilisant des drones 24 heures sur 24. Des spécialistes d’explosifs et une unité anti-terrorisme seront prêts à intervenir en cas d’engins suspects ou de batailles de rue.

Des agents des services secrets et de la sécurité nationale seront également déployés lors de rassemblements auxquels assistera le pape. Une équipe technique peut également brouiller ou entièrement couper les appels téléphoniques ou les communications radio suspects, a-t-il ajouté.

Près de 10 000 membres des forces de sécurité seront déployés pour protéger le pape, contraint de voyager dans des voitures blindées, une exception pour lui.

Le pape François a révélé jeudi dans un message vidéo qu'il voudrait être vu par le peuple irakien comme un «pèlerin pénitent» qui demande à Dieu «pardon et réconciliation, après des années de guerre et de terrorisme», ainsi que «la consolation des cœurs et la guérison des blessures».

Il a ajouté: «Je viens parmi vous comme un pèlerin de paix et je le répète, vous êtes tous frères. Je viens en pèlerin de paix à la recherche de la fraternité animée par le désir de prier ensemble, et de marcher ensemble, en présence de nos frères et sœurs d'autres religions».

Une médaille de bronze spéciale a été frappée par le Vatican afin de célébrer la visite du pape. Des sources du Vatican confient à Arab News que la médaille fait partie des cadeaux que le pape offrirait aux représentants irakiens.

Cette médaille a été conçue par des artistes de l'Ufficio Filatelico e Numismatico, la succursale dédiée de la Poste d'État du Vatican pour les timbres et les pièces de monnaie. Elle présente la carte de l'Irak, des fleuves Tigre et Euphrate, un palmier et le prophète Abraham quittant Ur. Dans la partie inférieure de la médaille, figure aussi l'inscription des dates de la visite apostolique (5-8 mars) en latin, la langue officielle du Vatican. Dans sa partie supérieure, la médaille indique «Visit Iraquiam», latin pour «Visite en Irak».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie Saoudite remporte un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes

L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
Short Url
  • L’Arabie Saoudite a obtenu pour la première fois un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), via l’élection d’Adhwan Al-Ahmari, président de l’Association des journalistes saoudiens
  • Cette élection, dans un contexte très compétitif (148 pays en lice pour seulement 16 sièges), reflète une reconnaissance internationale accrue de la position du Royaume dans le secteur des médias

PARIS: L'Arabie Saoudite a réalisé un nouvel exploit en remportant un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Cette étape est une première du genre dans l'histoire de la présence du Royaume au sein de cette entité médiatique internationale, grâce à l'élection du président de l'Association des journalistes saoudiens, Adhwan Al-Ahmari, en tant que représentant du Royaume au sein du Comité.

Cette victoire intervient dans un contexte de forte compétition internationale au sein de la fédération, à laquelle ont participé plus de 148 pays pour les sièges proposés. Seuls 16 pays ont réussi à remporter l'adhésion au Comité exécutif, ce qui reflète l'ampleur de la confiance internationale dont jouit l'Arabie Saoudite et sa position croissante dans le secteur des médias et de la presse.

Cette réalisation renforce la présence saoudienne dans les institutions médiatiques internationales et ouvre la voie à une plus grande participation à la prise de décision concernant la profession de journaliste à l'échelle mondiale, tout en transmettant l'expérience médiatique saoudienne sur les plateformes internationales.


Négociations avec Israël: le chef de la délégation libanaise va se rendre à Washington

Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
Short Url
  • Le Liban prépare une nouvelle session de négociations de paix avec Israël à Washington, avec comme priorités la consolidation du cessez-le-feu, le retrait israélien et le rétablissement complet de la souveraineté libanaise
  • Malgré les efforts diplomatiques soutenus par Washington, les tensions restent fortes : Israël poursuit ses frappes et le Hezbollah rejette des discussions directes

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a donné vendredi ses directives au chef de la délégation libanaise aux négociations de paix avec Israël prévues la semaine prochaine à Washington, a annoncé la présidence.

Les deux premières sessions de ces discussions destinées à aboutir à un accord de paix s'étaient tenues aux Etats-Unis au niveau des ambassadeurs des deux pays, toujours en état de guerre.

Joseph Aoun a reçu Simon Karam, un diplomate chevronné, et "lui a donné ses directives" avant la réunion prévue le 14 mai, selon un communiqué de la présidence.

M. Karam "va se rendre bientôt à Washington", a indiqué une source officielle à l'AFP.

L'ambassadrice libanaise à Washington, le chargé d'affaires adjoint et "un militaire" feront partie de la délégation, a précisé cette source.

"Le Liban attend de ces négociations trois objectifs essentiels: consolider le cessez-le-feu, obtenir le retrait d'Israël (...) et étendre l'entière souveraineté de l'Etat sur le territoire national", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, vendredi dans un communiqué.

La première réunion entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, s'était tenue le 14 avril à Washington. Il s'agissait de la première rencontre de ce type depuis 1993.

Le président américain Donald Trump avait annoncé, à l'issue de la seconde réunion organisée à la Maison Blanche, une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril entre les deux pays.

Il avait alors dit s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent "dans les semaines à venir".

Mais le président Aoun a affirmé lundi qu'un accord de sécurité et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait dit mardi qu'il n'y avait "aucun problème entre les gouvernements libanais et israélien", affirmant que le Hezbollah constituait la pierre d'achoppement.

"Je pense qu'un accord de paix entre Israël et le Liban est rapidement accessible", a ajouté le secrétaire d'Etat américain.

Le mouvement Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à son allié iranien, est opposé à ces pourparlers et s'est prononcé pour des négociations indirectes.

Malgré la trêve, Israël poursuit ses frappes qui ont fait plus de 2.700 morts depuis le 2 mars, tandis que le Hezbollah revendique également des attaques contre Israël.


Liban: frappes israéliennes sur plusieurs localités du sud malgré la trêve

L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Short Url
  • La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP
  • Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

NABATIYE: L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien.

La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP.

Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a ordonné jeudi aux habitants de trois villages du sud, situés loin de la frontière, d'évacuer.

Sur la route menant du village de Toul à Nabatiyé, une ambulance de Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, a été visée, et deux secouristes blessés, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'organisation, Mahmoud Karaki.

Mercredi, 11 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé.

D'autre part, quatre soldats israéliens ont été blessés dans le sud, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

Le Hezbollah revendique des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays, malgré la trêve.

Mercredi soir, une frappe avait visé pour la première fois depuis près d'un mois la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Le porte-parole de l'armée israélienne en arabe a affirmé jeudi que le chef de l'unité d'élite du Hezbollah, la force al-Radwan, "Ahmad Ghaleb Ballout", avait été tué dans cette frappe.

Une source proche du Hezbollah avait indiqué à l'AFP que Ballout, chef des opérations de la force al-Radwan selon elle, avait été tué. La formation pro-iranienne n'a pas confirmé.

Jeudi matin, les secouristes continuaient de rechercher des victimes dans les décombres de l'immeuble visé dans la banlieue sud, selon un photographe de l'AFP.

Les étages supérieurs de l'immeuble ont été soufflés.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.